Costa Brava

Ullastret

Tout près du village d’Ullastret ont été retrouvé des vestiges d’un oppidum ibère : cet ancien village fortifié se fait ainsi le témoin de la culture des habitants de la péninsule ibérique, qui commercèrent avec les Grecs d’Empuries puis, quelques siècles plus tard, subirent les invasions romaines. Il est toujours intéressant de se pencher plus avant sur ces cultures lointaines, dont les us et coutumes étaient loin de l’image que l’on se fait aujourd’hui de ces peuples ”barbares”. Les vestiges d’Ullastret remonteraient au IVe siècle avant notre ère : en parcourant le site archéologique, on a pourtant encore aujourd’hui l’occasion de distinguer les formes des anciennes demeures, des temples, des citernes, ainsi que ce qui reste d’une muraille et de[…]

Peralada

La Catalogne compte de nombreux bourg médiévaux, dont Peralada fait partie. A l’occasion d’une visite à Figueres, il peut être intéressant de faire un court détour pour découvrir ce village situé non loin au nord est : on en profite dans un premier temps pour apprécier la jolie campagne environnante, marquée de vignobles. Le village ancien est un dédale de petites rues que l’on parcourt dans une ambiance chaude et calme. Impossible de manquer le château, affublé de ses deux imposantes tours rondes et crénelées à leur sommet : au départ construit au XIVe siècle, l’édifice porte les marques de restructurations successives à différentes périodes. Étonnant par ailleurs de constater qu’une partie du château est aménagée en casino ! L’autre

Port de la Selva

Niché au fond d’une baie du cap de Creus, au nord de Cadaquès, el Port de la Selva est un ancien village de pêcheur qui de plus en plus ressemble davantage à une station balnéaire. C’est pourquoi on est tenté de dire que Port de la Selva possède deux visages : tout d’abord son petit centre ancien composé de maisons blanches typiques, anciennes demeures de pêcheurs. Par chance, ces maisons ont été conservées intactes, bien que le village eut à subir de sérieux dégâts au cours de la guerre civile espagnole. La seconde facette de Port de la Selva est son développement à partir des années 1960 par le tourisme : une position privilégiée en fond de baie, les hauteurs

Château de Sant Salvador de Verdera

Une fois parvenu au monastère de Sant Pere de Rodes et en avoir bien fait le tour, il peut être judicieux de poursuivre l’ascension de la montagne, en direction de ses ruines que l’on aperçoit déjà : en contre-haut du monastère, ces vestiges surplombant toute la région sont ce qui subsiste du château de Sant Salvador de Verdera. Grâce à cette position d’altitude autrefois destinée à la surveillance des environs terrestres et maritimes, on profite aujourd’hui d’un point de vue sans pareil sur les baies de el Port de la Selva et de Llança. Le site du château est en ruine et il ne subsiste que peu de témoignages de l’architecture de l’ancienne forteresse construite au XIIe siècle. Rien n’est

Torroella de Montgri

Au sud de l’Escala, la petite ville de Torroella de Montgri mérite qu’on s’y arrête un petit moment pour son agréable centre historique. La ville a en effet conservée une apparence médiévale en son entre, ce qui lui a valu d’être classé. Les rues s’entrecoupent à la perpendiculaire, avec ses maisons colorées dorées par le soleil, le tout centré sur la place principale et ses arcades. Au cours de la balade, on s’arrête devant l’église Sant Genis et sa monumentale façade baroque. En arrière-plan de la ville se dresse le massif de Montgri. Perché en contrehaut de la ville, le château de Montgri domine l’ensemble. L’occasion d’une petite ascension le long d’un chemin balisé qui traverse le paysage de végétation

Parc naturel d’Els Aiguamolls de l’Emporda

Au sud de Castello d’Empuries, jusqu’à l’Escala, s’étend une vaste zone humide, seconde en superficie de la Catalogne : ces terres de marécages (aiguamolls) constituent un refuge d’importance pour de nombreuses espèces d’oiseaux notamment, et demeure reconnue comme un terrain propice à l’observation ornithologique. Hérons, martin-pêcheurs, flamants et cigognes comptent parmi les espèces remarquables qui peuplent les marais. Dans le souci de protéger sa richesse naturelle tant pour ce qui est de la faune que de la flore, les marais de l’Emporda ont été classé comme réserve naturelle. Un centre d’information a ainsi été créé : pour s’y rendre, il faut emprunter la route reliant Castello d’Empuries à Sant Pere Pescador, puis tourner en direction d’El Cortalet. C’est de ce

Castello d’Empuries

Sur la route qui relie Figueras à Roses (puis Cadaquès), à l’intérieur des terres, Castello d’Empuries justifie un petit arrêt afin de découvrir son riche patrimoine. En effet, la petite ville actuelle laisse deviner un passé d’une autre envergure, avec notamment cette impressionnante église qui domine le centre ancien. Castello d’Empuries fut la capitale du comté d’Empuries à partir de 1064, et, sous la gestion de ses comtes, ne tarda pas à devenir une puissante province catalane. Aujourd’hui, la ville est calme et bien conservée, avec quelques jolies maisons colorées qui bordent les rues et les places ensoleillées. A l’office du tourisme, on peut visiter l’une des plus anciennes prisons de Catalogne, où certains graffitis sont encore visibles. Le clou

Sant Marti d’Empuries

Sant Marti d’Empuries est un petit village de bord de mer situé juste au nord du site archéologique. L’emplacement de ce village correspond en fait au tout premier établissement de Phocéens au VIe siècle avant notre ère, lieu que les archéologues nomment Palaiapolis (la vieille ville). Si le reste d’Empuries fut laissé à l’abandon après son âge d’or de la période romaine, cette partie de la ville demeura habitée. Sant Marti devient ainsi le siège d’un évêché au VIe siècle, puis plus tard connait une certaine importance en tant que capitale du comté d’Empuries, fondé à la suite de la Reconquista. L’accès à Sant Marti est exclusivement réservé aux piétons, les voitures devant se garer à proximité. Le meilleur moyen

Cap de Creus

Le prolongement des Pyrénées, la fin (ou le début) de cette longue chaine de montagnes se termine ici en Espagne sous la forme d’une péninsule baptisée cap Creus, ”croix” en Catalan. La rencontre de la roche et de la mer participe à la formation des plus beaux paysages de la Costa Brava, avec ces côtes rocheuses chaotiques ponctuée de petites criques difficiles et de ports de pêcheurs. Les paysages les plus préservés aussi : l’exemple de Cadaquès est en ceci révélateur, le village étant longtemps resté isolé au fond de sa baie difficilement accessible, protégé des errements immobiliers de certaines stations-balnéaires. Une route spectaculaire a été aménagé depuis pour désenclaver Cadaquès ; la route grimpe sec à ses débuts, puis

Sant Pere de Rodes

Un magnifique monastère perdu dans l’affaissement des hauteurs de la toute fin des Pyrénées, précédant le cap de Creus, Sant Pere de Rodes offre une vue imprenable sur le magnifique littoral découpé du nord de la Costa Brava : au loin, ce sont les baies de Llança et de El Port de la Selva. Un paysage à couper le souffle. Les origines de ce monastère bénédictin demeurent encore mal connues, sa fondation remonterait à l’époque romaine, même si les premiers document y faisant mention ne sont pas antérieurs au IXe siècle. Les bâtiments du monastère actuel sont construits entre les Xe (église) et XIIe siècles (cloître, tour-clocher), dans le style roman de la région. C’est au XI et XIIe siècles

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