San Francisco

Epic Roasthouse

Cet étonnant steakhouse a été décoré par Pat Kuleto, également designer de la brasserie étoilée Boulevard. Comme dans cette dernière, on jouit ici d’un point de vue imprenable sur la baie, de derrière les fenêtres. Aux beaux jours, la terrasse en teck est un petit paradis. A l’intérieur, la cheminée imposante, ainsi que le four et le grill derrière lesquels s’affairent les cuisiniers, rôtissant les viandes, constitue une part du spectacle. Les tuyaux, les banquettes surmontées d’une roue et les poutres dignes d’une maison témoin ne laissent pas d’étonner. La cuisine surfe sur les classiques du genre, avec un large choix de salades, de steaks et quelques dérivés finauds, comme le New York Strip, aromatisé de poivre noir, de coriandre[…]

Rotunda

Située dans le centre commercial Neiman Marcus, cette table se signale par sa superbe rotonde, surplombant quatre étages : un dôme de verre teinté d’or et de crème et embelli de sculptures de Poseïdon, pour une saisissante représentation nautique. Elle date de 1908. Le restaurant, en revanche, est plus récent, ouvert au déjeuner à l’attention des femmes, en virée avant une séance de shopping ou la reprise du travail. Les produits, de saison, sont mis en valeur dans la bisque de homard, la salade du marché, le cake au risotto, la salade de fruits de mer et de saumon poêlé, le croque-madame et le burger Black Angus. Durant l’après-midi, on peut aussi choisir de s’attabler au bar, histoire de siroter

Henry’s Hunan

Cette enseigne recouvre cinq restaurants à San Francisco. Celui-ci se situe dans le sud de la ville, à Noe Valley. Pour gages de qualité, Henry’s Hunan s’appuie sur un service chaleureux, un décor stylé et des mets chinois de haute volée. La plupart sont franchement épicés, mais pas au point d’enflammer le palais. Salade d’aubergines, boulettes de poisson braisé, crevettes épicées et tofu, curry de bœuf, poulet à la sauce pékinoise et porc aux arômes doux-amers sont quelques-unes des préparations passant aisément la rampe. La chaîne existe depuis 1974 et s’est vue louée par de nombreux critiques, pour la qualité des ses produits et la superbe de ses plats. D’autant qu’on ne risque pas de s’y ruiner, la perspective de

Mamacita

Une référence en matière de tex-mex. Cette taqueria accueille dans une salle élégante, adornée de palmiers, d’un comptoir, de tables en bois laquées et de luminaires en forme d’étoile. La musique latine joue à plein volume, et l’éclairage bas est propice aux discussions animées, autour d’un superbe chili con carne au hummus, de « carnitas » garnies de porc, d’avocat et de sauce pimentée, d’une tortilla fourrée de poulet et de fromage mexicain ou d’un steak mariné au beurre Guajillo. Tandis qu’on se ressert une Cerveza ou une margharita, on contemple les photos encadrées aux murs et on se laisse mollement bercer par les flonflons d’un orchestre mariachi. Proprement typique, cette escale connaît un tel succès qu’une annexe, le gastropub

The Slanted Door

Table vietnamienne de choix, la « porte penchée » est localisée dans le Ferry Building, près des quais. De larges fenêtres embrassent le spectacle chatoyant de la baie. Sous la houlette du chef Charles Phan, la carte abonde en propositions alléchantes, comme les clams de Manille, aromatisées au basilic et au piment, ou la pièce de bœuf de Neman Ranch. Phan s’entend avec les meilleurs producteurs du coin pour rhabiller sa cuisine de saveurs californiennes. Autres suggestions alléchantes : le poulet cuit dans un pot en argile, avec sauce au caramel, gingembre et piment, les nouilles fines comme de la cellophane, agrémentées de crabe, et le gâteau au chocolat, avec sa glace cacahuète. Un bar, un lounge et un patio

Yank Sing

Trois générations de Chan ont défilé chez Yank Sing, fondé par Alice Chan en 1958. Derrière les grandes baies vitrées, dans le quartier financier, on s’y régale de dim-sums, comptant parmi les meilleurs de la ville. Le midi, c’est toujours plein comme un œuf, les ronds de cuir affluant ici comme des mouches sur de la confiture de groseille. Testez le dim-sum de grand-mère, au poulet, champignons, basilic, châtaigne d’eau et cilantro – un délice ! Ou alors ceux fourrés de poulet et de porc ou typiques de Shanghai. La carte est verbeuse comme un livre de Danielle Steel, suggérant plus de cent propositions, que des serveurs zélés amènent sur un chariot. Bref, une table chinoise dans le vent, citée

Tommaso’s

Cette institution italienne de North Beach a ouvert ses portes en 1935. Amusant, dans la salle garnie de banquettes en bois, l’immense fresque représentant la baie de Naples, chère aux premiers propriétaires, d’extraction napolitaine. La peinture en question a été réalisée par un des artistes de la Coit Tower, adornée de dessins fabuleux et au faite de laquelle on peut admirer un vaste panorama. En titres de noblesse, Tommaso’s peut se targuer d’avoir été élu une des dix meilleures pizzerias du pays par USA Today, d’avoir pour client Francis Ford Coppola et d’être considéré comme la première table à avoir servi des pizzas à San Francisco. Lesquelles, dans ce giron familial, aux recettes napolitaines jalousement gardées, sont cuites au feu

Flour + water

Cette pizzeria de Mission ne manque pas d’allure, grâce au décor de Sean Quigley, inspiré par la nature. Lampes en andouiller, bois de séquoia, clins d’œil à la vie aquatique et cuves d’avant la prohibition composent un intérieur seyant. On s’y sent tout de suite bien, d’autant que la brigade concocte des pizzas à tomber. Exemples : la margherita, avec tomates, basilic, fromage et huile d’olive, à quoi, si on le souhaite, on peut ajouter un œuf fermier, des anchois et de l’arugula. De même, les pâtes passent sans effort la rampe, telles les « aleppo garganelli » avec saucisse de porc, blette et raifort. Le menu comporte quelques mets ambitieux, comme le cochon de lait rôti, escorté de lentilles

Nopa

Encensée par les amateurs de produits bios, cette brasserie, au nord de Panhandle, se fait un point d’honneur à ne servir que des produits frais, issus des fermes et des eaux environnantes. L’énorme salle est située dans une ancienne banque des années 20 et comporte une mezzanine et un bar, où s’envoyer son repas installé au comptoir. L’ambiance est plus qu’animée, parfois bruyante, mais toujours conviviale. Les initiés se repassent l’adresse sous le manteau, et nombreux viennent chaque jour s’affranchir. En l’espèce, la soupe de lentilles, les pâtes, les hamburgers, les viandes cuites au feu de bois (poulet, côtelettes de porc) font bel effet. Cela assorti d’une liste de vins sérieuse, avec plus de 200 références.

Delfina

Cette trattoria a le vent en poupe dans le quartier de Mission. Grâce en est au chef Craig Stoll, qui mitonne des plats italiens aux saveurs californiennes. Comme toute trattoria qui se respecte, le menu change quotidiennement, la brigade s’assurant de concocter quelques-uns des meilleurs produits du jour. Calamars grillés, cod servi avec de la montecato crémeuse, de l’huile de noix et du fenouil, spaghettis avec tomates cerises, basilic, huile d’olive et peperoncini, espadon grillé, canard rôti et steak du Meyer Ranch sont quelques-uns des délices ornant la carte. En dessert, sublimes profiteroles et semifreddo à la noix de coco, sauce à l’ananas. Beau choix de vins californiens. Adjacente au restaurant, la pizzeria Delfina connaît une petite sœur, dans Pacific

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