Rome

La fresque du pinturrichio

Rendons nous maintenant à la porte d’entrée principale, au bout du vaisseau. Nous sommes à l’entrée principale de l’église. Nous allons maintenant découvrir l’œuvre majeure de l’édifice, la fresque du Pinturicchio. Pour cela, il nous faut tourner le dos à la porte d’entrée. Nous voyons alors l’édifice face à nous, dans toute sa majesté. Passons dans la nef latérale à notre droite et observons le décor de la première chapelle, la plus proche de la porte d’entrée. C’est la chapelle « Bufalini », du nom de la famille qui en commanda la décoration. Elle fut décorée entre 1497 et 1500 par le Pinturicchio, artiste originaire de Pérouse. Il s’agit d’un des artistes majeurs de Rome. Mais, hélas pour lui, sa[…]

L’intérieur de l’église Santa Maria in Aracoeli

L’église abrite, parmi nombre d’œuvres d’art, une magnifique fresque médiévale du Pinturicchio, que nous allons admirer maintenant. Pour y accéder, il nous faut monter l’escalier qui se trouve face à nous. Allons-y et retrouvons-nous au milieu des marches, là où une colonne de pierre est surmontée d’une croix. Au sommet de cet escalier, un petit escalier continue de monter vers la gauche. Prenons-le. Il nous mènera à l’entrée latérale de l’église que nous allons franchir. Nous voici dans l’église. Plaçons-nous en son milieu. Sur notre gauche, le vaisseau de l’église, c’est-à-dire la vaste salle rectangulaire où se tiennent les fidèles. Tout au fond de ce vaisseau, l’entrée principale qui domine les grands escaliers que nous avons aperçu avant de monter

L’église Santa Maria in Aracoeli

Revenons maintenant sur nos pas pour nous arrêter devant la statue de la déesse Rome, au pied du palais des sénateurs. La statue de la déesse Rome est à notre droite. A notre gauche s’étend la place, et face à nous, se trouve un escalier. Le bâtiment au sommet est l’arrière de l’église Santa Maria in Aracoeli. L’église que nous voyons aujourd’hui remonte au 13ème siècle. Mais il s’agit cependant d’un lieu de culte fort ancien. A l’origine en effet, se trouvait sur son emplacement l’ « Arx », la citadelle primitive, ainsi qu’un temple dédié à Junon : le temple de Juno Moneta. « Moneta » signifie « qui donne l’alerte », appellation due à la proximité de la

La petite Via del Campidoglio et la via del Belvedere tarpeo

Traversons maintenant la place pour prendre la petite Via del Campidoglio, la ruelle qui passe sous une arche à droite du palais des sénateurs, l’actuelle mairie de la ville. Nous voici donc sur cette petite Via del Campidoglio d’où nous dominons le forum. Au fond, à droite, nous voyons la colline du Palatin. Aujourd’hui, nous sommes montés sur le Capitole en ligne droite par les escaliers. Mais dans l’Antiquité, l’accès de prestige se faisait depuis le forum, par la Via Sacra, qui arrivait en serpentant. C’est le chemin qu’empruntaient les cortèges de triomphe. En nous retournant, nous sommes alors dos au forum qui est en contrebas et nous voyons également d’ici la façade arrière du palais des sénateurs. Et cela

L’aménagement de la colline

Mais de tout ces temples, plus rien de visible sur la place elle-même. En effet, en 1536, une visite de l’empereur Charles Quint fut l’occasion de la réaménager dans son intégralité. Le pape Paul 3 s’est alors souvenu de l’importance symbolique de la colline dans la ville et pour impressionner son hôte et rival, il demanda à Michel Ange de repenser ce prestigieux espace. La tâche n’était certes pas facile, car à l’époque ne s’y trouvaient que quelques tours et bâtiments médiévaux éparpillés ici et là. Michel Ange reconstruisit donc les façades du palais des sénateurs, au fond de la place, et du palais des conservateurs, à droite. Deux bâtiments alors déjà présents. Symétriquement au palais des conservateurs, l’artiste, imagina

Les Religions à Rome

La religion se caractérisait avant tout par un ensemble d’actes et de devoirs à rendre aux dieux. Et en échange, on en attendait protection et prospérité. Les romains ne croyaient en leurs dieux que de manière très mitigée. Ils étaient de fait, affublés de défauts…très humains. Par ailleurs, leur religion n’était pas une religion du Salut et n’offrait aux hommes aucune promesse d’espérance après la mort. Ce manque favorisera très tôt le goût des romains pour les religions d’origine orientale, comme le culte d’Osiris, de Mithra, de Cybèle, ou même plus tard, le christianisme. Des cultes qui eux, offraient des promesses d’éternité. Parmi ces fois nouvelles, c’est le christianisme qui les marquera de la façon la plus importante et…la plus

La place du Capitole

Le premier des deux escaliers mène à l’église Santa Maria in Aracoeli, dont on aperçoit d’ici la sobre façade. Nous y reviendrons dans quelques instants. Montons d’abord le deuxième escalier qui nous amène au sommet du Capitole. Plutôt qu’un escalier, il s’agit en fait d’une rampe d’accès à larges marches qui permettait la montée des chevaux. Observons la balustrade de marbre, qui encadre le sommet de l’escalier. Elle est ponctuée de statues antiques. A ses extrémités, deux bornes milliaires provenant de la Via Appia Antica, la Voie appienne, la célèbre route romaine qui reliait la ville à Capoue et Brindisi, dans le Sud de l’Italie. Ces bornes renseignaient sur la distance en milles jusqu’au forum. Au sommet, l’escalier est encadré

La Piazza Aracoeli

Partons maintenant vers la droite, en restant sur le même trottoir, en direction de la Piazza d’Aracoeli, qui se trouve une centaine de mètres plus loin. Après avoir contourné la « machine à écrire », nous voyons à notre gauche deux grands escaliers qui montent vers la très célèbre colline du Capitole. Rejoignons-les. Aux pieds de ces escaliers, nous remarquons des restes de murs de briques. Ce sont les reliques de la seule insula encore existante à Rome. A l’époque impériale, la plupart des habitants de Rome s’entassaient dans ces immeubles plus ou moins insalubres. « Insula » signifie « île. » Ces immeubles sont en effet, des îlots d’appartements entassés. En rez-de-chaussée se trouvaient généralement des boutiques. Les deux

La place de Venise

Nous voici au pied de ce monument. Tournons-lui le dos. Devant nous s’étend la Place de Venise. Elle tient son nom du grand palais médiéval qui la borde sur notre gauche. C’est le palais de Venise. A la fin du Moyen Âge, il avait fonction de résidence papale. Mais à partir du 16e siècle, il abritera les ambassadeurs de la puissante république de Venise. Notons qu’il fut aussi le cabinet de travail de Mussolini. Et jusque 1943, le Duce fit de nombreuses harangues depuis son balcon central du premier étage. Aujourd’hui, c’est un musée qui rassemble, dans les anciens appartements pontificaux, des collections de tapisseries, d’armes, de sculptures, de tableaux et d’orfèvrerie. Les anciens appartements du pape Paul 2 et

La colline du Capitole : introduction

Et maintenant, parlons de cette visite qui commencera sur la Piazza di Venezia, la place de Venise. Cette place est le cœur de Rome. Dominant, voire écrasant la place, s’élève un immense édifice à colonnes de marbre blanc. Sorte de temple romain démesuré que précède la grande statue équestre du premier roi d’Italie, Vittorio Emmanuele. L’ensemble cache à la vue, le forum et le Capitole, qui se trouvent juste derrière. Notre promenade nous mènera en direction des rives du Tibre. Elle nous fera découvrir, entre autres, la colline du Capitole, l’une des plus célèbres collines de Rome, le théâtre de Marcellus, le plus ancien de la ville, les très beaux temples de l’ancien marché aux bœufs, et les restes du

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