Bruxelles

Le chœur de la cathédrale

Nous voilà face au chœur. Comme nous l’avons dit, ce chœur est la partie la plus ancienne de l’église, remontant au début du 13e siècle. Cela se voit bien au style. Il est d’un gothique plus primitif, beaucoup plus simple, moins ornementé, que celui de la nef. Pour nous en convaincre, observons par exemple la galerie qui court dans le mur entre les arcades du rez-de-chaussée et les fenêtres. C’est ce qu’on appelle un triforium. Dans le chœur, ses ouvertures sont de simples fenêtres doubles, bien encadrées entre des colonnes. Dans la nef, c’est toute une série d’ouvertures longues et étroites, séparées par des très fines colonnes, qui sont le prolongement direct des colonnettes des fenêtres qui se trouvent juste[…]

Le grand orgue de Gerhard Grenzing

Tournons-nous maintenant de manière à avoir la chair à notre droite. Nous regardons donc à nouveau vers le chœur. A notre gauche, accroché au mur, se trouve un grand orgue, installé « en nid d’hirondelle », pour utiliser le terme technique. Il a été inauguré en 2000, et est l’œuvre du facteur d’orgue allemand Gerhard Grenzing, qui a son atelier à Barcelone. Cet orgue possède 4300 tuyaux, quatre claviers et un pédalier. Il est conçu pour jouer de la musique de tous les styles, de l’ancien au plus moderne. C’est une magnifique réussite instrumentale. Continuons à avancer dans la nef centrale, et nous nous arrêterons à l’entrée du chœur.

Le style de la cathédrale

Et maintenant, allons jusqu’à la cathédrale et rentrons pour nous asseoir sur un des bancs de la nef pour y continuer sa découverte. Alors ? Vous êtes bien installés à l’intérieur de la cathédrale ? Parfait. Continuons sa description. Laissons notre regard voyager dans cette belle et spacieuse église. Noblesse et grandeur sont deux mots qui, nous semble-t-il, conviennent bien pour caractériser l’impression que donne l’édifice. Comme on le voit, la nef dans est divisée en trois, avec une nef centrale, séparée, à droite et à gauche, de deux nefs latérales par des colonnes. Les voûtes des nefs latérales étant plus basses que celle de la nef centrale, on appelle aussi ces nefs latérales des bas-côtés. Face à nous, au

La majestueuse cathédrale

Pour l’heure, nous allons maintenant partir vers la dernière étape de notre circuit, la cathédrale de la ville. Pour cela, plaçons-nous de manière à avoir le théâtre de la Monnaie à notre gauche, et allons jusqu’au bout de la place. Là, au bout de la place, une rue assez fréquentée monte vers la gauche. C’est la rue de l’évêque. Nous allons la prendre, et toujours monter, sur 500 bons mètres. Au cours de notre trajet, la rue changera de nom. Elle deviendra rue de l’Écuyer, puis rue d’Aremberg. Nous remonterons toujours, jusqu’à ce que nous arrivions au croisement avec un très très large boulevard, le boulevard de Berlaimont. Là, face à nous, se dressera alors la majestueuse façade gothique de

La place de la Monnaie

Lorsque nous tournons le dos à la rue des Roses, par laquelle nous sommes entrés sur la place, la rue qui débouche sur la droite de la place est la rue Saint-Michel. Nous allons la prendre pour retrouver après quelques pas la rue Neuve. Nous voici sur la rue Neuve. Prenons-la vers la gauche, jusqu’au bout. Nous arriverons alors sur une large place, la place de la Monnaie. Sur notre gauche, nous verrons alors la façade de l’opéra, le théâtre royal de la Monnaie. Nous vous attendons sur cette place. Mais, pendant que nous y allons, parlons de cette place et de son histoire. La place porte ce nom parce que c’est là que se trouvait l’Hôtel de la Monnaie,

La place des Martyrs

Nous voilà à nouveau à l’extérieur. Tournons le dos à la porte de l’église. Juste face à nous, se trouve une rue, la Koolstraat. Nous la prenons, et tournerons ensuite dans la première rue à droite, la rue des Roses. Nous sommes rue des Roses. Continuons. Après quelques pas, nous déboucherons alors sur une des plus belles places de la ville, la place des Martyrs. C’est une très belle place toute blanche, dans le style classique du 18e siècle, marquée au centre par un grand monument aux martyrs de la révolution belge de 1830. D’où le nom de « place des martyrs ». Avant 1830, elle s’appelait place Saint-Michel. Elle ressemble un peu, en plus intime, à une autre place

La rue neuve

Justement, nous allons maintenant traverser tout à fait la galerie pour nous retrouver de l’autre côté, dans la rue Neuve. Et maintenant, venant du passage, prenons cette rue Neuve vers la gauche, et marchons environ 300 mètres, jusqu’à ce que la rue s’élargisse. Nous verrons alors à notre gauche une grande façade d’église baroque. Ce sera l’église Notre-Dame du Finistère. En chemin, parlons un peu de ce quartier. Alors : la rue Neuve est une rue essentiellement vouée au commerce, et même plutôt à un commerce pour des bourses assez moyennes. Et pourtant. A l’origine, c’était une rue plutôt aristocratique. Remontons en arrière. Au Moyen Age ne se trouvaient ici que des prés et des potagers. Certains prés du quartier

Le passage du Nord

Continuons encore un peu plus loin dans cette rue. Plus loin, s’ouvre à droite une grande galerie couverte : c’est le passage du nord. Nous y entrerons et irons jusqu’au milieu de cette galerie. Voici encore un bel exemple de passage couvert, un des plus beaux encore conservé à Bruxelles, après les grandes galeries royales bien sûr, que nous découvrons au cours d’un autre circuit. La galerie dans laquelle nous nous trouvons, le passage du Nord, date de 1881. Comme toutes les galeries couvertes, ce lieu a essentiellement une fonction commerciale. Le but de ces galeries, très à la mode au 19e siècle, était de permettre au riche public de se promener à l’abri des intempéries en hiver, et du

La maison des chats

Continuons. Nous tournons le dos à l’entrée de l’hôtel. En restant sur le même trottoir, nous partons vers la droite. Un peu plus loin, se trouve une curieuse maison 19e siècle, la maison dite « des chats ». Vous y êtes. Le rez-de-chaussée de cette façade reprend le thème d’une grande porte encadrée de deux vitrines, un peu comme les maisons baroques de la Grand-place, qui ont servi de modèle. En fait, l’architecte, Henri Bèyaart, a reproduit ici une maison typique de la Grand-place, mais en plus grande, avec le gigantisme propre au 19e siècle, puisque cette maison date de 1874. Pour cette construction, Bèyaart a d’ailleurs reçu un prix de 20 000 francs de l’époque, ce qui était le

Le grand hôtel Métropole

Nous restons sur le même trottoir et avançons toujours sur la place, jusqu’à hauteur du grand du cinéma UGC. Tournons le dos à la façade de l’UGC. Juste face à nous, de l’autre côté de la place, il y a le grand hôtel Métropole. Traversons la place, et retrouverons-nous devant l’entrée. Entrez pour regarder tout à loisir le luxe intérieur de ce bel hôtel, les lustres de verre, et aussi le bel ascenseur ancien qui se trouve au fond à gauche. Toute une époque. Ce décor correspond à une époque qui était l’âge d’or économique de la Belgique. Quand vous aurez fini votre visite, nous nous retrouverons à cette même place.

Scroll to Top