Proche et Moyen-Orient

Eglise et Monastère Saint-Serge

C’est à Ma’Aloula que se situent l’église et le monastère Saint-Serge, dans cette ville connue pour être le dernier lieu au monde où l’araméen, la langue du Christ, est encore parlé. Saint Serge était un officier de l’armée romaine qui fut exécuté en 297 pour ses croyances et il mourut en martyr. Les bâtiments qui se dressent ici ont donc été élevés en son honneur au IVème siècle à la place d’un petit temple dédié à Apollon. Les parties les plus anciennes sont en bois tandis que ce qui a été reconstruit l’a été avec de belles pierres blanches. L’intérieur est superbe, notamment l’iconostase avec son Christ en majesté et sa Vierge à l’enfant. On note aussi une Cène mais[…]

Le monastère Notre-Dame-de-Seydnaya

Seydnaya est une ville située non loin de Damas, à environ 25 kilomètres de la capitale pour être exact. La curiosité du coin, c’est son monastère, Notre-Dame de Seydnaya, construit en 530 après Jésus-Christ par l’empereur Justinien à qui la Vierge était apparue. D’ailleurs, si vous levez la tête et déposez votre regard sur le haut de la porte, vous y verrez une fresque relatant toute l’histoire de cette apparition : une partie de chasse, une gazelle pris pour cible, la transformation de l’animal en femme, les paroles de celle-ci : ”Tu ne me tueras point, mais construira une église ici !” Ici se trouve une pierre que les croyants disent miraculeuse puisque dessus, on peut y distinguer une forme

Région de Palmyre

Palmyre, que l’on appelle aussi parfois de son ancien nom Tadmor, est en quelque sorte une oasis en plein désert. Imaginez que le paysage tout à coup s’élève un peu, que se dresse là un château arabe datant du XIIème siècle et qu’à ses pieds, s’étalent les vestiges de la cité de Zénobie, reine de Palmyre. La ville regorge d’édifices contant l’histoire complexe qui s’est déroulée ici à tel point qu’elle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ne cherchez pas à la parcourir en détails, l’enceinte qui l’entoure s’étale sur plus de vingt kilomètres alors autant vous dire qu’il faut du temps pour percer à jour les moindres secrets de la grande Palmyre ! Ce qui est bien, c’est

Doura-Europos

Doura-Europos est la ville héllénistique la plus importante du pays bien qu’elle ne soit plus aujourd’hui qu’un vaste champ de ruines enserré par une ceinture de remparts qui peut atteindre jusqu’à neuf mètres de haut. Elle fut édifiée au IVème siècle avant Jésus-Christ par un lieutenant d’Alexandre. Le site à visiter est immense mais son intérêt lui est limité. La grande arche encore debout et percée dans la muraille, c’est la porte de Palmyre, qui était l’entrée principale de la ville. Puis une artère principale part de là et sépare la ville en deux. Avec un peu d’imagination, peut-être pourrez-vous découvrir les bains, une synagogue, une chapelle, un amphithéâtre… Bon ok, pour les néophytes, la visite reste tout de même

Le monastère Saint-Siméon

Le monastère de Saint-Siméon se dresse sur une colline à une quarantain de kilomètres environ d’Alep. Savez-vous avant toute chose qui était Siméon ? C’était un berger né en 390 qui fut très tôt attiré par la vie monastique. Mais l’homme préfère pratiquer au grand air plutôt qu’enfermé et il se fait construire une colonne de dix huit mètres de haut sur lequel il ne peut être que debout ou sur les genoux. Il restera ainsi quarante ans durant, les gens venant régulièrement faire appel à sa sagesse. A sa mort, on lui dressa une basilique. A l’intérieur de cette église aux belles proportions, on peut toujours voir la colonne de Saint-Siméon, d’environ deux mètres de large mais soyez prévénus,

Le musée d’Idlib

Le musée d’Idlib, situé à quelques kilomètres d’Alep, regroupe l’essentiel des objets déterrés lors des fouilles d’Ebla. Le rez-de-chaussée n’est pas terrible avec son enchaînement de collection d’art islamique suivi de grandes mosaïques en provenance directe des villes mortes. Mais rassurez-vous, l’étage est bien plus intéressant ! En effet, les objets retrouvés à Ebla sont plutôt bien mis en valeur et surtout, de riches explications viennent faire vivre toutes ces vieilleries bourrées d’histoire. La reconstitution de la salle d’archives, entièrement à taille réelle, est tout simplement stupéfiante ! Certaines tablettes exposées sont vieilles de plus de 2000 ans avant Jésus-Christ ! Pour comprendre Ebla, c’est donc ici qu’il faut venir. Dommage d’ailleurs, que le musée soit si excentré du site…

La plus ancienne basilique de Syrie

A soixante kilomètres à l’ouest d’Alep se situe Qalb-Loze, un village druze très mignon, dommage qu’il soit si mal indiqué ! Mais il est bien de s’enquiquiner un peu pour le trouver car c’est ici que se dresse celle que l’on appelle à juste titre ‘La plus ancienne basilique de Syrie’, datant du Vème siècle mais dans un état de conservation stupéfiant. C’est sa taille et son ampleur qui ont valu ce titre à cette construction. Ici, tout est élégance, des ciselures qui encadrent chaque porte aux volutes des fenêtres en passant par les chapiteaux sculptés des colonnes. L’intérieur est tout aussi bien travaillé alors si la basilique est fermée à votre arrivée, n’hésitez pas à trouver celui qui en

Al-Bara

Non loin de Sergilla se situe Al-Bara, une autre de ces villes mortes de Syrie mais celle-ci est disséminée en pleine nature. C’est au IVème siècle que Al-Bara se développa avant de connaître un véritable apogée au Vème et VIème siècles. Et le commerce devait être sacrément fructueux car celle considérée comme la plus vaste cité morte de ce plateau calcaire possède des constructions luxueuses et notamment des tombeaux richement ornés. La plupart des monuments sont situés aux abords de la route mais ici, ce qui est agréable, c’est de sortir des sentiers battus et de se perdre dans la végétation de ce paysage calcaire pour dénicher des monuments moins fréquentés. Et la balade peut prendre des heures tant Al-Bara

Ebla

Ebla est une visite à ne pas négliger en Syrie pour les férus d’histoire car elle est considérée comme la troisième merveille préclassique du pays, Mari et Ugarit lui ayant volé les deux premières marches du podium. Les archéologues considèrent que c’est ici, à Ebla, que se trouvent les preuves du prestige de la civilisation syrienne. Pour autant, étant donné que peu de vestiges ont été mis au jour parmi les soixante hectares sur lesquels s’étend Ebla, ne vous attendez pas à voir des choses exceptionnelles. La ville fut à sa grande époque, une importante cité commerçante exportatrice de bois et de métal. C’est également à Ebla que l’on retrouva dans le palais royal des tablettes gravées d’écriture cunéiforme et

Sergilla

Sergilla fait partie de ce que l’on appelle les villes mortes de Syrie, lesquelles se situent dans un rayon de quatre vingt kilomètres autour d’Alep et sont donc d’anciennes cités romaines, byzantines ou arabes. Autrefois, ces villes étaient riches pour la plupart mais elles n’auront pas survécu aux caprices du temps qui se sont traduit par des tremblements de terre, des épidémies, des invasions ou même des sécheresses. Sergilla est parmi les plus intéressantes car elle renferme pas mal de vestiges et est située dans un formidable paysage lunaire. Jetez un oeil à la nécropole, pénétrez dans le très beau bâtiment qui servait pour les termes, encanaillez-vous à l’andron, cette demeure où se réunissait les hommes, un genre de bar

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