Bruxelles

L’ancien hôtel Continental

Regardons vers le bout de la place, à gauche. Nous voyons un grand bâtiment de coin, entre les deux boulevards qui aboutissent sur la place de ce côté. Ce bâtiment fut conçu pour créer un nouvel aboutissement à la perspective du Boulevard Anspach. Il abrite aujourd’hui des bureaux, mais il était à l’origine un hôtel de luxe, l’Hôtel continental. Avançons un peu vers la gauche pour mieux observer ce bâtiment. Son style est très classique, en fait, il fait un peu penser, avec ses grosses colonnes et ses immenses fenêtres, à un palais du Louvre en miniature. Car à l’époque, comme le lieu était un lieu de prestige, on a voulu lui donner le prestige d’une grande avenue parisienne. Et[…]

La place de Brouckere

Nous sommes toujours face à la tour noire, tournant donc le dos à l’église Sainte Catherine. Nous partons alors vers la gauche, en restant sur le même trottoir et allons jusqu’au bout de la place. Arrivés au bout de la place, nous croisons une longue rue droite, qui vers la gauche porte de nom de rue de Laaken. Nous prenons cette rue de Laaken vers la gauche, puis prendrons la première rue à droite, la rue des Augustins. Elle nous mènera, après une centaine de mètres, sur une large place, la place de Brouckère. Nous vous y attendons. Nous voilà au coin de la rue des Augustins, sur un large boulevard. A notre gauche, la fameuse place de Brouckère, de

La tour noire, un vestige du Moyen-âge

Mais il nous faut quand même signaler un vestige intéressant du Moyen Âge, la tour noire. Arrivant de la rue du cyprès, la tour se trouve à gauche de l’église Sainte-Catherine, intégrée dans la construction moderne du grand Novotel. Allons jusqu’aux pieds de cette tour. Nous voilà face à un petit morceau de Moyen-âge. C’est un des rares restes de la première enceinte du Bruxelles médiéval, remontant au 12e siècle. D’après la position du reste de mur par rapport à la tour elle-même, c’était ici un angle de la muraille. Observez que du côté intérieur, la tour est ouverte par une très large fenêtre. C’est ce qu’on appelle une tour « à gorge ». La fonction de cette ouverture était

La place du Samedi

Retrouverons-nous à la sortie, celle par laquelle nous sommes entrés. Là, nous tournons le dos à l’entrée de l’église. Juste face à nous, une rue part tout droit. C’est la rue du peuplier. Ce n’est pas celle-là que nous prendrons, mais la rue qui part en biais, juste à sa gauche, la rue du cyprès. Elle nous mènera, après une cinquantaine de mètres, sur une petite place au fond de laquelle se trouve une gigantesque église : c’est la place du Samedi. Nous voici sur la place du samedi. L’église dont nous voyons le chœur, au bout de la place, est l’église Sainte-Catherine. Elle date du 19e siècle, et est l’œuvre de l’architecte Joseph Poulaart, celui qui construisit le grand

Les confessionnaux du 17e siècle

Nous allons maintenant passer dans la nef latérale derrière la chaire de vérité, pour nous tenir devant un des confessionnaux, au choix. Vous avez choisi un confessionnal ? Très bien. Ces confessionnaux sont du 17e siècle, donc de la pleine époque baroque. Comme la chair, le confessionnal est un meuble inventé par la Contre-Réforme. Une des grandes critiques du protestantisme était notamment les abus dans le domaine de la confession. Les punitions des fautes étaient tarifées, c’est-à-dire que les fidèles devaient payer pour obtenir le pardon de certaines fautes. La somme à donner était proportionnelle à la gravité du péché. Cet argent était important pour Rome, qui en cette fin de 15e siècle, faisait reconstruire la basilique Saint-Pierre, ce qui

L’intérieur de l’église Saint-Jean-Baptiste

Nous allons maintenant entrer dans l’église. Une fois à l’intérieur, nous resterons près de l’entrée, et regarderons vers le fond, en direction du chœur et du maître-autel. Alors nous allons faire une petite expérience spatiale. Nous allons, quand nous le dirons, avancer lentement en direction du chœur, tout en regardant devant nous. D’ici, l’espace s’étend tout en longueur devant nous, comme une église gothique, en fait. Donc un plan assez traditionnel. Mais en avançant, nous pourrons nous rendre compte que l’espace semble se dilater à gauche et à droite, et qu’une fois arrivés à l’entrée du chœur, nous aurons le sentiment d’un espace s’étendant autant en largeur qu’en longueur. Vous comprenez maintenant ce que nous voulions dire ? Expliquons un

L’extérieur de l’église Saint-Jean-Baptiste

Portons maintenant notre regard vers l’église. Ce que nous voyons ici n’est bien sûr plus l’église médiévale. Ce qui s’élève devant nous est une église totalement reconstruite au 17ème siècle, c’est-à-dire à l’époque baroque. Car la reconstruction dans un style moderne était, plus qu’une simple réparation, un moyen de souligner le retour triomphal de la foi et des institutions catholiques au sein de la ville. Expliquons un peu. Pour répondre aux critiques des protestants, de la Réforme, l’Eglise de Rome convoqua un grand concile, réunion de tous les évêques et prélats de l’Eglise, à Trente, dans le Nord de l’Italie. C’est le fameux concile de Trente, qui dura de 1545 à 1563. Ce Concile remit les pendules à l’heure sur

Le grand Béguinage

Nous sommes sur la place Saint-Jean-Baptiste au béguinage. Au milieu de la place, isolée sur tous ses côtés, l’église Saint-Jean-Baptiste. Qu’est-ce qu’un béguinage ? C’est un lieu où vivaient des béguines. Oui, bon. Mais qu’est-ce qu’une béguine ? Une béguine, c’est une femme qui consacre sa vie à Dieu, comme une religieuse, mais qui ne faisait pas de vœux perpétuels. C’est-à-dire que si elle le voulait, elle pouvait quitter son béguinage et se marier. Cela est parfois arrivé, même si ça a été assez rare. Les béguines portaient un costume comme les religieuses, vivaient ensemble autour de leur église, avaient une série d’offices religieux, auxquels elles étaient tenues d’assister ensemble. Les plus riches avaient leur propre maison, les plus pauvre

Le tableau présentant Bruxelles au milieu du 17e siècle

Prenons maintenant la porte à notre droite, toujours dans le même mur que le tableau de Frans Hals. Elle donne accès à l’étage du petit forum, au rez-de-chaussée duquel nous avons pris nos billets d’entrée au début de la visite. Nous arrivons alors dans une salle au centre de laquelle un puits donne sur le rez-de-chaussée. Face à nous, à droite de l’autre côté de la pièce, nous verrons alors un tableau tout en longueur qui représente Bruxelles au milieu du 17e siècle. C’est avec ce tableau que nous terminerons notre visite. L’artiste est certes un bon peintre, mais ce tableau vaut surtout, bien sûr, pour cette vue quasi aérienne de la Bruxelles du 17e. On pense qu’il date de

Le tableau de Frans Hals

Et pour un même type d’œuvre, le portrait, Frans Hals, son contemporain, met en œuvre des moyens très différents. Pour le voir, tournons-nous vers le long mur qui se trouve face à celui que nous regardons. Un peu sur la droite, nous voyons un portrait d’homme, également en noir, coiffé d’une petite calotte et tenant un livre en main.. Le personnage représenté ici, Iohanèss Hoornbék, vient d’être nommé professeur en théologie à l’université de Leyde. Regardez : nous voyons un livre sur le dos duquel la lumière vient déposer quelques éclats blancs. C’est bien un attribut de savant et cela le rend donc immédiatement reconnaissable. Sinon, autre chose nous saute aux yeux : c’est le tissu moiré de sa toge

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