Bruxelles

Histoire du Sablon

Et nous voici maintenant pratiquement arrivés au lieu dit « le Sablon ». Aussi, nous allons encore descendre un peu la rue, jusqu’au feu rouge. Là, nous nous arrêterons. Nous voilà au feu rouge. Retournons-nous un instant pour voir l’ensemble du palais de justice. D’ici, nous apercevons sa coupole, assez plate, et surmontée d’une couronne royale. Cette coupole a été reconstruite après la guerre, car en quittant la ville en 44, les Allemands y avaient mis le feu. La coupole précédente était un peu plus ronde, mais ne correspondait que médiocrement aux souhaits de Poulaart, qui avait notamment eu l’idée d’une gigantesque couronne royale pour couronner le tout. Pauvre Poulaart ! Regardons maintenant face à nous : un peu sur[…]

Le Conservatoire Royal de Musique

À gauche de la grande synagogue, un grand bâtiment en brique est séparé de la rue par un jardin, fermé par des grilles. Il s’agit du Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles. Descendons encore un peu la rue pour mieux en voir la façade. Nous voici donc face au Conservatoire de musique. Cette institution a été créée en 1827, c’est-à-dire encore sous le régime hollandais. Elle ne prit le nom de Conservatoire royal qu’en 1832. Le conservatoire a occupé différentes places à Bruxelles, avant d’être installé ici en 1872 seulement, à l’époque où cette partie de la rue de la Régence a été percée. Le bâtiment que nous voyons ici est dû à l’architecte Jean-Pierre Cleïzenaa, le même qui construisit

La Grande Synagogue

La synagogue est facilement reconnaissable. Sa façade ressemble à celle d’une église, avec un grand portail et deux petites portes latérales. Au sommet de la façade, les tables de la Loi, symbole du judaïsme. Elles représentent les tables de pierres données par Dieu à Moïse, avec les fameux Dix Commandements, règles de base de la religion juive. Le bâtiment fut construit en 1875, dans un style romano byzantin, avec des fenêtres à arcs arrondis. Ce style orientalisant, un peu médiéval, est assez typique des synagogues du 19e siècle. A cette époque, le judaïsme est fier d’avoir pignon sur rue. Car au lendemain de la Révolution française qui déclarait l’égalité de tous, les citoyens juifs des pays d’Europe occidentale ont enfin

La rue de la Régence

Après ce petit tour libre, revenons sur la place, aux pieds des grands escaliers d’entrée du palais, c’est-à-dire là où nous avons commencé notre promenade. Nous voilà à nouveau sur la place Poulaart. Face à nous s’étend la place, et de l’autre côté, toujours face à nous, commence la large rue de la Régence, que nous emprunterons dans un instant. A notre droite se trouve, à une centaine de mètres, la porte Louise, et au-delà, l’avenue Louise. A notre gauche, la place domine un vaste panorama sur la ville basse et le quartier des Marolles. Cette place Poulaart, grande et sans doute tout aussi inutile que les espaces mal conçus du palais de Justice, fit toujours un peu sourire les

L’intérieur du palais de Justice

En revanche, si nous sommes un samedi ou un dimanche, nous ne pourrons malheureusement pas entrer, le palais de Justice ded Bruxelles étant fermé. Mais nous vous invitons tout de même à écouter le commentaire suivant. Votre imagination travaillera pour vous. Nous voilà au centre de cet immense espace. Levons les yeux, faisons tourner notre regard, et on se trouve au bout d’un instant enivré par la grandeur. On perd tout repère. Camille Lemonnier, un écrivain belge de la fin du 19e siècle, disait à propos du palais qu’ «il n’est pas d’édifice plus colossal dans toute l’Europe, et l’on en chercherait vainement qui, autant que celui-ci, a l’énorme pour recherche constante » Et en effet, c’est l’énorme qui est

Joseph Poulaart et l’éclectisme

Parlons un peu de Poulaart. Pour cela, allons voir son buste, près de l’entrée principale. Passons donc à droite ou à gauche de l’escalier où nous sommes assis, pour rejoindre le sommet du grand escalier par lequel nous sommes montés dans le porche un peu plus tôt. Là, regardons vers la place. A notre droite se trouve le buste de Joseph Poulaart. En fait, beaucoup de mystère plane autour du personnage, car on a conservé peu d’écrits à son sujet. Il a édifié pas mal de choses à Bruxelles, étant architecte officiel de la ville. Par exemple, la grande colonne du Congrès, avec laquelle nous terminerons ce circuit. Poulaart est à Bruxelles le principal représentant de ce style propre au

Promenade sur la Colline du Cowdenbergh, du du palais de Justice au Parc Royal : introduction

Nous allons découvrir maintenant les anciens quartiers hauts de la ville, étendus au sommet de la colline du Cowdenbèrgh. A la différence des anciens quartiers établis au bas de la colline, autour de la grande place, et qui avaient une fonction plutôt commerçante, les quartiers du haut avaient une fonction plutôt aristocratique. Ici s’élevaient les grands hôtels de maîtres, assemblés autour de l’église du Sablon et de l’ancien palais de Bruxelles, aujourd’hui disparu. En partant du palais de Justice, architecture fantasmagorique du 19e siècle, nous descendrons la large avenue de la Régence, grand axe typique du 19e siècle. Tout au long, nous découvrirons la belle place du Sablon, le parc du Petit Sablon et la splendide église gothique Notre-Dame. Nous

Les sous-sols archéologiques de la cathédrale

Pour terminer la visite, nous pouvons retourner vers l’entrée principale, en passant par la nef latérale qui se trouve à droite, lorsqu’on regarde en direction de l’entrée de l’église. Au bout de cette nef latérale, près de la sortie, un escalier permet de descendre dans les sous-sols archéologiques. Nous vous attendons à l’entrée de cet escalier. Alors, qu’est ce qu’il y a dans ces sous-sols ? Et bien, ce sont les fondations de l’église romane qui a précédé l’église gothique. C’est la première église Sainte-Gudule, construite en 1047. Plus particulièrement, ce que nous verrons est les fondations du Westbau, construction massive occidentale, assez caractéristique des églises romanes de la région. Le Westbau est généralement une tour fortifiée, qui pouvait aussi

La chapelle Maas

Voilà ce que nous pouvions dire sur ces grands vitraux. Maintenant, nous voulons encore vous signaler un très beau retable d’autel en pierre. Pour cela, contournons le chœur par la droite, par le couloir, qui passe entre le chœur et la chapelle Notre-Dame de la Délivrance. En architecture, Ce couloir porte le nom de déambulatoire. Il ouvre sur des petites chapelles. Dans la chapelle qui se trouve tout au bout, c’est-à-dire dans l’aboutissement de l’axe général de l’église, se trouve l’autel renaissance en albâtre dont nous voulons dire un mot. On appelle cette chapelle « chapelle Maas ». Nous vous attendons à l’entrée de cette chapelle. Nous voici devant la chapelle Maas, du nom de la famille qui l’a fait

Vitraux

Ce grand vitrail, comme d’ailleurs celui qui se trouve dans l’autre bras du transept, est l’œuvre d’un maître verrier d’Anvers, Jean Haack. Mais le carton, c’est-à-dire le dessin préparatoire, est de Bernard vanne Orlèè, un important peintre bruxellois du 16e siècle, que vous pourrez mieux découvrir lors de la visite du musée d’art ancien. Ce vitrail représente l’empereur d’Espagne Charles Quint, alors souverain de ces régions, et son épouse, Isabelle de Portugal, en prière devant le Saint-Sacrement. Ils sont accompagnés de leur saint patron protecteur, Charlemagne pour l’empereur, et sainte Elisabeth de Hongrie pour l’impératrice. Tournons-nous ensuite pour observer le vitrail de l’autre bras du transept. Il représente le roi Louis 2 de Hongrie, et son épouse Marie de Hongrie,

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