Son histoire commence au Ve siècle. Elle est bâtie sur les vestiges d’un temple romain dodécagonal dédié à Apollon, et surmonté d’une coupole. Ce sont les empereurs romains qui confient ce temple aux chrétiens. La basilique Notre-Dame de la Daurade est donc l’héritière d’un temple païen et d’un monastère bénédictin. Devenue une église dédiée à la vierge, elle fut couverte d’une décoration composée de petits morceaux de mosaïques sur fond de feuille d’or qui fut à l’origine de son nom : “Deaurata” qui veut dire couverte d’or. L’édifice actuel date du XVIIIe. Basilique à nef unique flanquée de chapelles, elle abrite une étonnante Vierge Noire. La statue fut brûlée à la faveur de la Révolution, en 1799, sur la place du Capitole. En 1807, une nouvelle statue fut sculptée d’après les souvenirs que l’on avait de l’ancienne vierge brûlée.
L’une des plus anciennes églises de Toulouse, Notre-Dame de la Daurade apparaît dans la documentation dès le Ve siècle. Célèbre pour son plan dodécagonal (douze angles) surmonté d’une vaste coupole au riche décor de mosaïque qui lui a donné son nom (deaurata : dorée). Elle devient un monastère bénédictin au IXe siècle et est agrandie par l’adjonction d’une nef au XIe siècle puis, alors qu’elle est passée sous la dépendance de Moissac en 1077, d’un cloître. En 1703, la coupole, qui menace ruine, est détruite, et remplacée par un nouveau dôme en 1760. Celui-ci pesant trop sur les murs, la nef doit être détruite en 1760 et une reconstruction ambitieuse est lancée en 1764. Laissée inachevée en raison de l’aménagement en contrebas des quais de la Garonne, elle s’inspire du plan de Saint-Pierre de Rome. Interrompus par la Révolution, les travaux ne s’achevèrent qu’en 1883. Amateurs d’architecture grandiose, cette église est faite pour vous !
