Londres

La chapelle royale

Maintenant dirigeons nous sur la droite, après l’entrée, où s’ouvre un escalier à vis très étroit et très raide qui monte jusqu’à la chapelle. Au sommet de l’escalier, nous débouchons directement au fond de la chapelle royale, la chapelle Saint-Jean l’évangéliste. De proportions importantes, cette chapelle occupe tout un étage de la grosse tour d’angle. Voyez comme ses lignes sont très pures et très simples. Elles sont couvertes par une voûte en berceau continu. Levez les yeux sur cette voute : elle a la forme d’un demi-tonneau et c’est une caractéristique du style Roman. Quant aux décorations, il n’y en a presque pas : les seuls motifs décoratifs sont les chapiteaux carrés en haut des colonnes au décor végétal très[…]

La tour

Empruntons à présent l’allée qui nous mène vers l’entrée de la tour blanche et avançons au pied de l’escalier qui y monte. Cet édifice constitue le cœur même du château et lui a donné son nom puisqu’on l’appelle tout simplement la tour. Elle date donc de Guillaume le Conquérant, c’est-à-dire de l’an 1070. A l’origine plus large que haute, la tour devait servir à la fois de défense et de logement au roi et sa famille. Les proportions, qui peuvent nous paraître modestes, étaient alors considérées comme extrêmement importantes : 35 mètres de long sur 32m de large et 27m de haut. Chaque angle du quadrilatère était renforcé par une tour circulaire. L’édifice que vous voyez devant vous a, bien

La Tour Blanche

Sortons à présent de la tour et continuons quelques mètres sur les remparts pour atteindre les petits escaliers sur notre gauche. Au bas des escaliers, dirigeons-nous vers la tour blanche, autrement dit le gros donjon carré au centre de la pelouse. L’affût de canon près duquel nous passons rappelle le rôle défensif qu’a joué la forteresse dans l’histoire. Poursuivons jusqu’aux ruines du mur de l’ancienne tour de la garde-robe, wardrobe en Anglais. Vous les verrez signalées au sol. Nous sommes donc devant les ruines de la tour de la garde-robe. A notre droite, vous voyez des bâtiments aujourd’hui transformés en café-restaurant. Ce sont ceux de l’ancienne armurerie. Au-dessus de la porte principale, on aperçoit d’ailleurs toujours le blason qui indiquait

Le petit Musée de la vie médiévale

Continuons notre promenade sur les remparts pour arriver au pied de la tour suivante. La tour devant laquelle nous nous trouvons à présent est appelée la tour de la lanterne. Erigée sous le règne de Henry trois, probablement pour servir de logis à la reine, elle fut complètement détruite par un incendie au 18e siècle et reconstruite au 19e. Elle abrite aujourd’hui un petit musée qui évoque la vie au château sous la période médiévale. Descendons le petit escalier. Nous voici arrivés dans une salle dotée de vitrines qui nous présentent quelques objets. La vitrine la plus intéressante contient une vierge en ivoire du 15e siècle, sculptée dans la partie principale d’un objet à plusieurs volets. Voyez cette petite vierge

La 1ère enceinte interne du château

Continuons notre visite en montant le petit escalier de bois sur la droite. Nous débouchons sur le chemin de ronde. En sortant de la salle du trône, nous arrivons sur un chemin de ronde qui relie la tour où nous sommes à celle de la lanterne vers laquelle nous allons. Nous sommes ainsi passés de l’enceinte extérieure à l’enceinte intérieure du château. A notre droite, en contrebas, il y a le passage appelé Water lane et déjà évoqué. Nous voyons bien d’ici comment le palais d’Édouard a été construit au-dessus des portes de l’enceinte extérieure et comment il rejoint la première enceinte par un passage qui forme un véritable pont entre les deux remparts. La plupart des bâtiments qui nous

La guerre des deux roses

Allons maintenant jeter un coup d’oeil derrière la cloison de bois peint. Il s’y cache une minuscule chapelle. Différents objets sont présents. Regardez à droite : on voit une sorte de bassin dans lequel était lavée la vaisselle sacrée. A gauche, une sorte d’étagères où étaient conservés les objets du culte. Cette chapelle, comme bien des pièces du château, a sa légende. On prétend qu’au 15e siècle, Henri 4 de Lancastre y fut assassiné par son ennemi Édouard quatre alors même qu’il y était en prière. Cet épisode est à inclure dans la guerre des deux roses, guerre meurtrière entre deux branches de la famille des Plantagenêt et dont Shakespeare s’est inspiré pour sa pièce « la nuit des rois

La tour Wakefield

En sortant de l’Oratoire, suivons le sens de la visite en continuant vers la droite. Au passage, admirez la vue magnifique par la fenêtre. Nous voyons la Tamise et le Tower bridge, ce grand pont construit au 19e siècle qui s’ouvre en son milieu pour permettre le passage des grands bateaux qui remontaient le fleuve pour accoster en pleine ville. En contrebas, nous voyons les fossés, vides aujourd’hui. Continuons en suivant le sens de la visite. Passons sous la petite porte qui mène à un escalier à vis. Après avoir descendu quelques marches, remontons par un passage étroit pour déboucher dans une grande et belle salle circulaire. Le corridor que nous venons de traverser est un passage aménagé entre les

La salle privée du roi

En suivant le parcours obligatoire, passons dans la salle suivante. Cette salle était la salle privée du roi. Elle a été en grande partie reconstruite au 19e siècle. Les architectes ont choisi de nous montrer la salle telle qu’elle devait être à la période médiévale, quand le roi y prenait ses repas et y recevait ses conseillers. Regardons les murs : ici l’enduit a été reproduit et nous voyons un décor simple de fleurettes qui orne les murs. La grande table de bois, le fauteuil peint de couleurs vives, rouge, vert et blanc, ont été ajoutés récemment quand la salle a été ouverte au public. Au fond de la salle, sur notre droite quand nous entrons, nous voyons la porte

La grande chambre du roi

Ressortons de cette petite pièce. Nous sommes maintenant dans une grande salle au plafond de bois. C’était la grande chambre du roi, il y avait son lit. L’aménagement intérieur a, bien sûr, été reconstitué. Les cloisons séparant les différents espaces étaient probablement amovibles. Elle permettait d’isoler les latrines et la garde-robe et de remanier la salle au gré des exigences royales. Remarquons tout de suite à notre droite l’ancien emplacement d’une grande cheminée, aujourd’hui disparue. Sur la cloison qui nous fait face, vous voyez aussi des gravures présentant les plans du palais tel qu’il était au moment de sa construction.

La salle forte du roi

Maintenant, montons l’escalier. Nous allons visiter ce palais médiéval et ses pièces principales. Pour chacune, l’essentiel de notre commentaire portera sur la fonction qu’avait la pièce au moyen âge, car ces salles sont généralement assez vides. Ceci étant dit, finissons de monter l’escalier, entrons dans les salles et dirigeons-nous tout de suite vers la tourelle d’angle. Vous la trouverez au fond à droite du mur sur lequel se voient encore les vestiges d’une hotte de cheminée. Arrêtons-nous un instant dans cette petite salle hexagonale enserrée dans l’une des tourelles d’angle de la porte. C’était la salle forte du roi. Regardez le plafond, il est constitué d’une voûte d’ogive à 6 pans. Chaque ogive retombe sur une petite colonne qui prend

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