Rome

La Pieta : l’œuvre de Michel Ange

Avant de quitter l’église, allons regarder l’une de ses œuvres majeures : la célèbre « Pieta » ou « Vierge au Christ mort » de Michel Ange. Elle se trouve dans une chapelle à gauche des portes d’entrée quand on est face à elles. Rejoignons-la. Cette magnifique statue fut sculptée par Michel Ange pour le Jubilé de 1500. L’artiste, d’origine florentine, était alors à Rome depuis peu : il était donc peu connu. Cette commande lui fut faite par le cardinal Riario à qui Michel Ange avait vendu une statue représentant Eros, le dieu antique de l’amour. L’artiste, pourtant auteur de la statue, l’avait faite passer pour une véritable œuvre antique. Lorsqu’il s’aperçut de la supercherie, le cardinal, loin d’être[…]

La statue en bronze de Saint Pierre

Revenons sur nos pas, en direction de l’entrée. Après être repassé de l’autre côté de l’autel papal, avançons un peu dans l’allée centrale, en direction des portes de façade, et nous verrons sur notre gauche une statue en bronze représentant un personnage barbu, assis sur un siège. Il s’agit de saint Pierre. On pensait autrefois, que cette statue remontait au 5ème siècle, on considère aujourd’hui qu’elle est postérieure au 12ème siècle. Celle que nous voyons ici est la copie d’une autre statue en marbre et beaucoup plus ancienne, conservée elle dans les grottes vaticanes. Cette statue fait l’objet d’une vénération toute particulière. En témoigne le pied droit du saint, usé par les baisers des fidèles depuis des siècles. Le 29

La cathedra petri : le siège de Saint-Pierre

Nous allons maintenant nous approcher du mur du fond de l’église, au-delà de l’autel papal. Là se trouve une autre œuvre majeure du Bernin, réalisée à la demande du pape Alexandre 7. C’est la « cathedra petri », le siège de saint Pierre. Approchons-nous. Surmontant un autel, un grand siège de bronze semble porté par des nuages dorés, à peine soutenus par les quatre saints qui l’entourent. Ces saints sont les quatre docteurs de l’Eglise, c’est-à-dire les quatre théologiens qui, dans l’Eglise primitive, ont donné un enseignement auquel s’attachera ensuite toute la tradition chrétienne : saint Augustin, et saint Ambroise, qui représentent l’Eglise d’Occident. Saint Athanase et Chrysostome qui représentent quant à eux l’Eglise d’Orient. Ce siège de bronze contient

Les œuvres du célèbre Bernin

La plus importante partie du décor de la basilique est due au célèbre Bernin, sous le pontificat du Pape Urbain 8 Barberini. C’est ce pape qui lui commanda ses œuvres les plus gigantesques. Nous aurons l’occasion de voir, à de nombreux endroits dans la basilique, comme d’ailleurs partout dans Rome, le blason de ce pape et de sa famille, constitué de trois abeilles. Le Bernin recouvrit l’autel papal de son gigantesque dais de bronze, ou baldaquin. Ces travaux débutèrent en 1633, alors que l’artiste n’avait pas 26 ans. Il conçut de très audacieuses colonnes torses, c’est-à-dire non rectilignes, mais montant en se tordant, un peu comme la tige d’une plante grimpante. Ce genre de colonne est très caractéristique de l’art

Les portes de la basilique

Avant d’entrer dans l’église elle-même, tournons-nous un instant vers la porte par laquelle nous venons de pénétrer. Nous voyons face à nous le revers du mur de façade. Au dessus de la porte centrale se trouvent les restes d’une mosaïque provenant de l’ancienne basilique, la basilique constantinienne. C’est la mosaïque dite «de la Navicella». Nous y voyons Jésus marchant sur les eaux en direction de ses disciples, rassemblés dans un bateau. Fortement remaniée au cours des temps, son origine remonte à la fin du 13ème siècle, elle est sans doute conçue sur un dessin du célèbre Giotto. Elle fut replacée à cet endroit en 1675. Tournons-nous maintenant vers les cinq portes d’accès à l’édifice. La porte centrale possède des battants

L’entrée de l’église

Nous allons maintenant gagner l’église et, pour ce faire, nous vous invitons à rejoindre la colonnade qui borde la place sur la droite quand nous sommes face à la basilique. Il s’agit en réalité de quadruples colonnades, formant trois voies parallèles. La voie centrale, plus large, est conçue pour laisser passage aux carrosses et voitures. Arrivé sous la colonnade, suivons ce chemin en direction de l’église, puis montons les escaliers d’accès à la façade et franchissons l’une des portes. Nous nous trouvons alors dans le portique, sorte d’espace intermédiaire entre la place et l’intérieur de l’église. Une nouvelle série de cinq portes se présente devant nous, donnant accès à la basilique. Vous aurez sûrement croisé, en arrivant l’un de ces

La description de la basilique St Pierre

Rendons-nous maintenant au centre de la place, au pied du grand obélisque. Observons la façade de l’église, elle est bien postérieure à l’église elle-même. Elle fut réalisée au début du 17ème siècle. Elle est donc très marquée par le décor à l’antique, caractéristique de cette période. Elle présente trois étages. Les deux premiers sont englobés dans ce qu’on appelle un «ordre colossal». Terme qui désigne des colonnes qui s’élèvent sur plusieurs étages à la fois. Ici : 2 étages. Au premier étage, la grande fenêtre centrale, au dessous du fronton triangulaire, est la fenêtre des bénédictions pontificales. Au dessus de ces deux premiers étages court une grande bande horizontale, l’architrave, sur laquelle nous pouvons lire l’inscription de dédicace du pape

L’histoire de la construction de la basilique

Observons maintenant la basilique elle-même. Il ne reste, en surface du moins, rien de visible de la basilique constantinienne des origines. Elle fit l’objet de nombreuses restaurations, et son instabilité était de plus en plus forte. C’est pourquoi le pape Nicolas 5 décida de la démolir au 15ème siècle, sur les conseils du grand architecte Florentin Leon Battista Alberti. Il confia sa reconstruction à l’architecte florentin Bernardo Rossellino. Mais la mort du pape en 1445 annula le projet. Il faudra attendre 1506 pour que le Pape Jules 2, grand guerrier et grand mécène de la Renaissance, décide d’en poser la première pierre. Les plans du nouvel édifice furent confiés à un architecte déjà célèbre à l’époque : Donato Bramante. Celui-ci

L’ensemble de la place st pierre

Observons maintenant l’ensemble de la place. Son plan est celui d’une ellipse. Elle est entourée de portiques à colonnades, surmontés de statues. Au-delà des colonnades, du côté droit, s’élève une série de bâtiments qui dominent la place. Le premier de ces édifices, haut et large, est le palais apostolique. Les appartements du pape s’y trouvent, donnant directement sur la place Saint-Pierre. Juste derrière lui, un autre bâtiment, plus petit, et dont le mur présente une série de très grandes fenêtres vitrées. C’est le bâtiment bordant la célèbre « Cour Saint-Damase », lieu d’accès officiel lors des visites au pape. Cette cour n’est pas ouverte à la visite, mais certaines des pièces situées derrière les fenêtres vitrées sont accessibles depuis le

L’obélisque égyptien

Commençons maintenant notre visite. Nous sommes toujours à l’entrée de la place, regardant vers la basilique. Observons l’obélisque au centre de la place. Haut de plus de 25 mètres, il est en granit et pèse 360 tonnes. Il s’agit d’un authentique obélisque égyptien, bien que ne comportant, comme c’était pourtant l’usage, aucune inscription en hiéroglyphes. Et c’est sur ordre de l’empereur Caligula, qu’il fut transporté à Rome pour être installé ici, sur la spina, l’arête centrale, de son cirque. Mais sa place précise était initialement un peu plus loin, vers la basilique. C’est le pape Sixte Quint, grand pape urbaniste de la fin du 16ème siècle, qui ordonna son déplacement à cet endroit en 1586. Pour apporter cet obélisque, l’architecte

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