Londres

Le jardin de la Tour

Et maintenant, continuons notre promenade en passant entre le donjon et la façade de la maison des joyaux de la reine. Nous nous dirigeons ainsi vers la chapelle de Saint-Pierre ad vincula, c’est-à-dire Saint-Pierre au lien. C’est l’édifice isolé percé de nombreuses fenêtres que nous apercevons dans le prolongement du bâtiment des joyaux. Arrêtons-nous à l’angle de la pelouse. Toute cette partie, constituée de jardins et pelouses, est appelée le jardin de la Tour. Légèrement surélevé par rapport à la cour intérieure, cet espace comprend plusieurs édifices dont l’histoire nous intéresse. Le premier d’entre eux est celui à notre droite. Cet édifice isolé, plus bas que celui que nous venons de dépasser est la chapelle du château qui se trouvait[…]

La tour St Martin

Et maintenant, sortons du bâtiment. En sortant de l’édifice, nous nous trouverons face à la tour St-Martin. En sortant de l’exposition des bijoux de la couronne, prenons à droite puis encore à droite pour nous retrouver dans la cour intérieure traversée précédemment. A notre gauche, formant un autre des côtés du quadrilatère de l’enceinte de la tour, un bâtiment de pierre de style néo-médiéval. Sa porte d’entrée est flanquée de deux hautes tours et surmontée de créneaux. Il abrite le régiment des fusiliers royaux ainsi qu’un musée. Ce musée privé renferme les souvenirs des campagnes menées par ce régiment, notamment pendant la guerre de Crimée, la guerre des boers en Afrique du Sud et les deux guerres mondiales. Sa visite

La salle du trésor

Nous arrivons enfin dans la salle du trésor, véritable coffre-fort comme vous pouvez en juger par l’épaisseur des portes. La vitrine devant nous à l’entrée, présente les deux d’objets les plus anciens de l’exposition. Ce sont les seuls à avoir échappé à la vente du trésor effectuée par Cromwell quand il s’empara du pouvoir au 16e siècle. Il s’agit d’une cuiller en or du 12e siècle qui servait à verser sur le front des rois les huiles saintes au moment du couronnement. Derrière elle, un aigle en or. Plus récent, il date du 16e siècle et servait de coffret pour ranger l’ampoule contenant les huiles. Regardez la vitrine suivante : la cape est entièrement rebrodée de fils d’or, que portait

Les joyaux de la couronne

En suivant toujours le parcours de visite, remontons au premier niveau pour sortir de la tour. La sortie se fait du côté opposé à celui par lequel nous sommes entrés. Nous débouchons dans la cour qui fait face au bâtiment où sont conservés les joyaux de la couronne. C’est là que nous nous dirigeons maintenant. Vous remarquerez que nous sommes sortis à un niveau supérieur à celui par lequel nous sommes entrés. Quant au bâtiment ver lequel nous nous dirigeons, il a été construit au 19e dans un style néo-médiéval pour s’harmoniser avec l’ensemble de l’édifice. Mais, tout en marchant, revenons aux bijoux : ils sont présentés au public depuis le 17e siècle. Puis, au cours des siècles, des pierres

Le sous-sol de l’édifice

Poursuivons le parcours de la visite en descendant au sous-sol de l’édifice. Pour cela, prenez l’escalier en colimaçon au fond de l’écurie à droite. Faites le tour jusqu’à la boutique en écoutant le commentaire suit. La première partie nous présente encore des affûts de canon de toutes tailles et de tous calibres. Les pièces plus petites qui lui font suite, nous présentent des explications sur les transformations de la tour au 19e siècle. Car jusque-là, jusqu’au 19e donc, la tour avait été laissée à l’abandon et était dans un état déplorable. Mais Victoria eut l’intuition qu’elle pourrait faire de la tour de Londres l’une des incarnations de la grandeur de l’Angleterre. Nous sommes alors à la fin du 19e siècle,

La salle de l’écurie

Nous voici revenus à l’écurie. Dans cette salle, les chevaux sont tous de bois et les cavaliers ont perdu leur visage. Au-dessus des chevaux, sur des bannières, vous voyez le nom d’un roi. Vous voyez ?? Chaque cheval correspond donc une époque particulière. Cette écurie, appelée la lignée des rois, avait une fonction pédagogique. Au 17e siècle, elle était destinée à enseigner au public londonien l’ordre de succession des rois sur le trône d’Angleterre. Aujourd’hui, les armures sont vides, mais au 17e, elles étaient occupées par des mannequins dont les visages de bois sculpté reproduisaient ceux des rois. Ces visages sont conservés dans les vitrines qui font face aux chevaux.

L’armurerie espagnole

Après cette salle, vous pourrez redescendre en suivant le parcours de la visite. Il vous mènera à l’étage de la tour par lequel nous sommes entrés. Après avoir traversé la salle des armes à feu, sortons par la gauche et arrêtons-nous au seuil d’une grande salle aménagée comme une écurie. Arrivés sur le seuil de l’écurie, entrez dans la salle à votre droite : c’est l’armurerie espagnole. Cette salle était probablement une salle forte au moment de la construction du donjon. On l’appelle aujourd’hui la salle de l’armurerie espagnole. Tout simplement parce qu’on y exposait les armes prises lors de la bataille navale que se livrèrent en 1588 la flotte anglaise et l’invincible armada de Philippe 2 d’Espagne. Cette bataille

La lignée des rois

Allez tout au fond de cette salle et empruntez l’escalier qui se trouve tout au fond à gauche. Il mène à l’étage supérieur, suite du musée. Nous vous y attendons. Vous êtes à l’étage, bien. Cette pièce est aménagée comme salle d’armes et dépôt de munitions. C’est au 17e siècle que la tour devient réellement un entrepôt pour l’armement des troupes royales. Dans la salle attenante, plusieurs écrans et panneaux nous racontent l’histoire du complot sanglant qui eut lieu en 1605, perpétré par des intégristes catholiques. Ils firent sauter 36 barils de poudre en plein milieu de la ville, à Westminster. Cet attentat visait le roi James. L’idée était simple et somme toute assez classique : on assassine le souverain

L’armurerie royale

Sortons de cette salle en suivant le parcours fléché pour arriver dans l’armurerie royale où sont entreposées armes et armures. Comme on le voit, cette immense salle contient des vitrines dans lesquelles sont exposées des armures entières. En fait, au 15e siècle, le donjon du château est déserté par les rois qui lui préfèrent des résidences plus confortables, le palais Saint James puis Whitehall. Et les grandes salles que nous voyons sont alors transformées en dépôt d’armes, raison pour laquelle elles ont été réaménagées plus tard en musée de l’armement. Regardez les vitrines au centre, elles présentent l’équipement du chevalier sous Henri huit, c’est-à-dire au 16e siècle. Voyez dans la première vitrine un cheval et son cavalier : tous deux

Le Logis royal

La chapelle communique directement avec les salles du logis du roi. Nous allons les visiter. Mais souvenez-vous qu’ils furent abandonnés, dans la première moitié du 13e siècle, au profit de ceux plus récemment construits que nous avons vu sur la seconde enceinte. Traversons le fond de la chapelle pour sortir du côté gauche. Nous déboucherons alors dans les salles résidentielles du logis royal qui comporte deux pièces. La salle dans laquelle nous débouchons est la plus belle du donjon médiéval. Cette salle, très vaste, était couverte d’une charpente supportée par des piliers de bois. Au temps de Guillaume 2, le fils de Guillaume le Conquérant, c’était la salle la plus haute de la tour. Autour de nous, vitrines et écrans

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