San Francisco

Farina

Une enclave italienne au cœur de Mission. Le chef vient de Gènes, ce qui explique sa cuisine aux saveurs de Liguria. L’intérieur, contemporain, se pare de carrelages blancs, de meubles boisés et d’éviers en marbre, où est préparée la foccacia, du pain italien. Les cuistots réalisent les pâtes, le pain et les pâtisseries sous vos yeux. Le menu change au quotidien, mais vous êtes assuré d’y déguster des pâtes succulentes. Les lasagnes, superposées à du pesto au basilic, et la foccacia, croustillante, servie avec du fromage Stracchino, sont tout simplement une tuerie ! En dehors de ces deux spécialités, autres mets succulents : pappardelle au homard, poulpe braisé, t-bone pour deux personnes avec saucisses d’agneau épicé, oignons grillés et lentilles.

Aziza

Mourad Lahlou, chef de ce restaurant marocain, maîtrise si bien les recettes nord-africaines qu’Aziza est devenue une des tables cotées de la ville, couronnées d’une étoile au Michelin. Le bar en céramique, les murs aux tons safran et orange, les mosaïques et les banquettes azurées prodiguent un enchantement des sens ! Et ce n’est rien en comparaison de l’assiette, aux saveurs authentiques, mitonnées avec talent. Merguez faites maison, lapin rôti et purée de panais, couscous et madeleine aux noisettes font bigrement l’affaire. La cuisine de Lahlou se double de délicieux cocktails et d’un choix de flacons bien senti. Pour le reporter du San Francisco Chronicle, c’est de loin le meilleur spot marocain de SF !

Quince

Cette escale gastronomique est tenue par le chef étoilé Michael Tusk. L’ancienne adresse était située à un coin de rue de Marina District. Depuis, ils ont déménagé dans les Pacific Heights, pas très loin de North Beach. La salle a toujours autant de tenue, avec ses chandeliers stylés, son éclairage tamisé et ses tables élégamment disposées. Le chef est originaire du New Jersey, mais a bourlingué à travers l’Italie et la France, et a servi dans une haute étape gastronomique, Chez Panisse. La réputation de Quince vient de ces plats à base de produits fins, relookés dans des textures aériennes : pigeonneau fumé, assortie d’oignon de Tropea, figue et réglisse, flétan poêlé d’Alaska et sauce au homard, tagliata de canard

Khan Toke Thai House

Dans le quartier de Richmond, loin du centre, se trouve ce petit bijou thaïlandais. Rien que le décor suffit à enivrer les sens. Un bas-relief, une balustrade et des tables en bois, coupé à la main, plein de détails spectaculaires et un éclairage feutré aident au dépaysement. Les serveurs, distingués et élégants, vont et viennent en habits traditionnels, se penchant pour servir, puisqu’on est accroupis sous les tables en mangeant. Petit détail : il faut enlever ses chaussures dans l’entrée, ce qui ne manquera pas de rappeler au cinéphile Donnie Brasco. La cuisine est plus que correcte, surfant sur les saveurs traditionnelles : soupe Tom Yam garnie de poulet, citronnelle et cilantro, fruits de mer sautés à la sauce épicée,

Neptune’s Palace

Fisherman’s Wharf est la partie la plus populaire des quais à San Francisco. On y trouve une palanquée de bars, restaurants et boutiques. Surtout, la foule afflue pour y jouir d’un spectacle très spécial : les otaries affalées sur les pontons et grognant de façon extatique – le plaisir d’être au soleil, sans doute… Du reste, Neptune’s Palace et son annexe, le Sea Lion’s Café, surplombent cette partie des quais. Des fenêtres, on se délecte de la vue sur la baie, Alcatraz et le Golden Gate Bridge. Dans l’assiette, on se régale de nombreuses spécialités iodées : fruits de mer, soupe de clams, saumon grillé ou gâteau au crabe. A moins qu’on ne préfère se rabattre sur un Kobe Burger,

Empress of China

C’est l’unique restaurant asiatique situé en hauteur à San Francisco, perché au huitième étage d’un vieil immeuble de Chinatown. Au rez-de-chaussée, près de l’ascenseur, de nombreuses photos sont placardées aux murs, attestant le passage de nombreuses célébrités, dont Francis Ford Coppola. La majorité d’entre elles semblent dater des années 80, ce qui peut susciter quelques questions quant à la renommée actuelle du restaurant. En haut, accueilli par une serveuse en kimono, on découvre un surprenant décor, aux mille et un détails, inspiré de la dynastie Han, du 2e siècle avant Jésus Christ. Un écrin de luxe, donc, ajouré de fenêtres surplombant San Francisco. Cuisine délicieuse et raffinée (homard cantonais, porc à la sauce aigre-douce, bœuf de Sechuan et poulet au

Butterfly

A vingt mètres du quai où on embarque pour aller voir Alcatraz, ce restaurant surplombe les flots, construit à hauteur de dock. La décoration est quelque peu criarde mais les banquettes confortables, séparées de l’eau et des quais par des baies. Le service, jeune et stylé, s’accorde avec la musique sortant à fort volume des enceintes. Classé comme l’un des six chefs les plus prometteurs de la ville par le San Francisco Chronicle, Robert Lam laisse ici libre cours à son goût pour la cuisine métissée, californienne et asiatique. Coquillages et crustacés, saumon, poisson entier, Kobe burger et pudding à la banane en dessert sont des préparations honnêtes, doublées par une sélection de vins pertinente (en majorité des crus californiens,

The Hyde-Out

Ce bar à l’ancienne, sur les hauteurs de Nob Hill, est le spot idéal où descendre une Rolling Rock en fin d’après-midi, quand, fatigué de marcher, après avoir admiré le spectaculaire panorama de la baie, vous choisissez de vous détendre un moment avant de regagner l’hôtel. Surtout que de touristes, il n’en est pratiquement point ici. Au rez-de-chaussée, les habitués s’accoudent au comptoir, pour regarder le match ou refaire le monde, en descendant une mousse ou une vodka tonic. Mais le meilleur se trouve au premier. À la bonne heure, il n’y a personne dans la vieille salle aux tons passés, garnie de tables en bois. Vous prenez une chaise, et, en toute intimité, alors que les rayons du soleil

Sears Fine Food

Une table de choix près d’Union Square. L’enseigne existe depuis 1938 ! A sa place actuelle depuis 45 ans, Sears Fine Food exhale toujours cet air de vieux café d’antan, avec son carrelage et ses tables espacées. Depuis toujours, sa réputation touche à ses dix petits pains suédois, servis avec du sirop d’érable en breakfast. Mais assis dans la salle à l’éclairage tamisé et admirant les photos aux murs, on peut apprécier autrement le tour de main du chef en dégustant bœuf bourguignon, saumon poêlé, côtelettes d’agneau grillé, saucisses merguez et, star indétrônable de tout menu qui se respecte à San Francisco, Kobe burger. A noter que le fameux petit-déjeuner, attirant moult habitués dans cette institution, est servi jusqu’à 15h

Grand Cafe

Ce café centenaire se situe à quelques blocs d’Union Square. En gros, le Français ayant le mal du pays a deux solutions : regarder TV5 Monde à l’hôtel ou s’installer ici. Cette splendeur n’a pas à rougir en comparaison des brasseries parisiennes. Opulente, l’ancienne ballroom de 1900 conserve ses peintures somptueuses, ses colonnes majestueuses et ses mosaïques usées par le temps. Des sculptures en bronze et des détails Art Déco soulignent le tout, un espace seigneurial où, tout à son aise contre une banquette, on déguste plats français et californiens : coq au vin, cassoulet, bœuf bourguignon, steak frites et Kobe burger. En dessert, la terrine de chocolat, consistante, est franchement une tuerie ! Liste appréciable de cocktails au bar.

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