Var

Ollioules

La ville de l’huile d’olive si l’on s’en fie à l’étymologie (Oliolis, puis Olearium sous l’empire romain avant de prendre sa forme actuelle au fil des siècles). Les armoiries de la ville sont d’ailleurs un olivier. La petite ville affirme donc naturellement son caractère provençal autour de la culture des olives mais également de la vigne, autre pilier de l’agriculture méditerranéenne. Située à l’entrée des gorges qui portent son nom, Ollioules était située sur la route de Toulon à Marseille. La ville a surtout profité des eaux de la Reppe pour développer son économie. Ressource rare, l’eau servait évidemment aux cultures et à la production d’énergie comme en témoigne le Canal des Moulins. L’arrivée du chemin de fer au XIXème[…]

La Seyne-sur-Mer

Si autrefois la Seyne appartenait à Six-Fours et n’était qu’un petit hameau, cela a aujourd’hui bien changé. La ville est très peuplée et est devenue une grande banlieue de la métropole toulonnaise. Si la pêche lui a permis d’acquérir une certaine autonomie par rapport à Six-Fours, sa situation dans la rade de Toulon l’a ensuite menée vers des fonctions toutes autres. Abstraction faite des grandes tours et autres barres des quartiers résidentiels bétonnés depuis les années 1950, le paysage offert par la Seyne n’est pas des plus séduisants : les bateaux militaires et leurs nuances de gris et vert de gris. Le patrimoine ici relève donc essentiellement de l’histoire militaire : d’abord la batterie du Peyras construit en 1879 qui

Saint-Maximin-la-Sainte-Beaume

La petite et paisible ville gallo-romaine de Villa-latta est devenue un centre religieux important au XIIIème siècle à la découverte des tombeaux de Saint-Maximin, qui a donc donné son nom à la ville, et de Marie-Madeleine qui a passé les dernières années de sa vie dans une grotte du massif de la Sainte-Baume (c’est d’ailleurs elle qui donne son nom au massif, puisque Baume en provençal signifie grotte). Dans la première moitié du XIIème siècle, la Provence passant aux mains des Comtes de Barcelone, Saint-Maximin devient cité royale sous Raimond Bérenger 1er. Un peu plus d’un siècle plus tard, Charles II d’Anjou redécouvre les reliques de Marie-Madeleine mise à l’abri des Sarrasins. C’est le début d’une période dorée teinte de

Basilique de Saint-Maximin

Au cœur de la ville, la basilique est considérée comme le plus bel édifice gothique de Provence. C’est en tout cas le plus imposant du sud-est de la France. C’est sûr ce site que Marie-Madeleine aurait été enterrée à la fin du 1er siècle avant les invasions sarrasines qui ont fait oublier les précieuses reliques. A la fin du XIIIème siècle, Charles II d’Anjou fait mettre à jour le tombeau dans la crypte et demande à Maître Pierre de dessiner la future basilique. Les travaux durent plusieurs siècles et sont interrompus au début du XVIème. L’édifice reste donc inachevé, privé de portail et de clocher. La basilique reste néanmoins imposante : longue de 73 mètres, large de 37 mètres et

Ville de Brignoles

Carrefour du centre-var, Brignoles est la capitale de la Provence Verte. Elle était autrefois la Cité des Comtes de Provence, ou plus précisément l’une cité où les comtes de Provence possédaient des terres. C’est ici que les comtesses venaient accoucher (« Brignoles, nourrice et demeure de la couronne »). C’est d’ailleurs ici qu’est né Saint-Louis d’Anjou futur évêque de Toulouse dont le précepteur ne fut autre que le futur pape Jean XXII. Jusqu’au XVIème siècle, Brignoles profitera ainsi de la bienveillance des Comtes de Provence. En 1536, la ville subit les pillages des troupes de Charles Quint. Brignoles devient pendant quelques temps Nicopolis, la ville de la victoire. Un an après François 1er rend à la ville son nom et

Abbaye de la Celle

Au cœur d’un petit village aujourd’hui happé par l’agglomération brignolaise, la Celle était le couvent des filles des grandes familles provençales. Fondée par les moines de l’abbaye Saint-Victor de Marseille au XIème sièce, La Celle accueillit cinq siècles durant une communauté bénédictine essentiellement fournie par la noblesse provençale qui y cloîtrait ses filles. Parmi elles, Garsende de Sabran, Comtesse de Provence au XIIème siècle fût certainement la plus illustre pensionnaire des lieux. Promiscuité, frivolité, envie de profiter du bon air de Provence… les moniales de La Celle se chargèrent d’une réputation de bonnes vivantes, de moins en moins accaparées par la prière et de plus en plus sujettes aux pratiques libertines. AU XVIIème siècle, le cardinal Mazarin fit fermer le

Carcès

Au cœur d’une Provence verte, calme et reculée, le vieux village de Carcès se dévoile en d’étroites ruelles. Rien de surprenant pour un village provençal. Ce qui l’est plus ce sont les façades de tuiles vernissées typiques de cette partie du Var. L’étymologie (même racine que carcéral) laisse supposer que les romains avaient ici établi une prison, sur cet éperon rocheux qui domine la confluence du Carami et de l’Argens. Les ruines du château que l’on peut aujourd’hui observer appartiennent à une construction remontant au XIIIème siècle, mais un premier fort aurait déjà existé autour de l’an mil. Au cours des guerres de religion, Carcès menant les troupes catholiques, subit la lourde répression d’une Provence traumatisée et vengeresse. Le village

Château d’Entrecasteaux

Dressé sur un éperon rocheux, le château d’Entrecasteaux est la plus ancienne forteresse varoise. Bâtie au XIème siècle, elle a bien sûr subit quelques modifications pour présenter sa forme actuelle. Remanié aux XVème, XVIème et XVIIème siècle dans un style beaucoup moins défensif, le château conserve tout de même les contreforts, la salle de garde, les oubliettes et la salle d’arme d’origine. Les proportions actuelles sont dans la plus pure tradition du classicisme où l’harmonie des lignes droites est de règle. Dans la même veine, les aménagements intérieurs accordent une grande importance à la lumière, les fenêtres laissant le soleil pénétrer de toute part dans la demeure. Au sud, le château domine un jardin inspiré des croquis de Le Nôtre

Le Massif des Maures

S’étirant sur 60 kilomètres de long pour une largeur moyenne d’environ 30 kilomètres, le Massif des Maures s’étend de Hyères à Fréjus en dominant la côte méditerranéenne à cheval entre Provence et côte d’Azur. Il est un résidu de l’ancien continent qui autrefois regroupait les Pyrénées, la Corse et la Sardaigne. Il tire probablement son nom de la couleur sombre de son couvert forestier et de ses roches qui rappelle la couleur de la peau des populations sarrasines venues jadis occuper la région. Quelques noms témoignent en effet de l’occupation sarrasine aux VIIIème et IXème siècles (Almanarre, Ramatuelle…). Les îles de Port-Cros et de Porquerolles sont en quelque sorte des sommets résiduels du même massif. Néanmoins, aujourd’hui le massif est

Ville de Draguignan

Située dans une position centrale dans le var, Draguignan a longtemps été la préfecture du département (jusqu’en 1974). Située dans un vallon, la ville a une capacité de développement restreinte et son influence ne peut concurrencer Toulon où les administrations se concentrent de plus en plus. Relativement mal desservie par les transports (ni autoroute ni gare) la petite ville risque de perdre de son aura. Elle reste néanmoins une ville intermédiaire entre le littoral et le haut-var, ce qui lui vaut d’être parfois considérée (un peu par abus) comme la porte du Verdon. Si la situation géo-économique actuelle ne fait pas de Draguignan un centre majeur régional, son site a depuis été longtemps été prisé par les hommes qui y

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