Paris

La grande salle

Remontons maintenant au rez-de-chaussée pour admirer à nouveau le grand escalier. Maintenant, montons la volée de marches située dans l’axe de l’entrée de l’Opéra pour nous retrouver face à la porte aux 2 caryatides et montons la volée de marches située à droite. En haut des marches, tournons à gauche. Vous voyez alors une série de portes qui s’ouvrent dans un mur en arc de cercle. Une porte est ouverte. Passons-la pour pénétrer dans l’une des loges de l’Opéra. Regardons d’abord la salle dans son ensemble. D’ici nous avons une vue plongeante sur la salle de spectacle, le Saint des Saints de l’Opéra. Ici encore, les visiteurs se laissent imprégner par l’esprit des lieux. Une atmosphère feutrée, confortable, luxueuse est[…]

Le salon des abonnés

Descendons à présent les quelques marches qui se déploient des 2 côtés du grand escalier. Arrivés en bas des marches, faites demi-tour : vous voyez une niche qui est située sous l’escalier et dans cette niche, vous voyez une statue. Cette statue représente une femme à demi dénudée, assise sur un piédestal. Elle regarde sur le côté avec une expression inspirée comme quelqu’un qui entend des voix. Elle représente la pythonisse, prêtresse d’Apollon La pythonisse rendait les oracles du dieu dans le sanctuaire consacré à Apollon à Delphes en Grèce. Cela veut dire qu’elle révélait aux hommes ce que Apollon lui disait. Sa présence est logique dans ce temple dédié au dieu de la musique. Faisons à nouveau demi-tour. Et

Façade de style Napoleon 3

Cette façade, la plus belle réalisation du 2d empire, en est devenue le symbole. Elle présente toutes les caractéristiques du style Napoléon 3 : Voyez-vous cette débauche de sculptures, de dorures, d’ornements ? Oui ! et bien, la 1re caractéristique: c’est bien sûr la somptuosité. 2e caractéristique : L’éclectisme : Un style à la mode alors et qui consiste à mélanger des emprunts à plusieurs styles du passé. Ici, nous avons une influence de l’architecture du 18e siècle français avec une inspiration très nette de la place de la Concorde pour le rez-de-chaussée et le 1er étage. Et puis aussi, plaqués dessus, nous voyons des motifs décoratifs de la Renaissance italienne : ce sont les guirlandes de fruits et les

La façade de l’Opéra Garnier de Paris

Et maintenant, nous allons détailler la façade opulente du fameux Opéra Garnier, anciennement appelé Opéra de Paris, témoignage des fastes du Second Empire. Observons pour commencer le groupe sculpté situé au sommet du bâtiment et regardez au centre : vous voyez un jeune homme qui tient une lyre, instrument de musique à cordes. Il s’agit d’Apollon avec sa lyre. Apollon était dans la mythologie antique le dieu de la musique, sa présence est donc particulièrement appropriée ici. Et maintenant, observons le rez-de-chaussée : comptons les arcades, il y en a 7. Regardons les 5 du centre. Entre leur sommet, elles contiennent des profils de compositeurs dans des médaillons. Regardons maintenant les 2 arcades situées sur les côtés. Elles sont entourées

Historique de la construction de l’opéra

En 1860, il fut donc décidé la construction d’un nouvel Opéra. Un concours réunit 171 concurrents, et c’est un jeune architecte inconnu de 35 ans, Charles Garnier, grand amateur d’art lyrique qui fut chargé du projet. Les travaux commencèrent immédiatement… et les problèmes aussi ! En effet, on découvre la présence d’un ruisseau souterrain. En une année, l’architecte surmonte cette difficulté par d’énormes travaux de consolidation des sous-sols : la nappe d’eau qu’il fallait expulser avait 5 m de hauteur. Le 21 juillet 1862, la 1re pierre apparente est enfin posée. En 1870, la guerre puis la chute de l’empire marquent l’arrêt brutal de la construction qui ne sera finalement achevée que sous la 3e république en 1874 après 13

Les immeubles de la place de l’Opéra

Mais pour l’instant, regardons la place de l’Opéra, en tournant le dos au Palais Garnier. Voyez comme toutes les grandes avenues rayonnent vers l’Opéra qui constitue un point de perspective, pouvant être vu de loin. C’est là l’une des 1res caractéristiques des monuments publics du Second Empire : ils sont adaptés à l’environnement et l’environnement est créé pour les mettre en valeur. C’est le cas aussi, par exemple à Paris, de la Fontaine St Michel ou de l’église St Augustin. Regardons les immeubles de la place. Ils datent tous du Second Empire dont ils sont caractéristiques: voyez comme les façades sont plates, sobres. Ils ont tous 6 ou 7 étages égaux donc le 1er et le dernier ont des balcons.

Un petit point historique sur le Second Empire

Nous voici maintenant sur la place de l’Opéra. Si l’Opéra Garnier date du Second Empire, l’institution de l’Opéra de France date, elle, du 17e siècle et du règne de Louis 14. C’est en 1669 que le roi décide de fonder une académie chargée de jouer et chanter en public des pièces en musique appelées opéras. De très nombreuses salles se succédèrent dans Paris. La dernière fut construite en 1821, près de l’actuel hôtel Drouot. A la fin du 19e siècle, elle fut jugée trop vieille et en mauvais état, et il fut décidé de construire un nouvel Opéra. Ce fut le Second Empire qui s’en chargea. Le second Empire s’étend de 1848 à 1870. La France est alors dirigée par

Opéra Garnier de Paris : introduction

Et sinon, qu’allons-nous découvrir avec cette visite ? Et bien l’Opéra Garnier, anciennement appelé l’Opéra de Paris, cache de multiples trésors avec ses décors prestigieux dont le plafond peint par Chagall, son mode de fonctionnement aussi. Mais l’opéra Garnier est plus que cela : construit au second empire, il est aussi le reflet de cette époque, avec sa révolution industrielle, sa bourgeoisie émergente. Notre rendez-vous se trouve sur la place de l’Opéra, juste devant l’Opéra.

La rue Beautreillis

Allez ensuite jusqu’au bout de la rue des Lions. À gauche s’ouvre la rue Beautreillis, emplacement présumé des vignes de l’hôtel Saint-Paul. Les vignes étaient portées par des treillis, d’où le nom de la rue. Empruntez là sur quelques mètres avant de vous engager à gauche dans la rue Charles 5. De nouveau, de belles façades de style classique vous y attendent. Mais ne vous y trompez pas. Le crime et le meurtre ont parfois élu domicile derrière ces murs en apparence si respectables. Ainsi, au numéro 12, c’est l’une des plus illustres empoisonneuses de tous les temps qui s’y livra à ses coupables activités. Fille d’un notable parisien, la jeune Marie-Madeleine de Dreux-d’Aubray épousa en 1651 le marquis de

La rue des Lions

Revenons maintenant dans la rue de l’Ave Maria sur la gauche et rejoignons rapidement la rue Saint-Paul De là, tournez dans la première rue à droite, la rue des Lions St Paul. Son nom rappelle soit la ménagerie royale, soit les lions peints en 1364 sur la porte principale de l’hôtel Saint-Paul. De chaque côté, des immeubles essentiellement de la première moitié du 17e siècle, témoignent de cette période faste où l’aristocratie avait élu résidence dans le Marais. Avancez dans cette rue en ne manquant pas d’admirer au passage les façades harmonieuses rehaussées parfois de motifs sculptés et essayez, dans la mesure du possible, de pénétrer dans les cours si elles sont ouvertes. Tentez notamment votre chance au numéro 11

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