Lieu public gratuit, les thermes était un centre important de la vie de la cité romaine. Tous les après-midi les femmes puis les hommes venaient aux thermes pour discuter, régler des affaires mais également pour un rituel précis : la sudation à sec, le bain chaud ou la peau est raclée au strigile, la salle tiède, la piscine froide et un massage vigoureux. Les thermes de Constantin datent du IVéme siècle après JC, ils sont parmis les mieux conservés de France. Ils constituent une partie d’un vaste ensemble architecturale construit en bordure du Rhône. A l’époque la ville servait de résidence impériale pour l’empereur Constantin. Après la chute de l’empire romain, les thermes gardent leurs fonctions un temps avant d’être occupés par des habitations. Au XVIéme siècle des érudits identifient les ruines à un palais impérial romain : le palais de la Trouille, la Trouille, Trulus en latin, désigne un édifice voûté. Les fouilles du XIXéme siècle attestent la fonction du lieu mais il n’est pas exclut que ces thermes faisaient partie d’un palais impérial. L’entrée du public se fait rue Dominique-Maïsto que vous atteindrez par les quais.
A Arles, ces thermes de Constantin du IVème siècle sont les seuls à avoir conservé une partie de leurs murs et un peu de leurs voûtes. Encore, qu’on ne voit qu’un tiers de l’édifice, qui était beaucoup plus vaste car il faisait 98m sur 45m. Nous vous conseillons d’y entrer pour découvrir le tépidarium -ou salle tiède- et le caldarium qui était la salle chaude où vous verrez un bon exemple d’hypocauste: c’est le chauffage romain par circulation d’air chaud sous le sol. Le sol est alors surélevé et supporté par de petits piliers de brique entre lesquels circule l’air chaud. Bref, un système très sophistiqué qui montre au moins 2 choses : la maîtrise de ces techniques par les ingénieurs romains et le raffinement de la vie à l’époque.
