Kyoto

Le quartier de Gion

Après cette brève découverte du NISHIKI TENMANGU, revenez sur vos pas en passant sous le portique, le TORII. Ne rentrez pas dans le marché à nouveau, mais, juste après le TORII, prenez la ruelle tout de suite à gauche et marchez sur 150 mètres environ pour rejoindre l’avenue Shijo. L’avenue se caractérise par les auvents surplombant les trottoirs, des barrières protégeant de la chaussée et de nombreux autobus verts qui circulent. Quand vous avez la ruelle dans le dos, tournez alors à gauche pour la remonter vers GION. Poursuivez devant vous jusqu’au grand carrefour SHIJO KAWARAMACHI. Il est facilement reconnaissable, car si vous regardez à droite, vers le trottoir opposé, deux immenses magasins marquent l’avenue KAWARAMACHI, avec leurs enseignes TAKASHIMAYA[…]

Le sanctuaire Shinto NISHIKI TENMANGU

Nous vous laissons maintenant découvrir par vous-même le contenu des 130 échoppes en présence le long de la NISHIKIKOJI, et nous vous suggérons de poursuivre tout droit jusqu’au bout de la ruelle. Peu après avoir traversé l’intersection avec la galerie marchande TERAMACHI, vous pourrez apercevoir le portique à l’entrée du sanctuaire Shinto NISHIKI TENMANGU. Nous voici devant le TORII, cette porte qui marque l’entrée du sanctuaire. Comme vous le voyez, elle est en pierre et vous devez déjà voir la corde et les bandelettes blanches en zigzag accrochées entre les deux piliers. Cette épaisse corde en paille de riz appelée SHIMENAWA (Shiménawa) protège le sanctuaire des démons. La corde sacrée du Shinto a deux fonctions : D’une part, empêcher la

Exemples des maisons les plus connues

La maison TAKAKURAYA, présentée sur la droite, expose ses DAIKON (Daille Kon), gros radis jaunes, blancs, noirs, violets et ses aubergines longues, sphériques ou bien courtes, marinées, confites ou en purée ; laissez-vous tenter et goûtez ce délice. Un peu plus loin, toujours sur la droite, ce sera la maison UCHIDA. Ses barriques de saumures invitent les passants à goûter les légumes marinés : petits choux, cœurs de laitue, potirons, aubergines, il y en a tellement de sorte que vous aurez bien du mal à vous décider. Plus loin, la maison MIKI KEIRAN prépare des omelettes bien spongieuses fourrées aux petits légumes ou alors avec un filet d’anguille appelé UNAGI. À propos d’UNAGI, essayez donc un filet mariné dans la

Le marché alimentaire NISHIKI ICHIBA

Alors, à présent positionnez-vous de sorte que la porte d’entrée du DAIMARU soit dans votre dos. Prenez à gauche pour remonter le trottoir le long de l’avenue SHIJO. Le chemin est protégé par un auvent tout du long qui permet aux visiteurs de rester à l’abri même en cas d’intempéries. A quelques mètres, il faut bifurquer pour rejoindre une zone surnommée : « La grande cuisine de Kyoto ». Une fois parvenu à l’angle du bloc de bâtiments qui comporte le DAIMARU, tournez à gauche. Vous êtes maintenant dans la TAKE KURA DORI ; avancez jusqu’à la 1re ruelle sur votre droite. Il s’agit de la NISHIKIKOJI-DORI. Il s’agit d’une voie étroite, couverte et pavée qui abrite le marché alimentaire

Le Grand magasin Daimaru

Nous sommes à présent devant les portes du grand magasin. Abordons un peu l’origine de cette honorable enseigne. Il faut pour cela remonter à la période Edo, 1603-1867, pour faire connaissance avec les premiers grands magasins japonais. Mais rappelons d’abord que la classe des marchands à cette époque était très mal considérée et même plutôt méprisée. Le commerce était mal aimé, car considéré comme non productif par le Shogun (le Général Militaire au pouvoir). Autant ce gouvernement taxait les agriculteurs, frappés d’une interdiction de tout acte commercial, autant il se désintéressait des activités des commerçants. Traditionnellement, la région du KANSAI (KanS Aïlle) dont les principaux centres urbains étaient et restent encore Osaka, Nagoya et Kyoto, fut le berceau des grandes

La visite du quartier de Gion à Kyoto : introduction

Et que verrons-nous lors de cette promenade. Alors, Kyoto, souvent surnommée capitale de la Paix et de la Sérénité en raison de ses 1900 temples et sanctuaires, est aussi la capitale des traditions artistiques et culturelles du Japon. Gion, le quartier que nous allons découvrir, est justement le quartier de Kyoto qui incite le plus les esprits aux rêveries raffinées dans lesquelles s’entremêlent kimonos en soie de couleurs, poésies, musiques, danses, théâtre, maquillage et érotisme. Considéré comme le quartier des plaisirs au sens large du terme, la zone de Gion, située à l’Est de la rivière Kamo, est aussi spécifique par l’architecture encore en bois de nombreux bâtiments et par son artisanat lié aux arts traditionnels: fabricants d’accessoires, chausseurs, luthiers…

Le Temple Nanzen-ji

En poursuivant votre chemin le long du parcours fléché, vous parvenez au temple Nanzen-ji, qui marque l’aboutissement du “ Chemin de la Philosophie ”. Compter 5mn à pied depuis le temple précédent. Nanzen-ji est un des temples les plus importants de Kyôto. Sa construction commença dès 1291 sur l’emplacement d’une villa ayant appartenu à l’empereur Kamenaya. Aujourd’hui ce vaste complexe monastique est dévolu au courant « Rinzaï » du bouddhisme zen. Très endommagés durant la guerre d’Onin (une guerre civile qui fit rage ente 1467 et 1477), tous les bâtiments ont été très largement restaurés au 16e et 17e siècle. Vous franchirez, tout d’abord, une porte colossale à deux niveaux nommée « san-mon », de style “ zen ”. Elle

Le temple Eikan-dô

Revenez le long du chemin. En avançant, sur votre gauche maintenant, voyez le temple Eikan-dô. Il est aussi connu sous le nom de Zenrin-ji. Il fut fondé en 856, mais son nom reste associé à celui du moine Eikan qui y vécut au 11e siècle. On peut visiter les différents bâtiments de ce temple qui est construit à flanc de montagne et qui possède de nombreux corridors et paliers. A l’intérieur, malheureusement, il est interdit de prendre des photos. Le principal trésor de ce temple est une étrange statue du Bouddha Amida : « Mikaeri no Amida » (le Bouddha regardant par-dessus son épaule). C’est une posture très rare dans les représentations du Bouddha qu’on explique par la rencontre de

Le zen Rinzai

Poursuivons notre parcours. Le temple Koun-ji, sur la droite est également connu sous le nom de Reishi-zan. Il appartient à l’école Rinzai. Qu’est que ce courant spécifique du Bouddhisme zen ? Et bien, c’est l’une des principales branches du Zen au Japon. Elle fut fondée par Eisai au 12e siècle qui introduisit la branche du bouddhisme chinois Linzi, au Japon en 1191 et en 1202. La secte Rinzai devint populaire parmi les samouraïs et les nobles, et prospéra grâce au soutien du shogunat de Kamakura. Comme l’école Linzi, Rinzai utilise la méditation assise ainsi que des kôan, énigmes au-delà de toute solution logique, sur lesquelles il faut méditer et qui ont pour but de développer une compréhension intuitive.

Origine du terme shintô

Mais qu’est-ce que le « shintô » ou le « shintoïsme » ? Le shintoïsme ou shintô, autrement dit “la voie des dieux” ou “la voie du divin” est la religion fondamentale la plus ancienne du Japon. Le terme Shintô est apparu pour différencier cette ancienne religion du Bouddhisme, courant religieux étranger. Le Shintô est un mélange d’animisme et de chamanisme, c’est-à-dire qu’il postule la présence d’une âme dans tout élément naturel (pierres, plantes, animaux, etc.) et la possibilité d’une communication entre ces âmes et les humains. Le concept majeur est donc le caractère sacré de la Nature. Un profond respect de l’environnement en découle. Les « kami » sont les divinités ou esprits du shintoïsme. Un cours d’eau, un

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