San Francisco

Absinthe

Ce beau bistrot est réputé pour sa pléiade de cocktails, dont certains à l’absinthe, hé oui, et le talent de la chef Jamie Lauren. Elle est une « locavore », ne cuisinant que des produits frais et locaux. Impeccables, ses préparations ont pour nom salade frisée avec poireaux et œuf de canard frit, soupe pomme-panais, escalope de poisson poêlé avec fenouil rôti et crème de basilic, gratin d’huîtres et panacotta à la noix de coco. Hmmm, à l’instar de la liste encyclopédique de vins et de cocktails au bar. Du reste, si vous vous y rendez, ne manquez pas d’y déguster une assiette de fromages ou tentez le Sazerac, à l’absinthe. Nul doute que Verlaine et Rimbaud eussent apprécié.

Incanto

Sur les hauteurs de Noe Vallley, Incanto joue la carte du rustique et du charme. La salle ressemble à une crypte médiévale, revêtue de pierre et décorée de parchemins du XVIe siècle. Une autre salle chante la mémoire de Dante Alighieri. Autre fait d’importance : Incanto met un point d’orgue au respect de l’environnement. Les produits sont du jour et locaux, des herbes poussent sur le toit avant qu’elles ne viennent parfumer les assiettes et toutes les parties de l’animal sont utilisées. D’où la fréquence des abats sur la carte, en plus des pâtes succulentes, de jambon ou d’un bon canard rôti, escorté de patates. Des préparations délicieuses et simples, à la gloire de la Botte. Eau maison, filtrée sur

Universal Cafe

Ce café est tenu par une amoureuse des produits bio, la chef Leslie Carr Avalos. À l’intérieur, le comptoir en marbre et les lignes au chic industriel en jettent. Aucun doute, on a affaire à une belle brasserie californienne. La carte varie en fonction des produits du marché et des saisons. Ce qui donne un beau poisson du jour, des laitues de Berkeley avec de l’aneth, du cheddar, des radis et concombres, des linguine avec des morceaux de bœuf aromatisés au vin rouge, des joues d’halibut poêlées avec une purée au céleri truffée et des crevettes blanches de Louisiane grillées au charbon de bois… Le week-end, un brunch fait se pâmer les aficionados en force. Au choix, jus bio, saucisses,

Mission San Francisca de Asis

Plus connue sous le nom de Mission Dolores, cette église a pour typicité d’être le plus vieux bâtiment de San Francisco. Elle a été construite en 1776, et déplacée 200 mètres plus loin, en 1791, date de sa reconstruction. Faite en adobe, elle a été édifiée par la Mission da Anza, chargée de convertir au catholicisme les Indiens. Sur sa gauche, se trouve un cimetière émouvant, envahi par la végétation et les tombes vermoulues. Y sont enterrées 5000 personnes, notamment des Indiens et les « pionniers » de la conquête de l’Ouest. En 1876, lui est adjoint un second bâtiment, situé à sa droite et finalement détruit par le séisme de 1906. Lui supplée depuis lors la Basilica Parish, promulguée

North Beach

De nombreuses personnalités ont vécu ou vivent toujours dans ce quartier mythique. Jack Kerouac avait ses habitudes dans la célèbre librairie City Lights Booksellers & Publishers, laquelle existe toujours. Le cinéaste Francis Ford Coppola a implanté sa boîte de production dans le Sentinel Building, immeuble vert et baroque, au premier étage duquel se trouve le Zoetrope Café. Enfin, Joe di Maggio, joueur de base-ball et énième mari de Marilyn Monroe, y a vécu une grande partie de sa vie. De fait, nombreux sont les Italo-Américains à s’être implantés ici, d’où la multitude de cafés et de tables aux couleurs vert blanc rouge (entre autres, le Café Trieste et Tommaso’s). À l’origine, le terrain n’était des dunes sablonnées par le vent.

Panhandle

Panhandle est l’extension en « queue de poêle » du Golden Gate Park. Large d’un bloc, il s’étend sur trois quarts de mile. À l’origine, tout n’était là que désert, des dunes fourragées par le vent et semées d’une maigre végétation. Vers 1870, le botaniste William Hammond Hall y plante des eucalyptus et des pins, encore debout à l’heure actuelle. Par la suite, des espèces rares comme l’if japonais, le noyer noir et l’acacia y font leur apparition. In fine, un siècle d’irrigation a transmué cette étendue sauvage en un parc verdoyant. Durant l’ère “hippie”, des sit-ins, des concerts et des lectures de poètes y sont organisés. Les hippies, vivant en masse dans Haight Ashbury, proche du parc, eurent ainsi

Bay Bridge

San Francisco compte deux ponts emblématiques : le Golden Gate Bridge, un des symboles de l’Amérique, avec sa couleur rouge caractéristique, à l’ouest de la baie, et le Bay Bridge, à l’est. C’est du reste ce dernier qui fut ouvert en premier à la circulation, six mois avant l’autre, en 1936. Il relie Oakland à la capitale des beatniks, au moyen de deux ponts suspendus, sur la partie est, et d’un pont à poutres cantilever, sur la partie ouest. Au milieu, se trouve l’île de Yerba Buena, où le Bay Bridge se change en tunnel. En acier, sa passerelle totalise une longueur de 7200 mètres. On l’aperçoit dans plusieurs films notables comme le Lauréat, la Tour Infernale et Basic Instinct.

Lombard Street

San Francisco est une des villes les plus photogéniques au monde. Ses paysages, à l’instar de Venise et New York, ont été une source d’inspiration pour les plus grands artistes. Que ce soit dans Bullitt ou dans les livres du romancier Hammett, les routes de la ville ajoutent du piment à l’action. L’une des plus connues est une portion de Lombard Street, entre Hyde Street et Leavenworth Street. Sur 400 mètres, où la circulation est limitée à 8 km/h, la route épouse les formes de huit virages excessivement serrés. Ondulée comme un serpent, elle fut réalisée en 1922, l’inclinaison de la pente passant ainsi de 27 à 16 %. On aperçoit ses courbes féminines et rondes de la Coït Tower

Sutro’s

Le meilleur point de vue pour observer les vagues s’écraser sur la plage. Complètement à l’ouest de la ville, le restaurant est niché dans la Cliff House, bâtiment historique datant de 1909. Tout autour, le parc national de Sutro, les rochers des phoques, l’entrée du Golden Gate Bridge et l’Océan Pacifique. Un formidable spectacle qu’on contemple tranquillement dans une salle aux allures de yacht-club, par-delà les fenêtres. Un bar et un lounge au cachet comparable complètent le tout, sous la conduite du chef George Morrone qui s’en va dénicher quelques-uns des meilleurs produits du coin. Sa cuisine, saisonnière, met à l’honneur huîtres, saumon, crabes, homard du Maine et poulet qu’il étoffe de saveurs californiennes. Desserts stylisés avec, pour chacun, la

Ana Mandara

Le patron de ce restaurant vietnamien n’est autre que Don Johnson, ce qui ne veut pas dire que les gens s’y déplacent pour lui, mais plutôt pour les superbes plats du chef Khai Duong, adepte des saveurs vietnamienne et française. L’intérieur évoque l’Indochine, avec la végétation, les fontaines, les meubles en rotin et les lanternes en soie. Un escalier flanqué d’une rampe en fer forgé donne sur la mezzanine, un lounge où siroter brandy, cognac, cocktails inventifs et bières asiatiques. Entre deux lampées de vin pétillant ou de Chau Tien Pale Ale, on déguste ravioli au homard à la sauce mangue coco, crevettes enveloppées dans du bacon, calamars frits, poulet au gingembre et bœuf poêlé. Un orchestre de jazz tape

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