Kyoto

Le sanctuaire shintô de Otoyo-jinja

Poursuivez votre itinéraire en suivant le fléchage et franchissez le pont de l’Est. Et vous découvrez l’un des rares petits sanctuaires shintô parmi les temples bouddhiques des monts Higashiyama : Otoyo-jinja. Le terme « jinja », pour temple ou sanctuaire ne s’applique qu’au temple shintô. Facilement reconnaissable, son entrée est marquée par un portail spécifique qu’on appelle « torii ». Cette sorte de portail sans vantail composé de deux piliers verticaux et de deux poutres transversales est donc un « torii » ! D’origine indienne, ce portique est pratiquement indissociable du paysage japonais. L’interprétation la plus courante consiste à dire que le « torii » figure le perchoir du coq, l’animal sacré annonciateur du soleil que prisait entre tous la[…]

Les aspects particuliers de Jizô

Il s’appelle donc : Jizô. Très facilement reconnaissable, il porte presque toujours autour du cou un bavoir de couleur rouge, et parfois un petit bonnet (une sorte de charlotte) ou encore un petit tablier de même couleur. Il est vêtu comme un moine, et un détail morphologique très spécifique le caractérise : sa tête adopte la forme d’un œuf ! C’est un bodhisattva ! Autrement dit un être de profonde compassion, un être de lumière qui guide les êtres en attendant la venue du Bouddha du futur, Maitreya, celui de l’âge d’or. C’est la divinité la plus accessible, la plus simple, et la plus attendrissante. Les parents lui demandent de protéger leurs enfants, et pour cela l’habillent de bavoirs et

Le temple Honen-in

Quand on sort du temple Ginkaku-ji, gagnons à présent le temple Honen-In. Redescendons Imadegawa dori puis –au lieu de continuer jusqu’à la station de bus d’où nous venons, tournons sur la gauche dans le « chemin de la philosophie » qui longe un cours d’eau. Vous avez trouvé ce chemin le long du cours d’eau. Avancez jusqu’à trouver une boutique Craft Shop et un pont en ciment. Sachez que pour la suite du parcours, il vous faudra longer le canal et suivre les panneaux et prendre les petits chemins sur la gauche qui tous mènent à un temple. Le premier temple sur votre gauche est le temple Honen-in. Comme son nom l’indique, ce petit temple que vous allez découvrir est

Le dôjinsai

Après quelques instants de méditation, avancez de quelques mètres le long du jardin. Là encore, il vous suffit de suivre le balisage. Vous êtes maintenant au bord d’une petite pièce d’eau. Et vous pouvez apercevoir dans l’axe du bâtiment précédent bordant le jardin sec, un petit pavillon charmant. C’est une pièce carrée tout à fait indépendante que l’on appelle : « dôjinsai ». Elle mesure 4 “ tatami ” et demi. Au Japon, on mesure en effet la superficie d’une pièce en “ tatami ”, environ 1,83m sur 91cm. Cette petite pièce carrée est le plus vieil exemple qui ait survécu de ce qu’on appelle « shoin ». Le mot « shoin », littéralement “ lieu d’études”ou bibliothèque, désignait à

Shâkya : le Bouddha Historique

Il est dédié au Bouddha Historique : « Shâkya ». Ce Bouddha Historique, donc, celui qui a vécu au 6e siècle avant Jésus-Christ, appartenait à un clan précis, à une famille, à un groupe nommé « Shâkya ». Il est donc appelé, afin de le distinguer des autres Bouddhas plus imaginaires, “ le sage des Shâkya ”; en sanscrit « Shâkyamuni », « muni » signifiant “sage””. Les Japonais ont simplifié cette dénomination de « Shakyamuni » en « Shâkya ». Le terme « Shâkya » s’applique donc au Bouddha Historique.

Le jardin sec

Continuez votre parcours en suivant le balisage et dirigez-vous maintenant vers le vaste jardin sec que vous apercevez : une étendue de gravillons bien ratissée. Vous êtes maintenant devant ce qu’on appelle : la “ Mer de Sable Argenté ”. C’est un jardin ! C’est un jardin sans plantes, un jardin sec ! En japonais : « kare-sansui ». La surface de ce jardin “ lunaire ” est conçue pour être contemplée sous la lumière de la lune dont il reflète les rayons. Elle est marquée de longues stries parallèles imitant les ondes d’un lac. Au fond, que voyez-vous d’étrange ? On dirait une pyramide, n’est-ce pas ? C’est un tronc de cône de sable ! Cette petite montagne de

Le Pavillon d’argent

Le Pavillon d‘Argent demeure un témoignage inestimable de la période dite de Muromachi qui couvre environ 2 siècles et demi de 1336 à 1573. Cette époque est appelée aussi époque des « Ashikaga », du nom de la famille de guerriers qui dirigèrent la nation en qualité de shôgun. Le siège du gouvernement shôgunal était situé, justement, dans le quartier de Muromachi, à Kyôto. On considère cette période comme une renaissance durant laquelle les arts sont adulés. On remarque sur le sommet du toit un oiseau qui déploie ses ailes ; à l’image de son frère aîné au sommet du Pavillon d’Or. C’est un phénix de bronze ! Vous savez, cet oiseau qui renaissait toujours de ses cendres. Pas de

Le Pavillon de Kannon

Le PavillDirigez-vous maintenant vers l’entrée, puis gagnez le devant du pavillon qui s’élève devant vous. Dès l’entrée, vous tomberez sur le fameux “Pavillon d’Argent”, qui est en fait en bois. Et on ne sait pas très bien, cependant, s’il devait être recouvert de feuilles d’argent comme le “ Pavillon d’Or ” avait été doré à la feuille. On l’appelle, également, le “ Pavillon de Kannon ” ou « Kannonden » en Japonais. Car il est dédié à la divinité Kannon. D’importation indienne, cette divinité est devenue l’objet d’un culte fervent de la part de l’ensemble de la population japonaise, et son image, sous diverses formes, se rencontre très fréquemment dans l’archipel. Mais quelle est donc cette divinité si précieuse aux

La doctrine du Bouddhisme zen

L’introduction du Bouddhisme au Japon fut un évènement d’une importance capitale dans l’histoire culturelle de ce pays. Cette pensée qui façonna la vie spirituelle de millions de personnes en Extrême-Orient et dans le Sud Est asiatique a vu le jour en Inde. Son fondateur, le Bouddha ou « l’Eveillé » naquit au 6e siècle avant notre ère. Fils de roi, il épousa une jolie princesse qui lui donna un garçon. Mais un jour, prenant conscience des terribles misères de l’humanité, il décida d’y trouver des remèdes ; et pour cela, quitta femme et enfant. Il opta alors pour une vie complètement différente de la première. De l’abondance et du luxe princier, il s’orienta vers un ascétisme sévère qui le conduisit,

Le temple Ginkaku-ji

Lorsqu’on est dos à la villa, allons sur la droite et continuons à remonter la Imadegawa dori jusqu’au temple Ginkaku-ji. Il s’agit là d’un temple très attachant, à taille humaine, et conçu dans un magnifique jardin. On le doit au huitième shôgun, Yoshimasa. Le shôgun est un chef militaire qui dirige le pays au nom de l’Empereur, une sorte de premier ministre tout puissant, issu d’une grande famille de la noblesse, et donc souvent très riche. Yoshimasa, qui règne au 15e siècle, ne fait pas exception à cette règle et consacre des sommes considérables à des projets architecturaux. En 1482, il se fait construire une retraite privée : une demeure à Higashiyama, qu’on appelle, précisément, Ginkaku-ji. A la mort du

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