Bruxelles

L’œuvre du célèbre Rembrandt

Tout cela, c’est chez les catholiques. Et qu’en est-il chez les protestants, dans les Pays-Bas du Nord ? N’oublions pas que les calvinistes rejetaient toute représentation religieuse. Du coup, les scènes religieuses n’étant jamais commandées, que vont-ils faire alors, ces artistes ? Et bien, des paysages, des portraits, et des scènes de genre, ou scènes de la vie quotidienne. Allons y jeter un coup d’œil. Pour cela, prenons la porte à gauche du tableau « La montée au clavaire ». Nous serons alors dans la première salle de la section hollandaise. Entrez dans la pièce, puis faites un demi-tour sur vous-même, afin de regarder vers la porte que nous venons de passer. A droite de cette porte se trouve un[…]

Les caractéristiques de l’art de Rubens

Tous les tableaux présents ici peuvent être regardés sous cet angle esthétique. Si nous nous tournons vers la droite par exemple, nous avons, au milieu du mur, cette grande toile représentant le martyr de saint Liévin, évêque de Gand, à qui on arrache la langue et qu’on donne à manger à un chien. A vous de voir si vous retrouvez ces traits remarqués sur « la montée au calvaire ». Prenez quelques secondes à chaque fois pour répondre aux questions que nous allons vous poser. Alors : Voyez-vous comme des flash de lumière ? Et maintenant, dans la composition c’est-à-dire dans la façon dont ont été posés les personnages et les choses- est ce que vous voyez comme des diagonales

La salle des grands tableaux d’autel

Nous allons le retrouver dans toute sa splendeur dans la salle suivante, la salle des grands tableaux d’autels. Car c’est là que l’artiste donne toute sa mesure. Pour y aller, allons vers le bout de la salle où nous sommes. A droite, une porte ouvre sur la salle où nous devons aller. Nous nous assoirons alors sur les sièges du centre de la pièce, en regardant vers le grand tableau du fond, qui représente une montée au calvaire. La dimension de ces tableaux laisse rêveur, non ? Tous proviennent d’églises. Ce sont des tableaux d’autel, décorant les retables d’église de Flandre et du Brabant. Rubèns, à Anvers, était un des peintres favoris des couvents et du clergé. A l’époque en

Les grandes œuvres du 17e siècle

Revenons maintenant sur nos pas en retraversant l’ensemble de la collection Delporte, pour retrouver le hall pavé de pierres. Là, nous monterons l’escalier que nous avons signalé plus tôt, pour atteindre la galerie du 17e siècle. Nous vous attendons en haut de cet escalier. Nous y voilà. Venant de l’escalier, nous prenons la porte vitrée à notre droite, puis celle à notre gauche. Nous serons alors dans une galerie, qui constitue l’étage du grand forum d’entrée, où nous avons commencé notre visite. Vous y êtes ? Très bien. Toutes les œuvres que nous allons voir maintenant sont du 17e siècle, de l’époque baroque. A nouveau, nombreux sont les tableaux à admirer. La grande richesse de ce musée réside toujours dans

Le tableau de Piiter Breugel deux

Puisque nous sommes là, regardons, à côté à gauche sur le même mur, un tableau de Piiter Breugel deux, dit le jeune, son fils. Il représente une danse villageoise accompagnée de cornemuses. Car la Belgique était, jusqu’au 18e siècle sans doute, un grand pays de la cornemuse. Ce beau tableau aux couleurs vives et aux mouvements entraînants est sans doute la copie d’une oeuvre de Breugel l’Ancien. Mais cette copie nous montre bien que quand il le veut, ou quand ses commanditaires payent assez, ce fils aîné peut se montrer aussi bon que son père.

La chute des anges rebelles

Tournons-nous maintenant vers la gauche. Nous voyons un tableau un peu plus petit, représentant « le paysage avec la chute d’Icare ». Puis, sur la gauche encore, un grand tableau, c’est la chute des anges rebelles. Dans la partie haute, sur fond d’un soleil bien centré, une armée d’ange sonne des trompes et frappe de leurs épées des démons difformes. Au centre, l’archange Michel, en armure dorée, semble guider l’action des autres anges. C’est ici une représentation de ce vieux thème judéo chrétien de la chute de certains des anges qui s’étaient révoltés contre Dieu, le grand archange Lucifer en tête. Pour punition, ils furent tous projetés aux fins fonds de la création, hideusement transformés par leur faute. Quand nous

Le « paysage avec patineurs et la trappe aux oiseaux » de Piiter Breugel l’ancien

Le musée possède une autre œuvre de Piiter Breugel l’ancien, un tout petit tableau, un chef-d’œuvre absolu : c’est « le paysage avec patineurs et la trappe aux oiseaux ». Il ne se trouve pas dans cette pièce, mais plus loin. Nous vous expliquerons pourquoi lorsque nous y serons. Aussi, n’attendons pas plus, et continuons notre périple dans le musée pour rejoindre cette petite œuvre. Nous aurons à marcher un moment. Passons par la porte qui se trouve à droite du « Dénombrement de Bethléem ». Là, nous partirons vers la droite, et traverserons en longueur toute la salle, le couloir, et encore la salle suivante. Nous nous arrêterons lorsque nous arriverons tout au bout, dans un couloir pavé de

Les interprétations sur le tableau « Dénombrement de Bethléem »

D’abord, il y a une interprétation qui dit que ce tableau est une évocation du passage de l’Ancien Testament au Nouveau, par l’intermédiaire de la Vierge et du Christ. Observez. En haut à droite se trouve un château en ruine. Dans la symbolique, il représente souvent le palais du roi Salomon, roi du Peuple Juif, qui vécut dans l’Ancien Testament. Ce château est puissant, mais en ruine. En haut à gauche, c’est un petit village, tout simple, mais habité, et éclairé par la lumière rose du soleil. L’église s’y trouve bien en évidence. Ce serait le Nouveau Testament, la nouvelle loi, celle de l’évangile, proclamé par l’église. Regardons en bas du tableau, au centre, nous avons déjà signalé Marie et

Les grands tableaux de Breugel

Et maintenant, nous allons continuer notre chemin. Sortons de la salle. Nous marcherons alors tout droit en traversant deux salles successivement. Nous nous arrêterons dans la troisième et dernière salle, là où l’atmosphère est plus sombre. Dans cette salle se trouvent les grands tableaux de Breugel. Vous y êtes. Ici, la mi-obscurité protège ces œuvres exceptionnelles, mais crée aussi une ambiance, un génie du lieu, qui nous rappelle que nous sommes ici à un des points culminants de la collection. Nous allons commencer par nous repérer dans cette grande salle. D’où nous venons, il y a une série de grands tableaux à notre droite, et deux grands tableaux à notre gauche. Au fond de la salle, sur un petit côté,

L’œuvre de Patenier

Prenons maintenant la porte à gauche de ce tableau. Nous nous trouverons alors dans une salle où nous ne resterons pas. Prenons à nouveau la porte qui se trouvera à notre gauche. Vous y êtes ? Alors, faisons face au mur à notre gauche. Le dernier tableau à droite représente un grand paysage au centre duquel se trouve un arbre. Ce tableau est de Patenier, le plus important peintre paysagiste de son époque. Alors que voyons-nous ? Sous cet arbre, un groupe de gens rassemblés, qui écoutent le personnage vêtu du rouge brun, sur la gauche. C’est saint Jean Baptiste, prophète et cousin du Christ, en train de prêcher. C’est donc un sujet religieux, intégré dans un grand paysage, ce

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