Bruxelles

La fillette à l’oiseau mort

Il est temps maintenant de nous rapprocher un peu du grand Breugel l’Ancien. Pour nous y rendre, nous allons suivre un parcours relativement long, car cette section du 16e siècle est très grande. Nous vous signalerons en passant l’un ou l’autre tableau intéressant. Bien sûr, bien des œuvres sont intéressantes, mais il nous faut faire un choix. Nous allons maintenant tourner le dos au retable de la confrérie de Sainte-Anne, passer la porte par laquelle nous sommes arrivés dans cette salle. Dans la salle suivante, nous irons tout droit, et nous traverserons ainsi deux salles entières. Dans la dernière de ces salles, lorsqu’il ne sera pas possible de continuer tout droit, nous nous arrêterons. Il y a là un petit[…]

Le triptyque de la confrérie de sainte Anne de Louvain par Quentin Metsys

Revenons maintenant dans les Flandres. Pour cela, nous tournons le dos à la Vénus de Cranach, et repassons dans la salle des Bosch. Là, nous prendrons la porte qui se trouvera dans le mur de gauche. Nous nous trouverons alors dans une nouvelle salle. Mais nous n’y resterons pas, et prendrons encore la porte de gauche. Elle nous mènera à une salle en cul-de-sac, qui contient un grand triptyque : le triptyque de la confrérie de sainte Anne de Louvain, par Quentin Metsys. Et nous voilà devant ce grand tableau, considéré comme un des chefs-d’œuvre du musée. Il représente toute la famille de la Vierge. Au centre, la Vierge, en blanc, est assise à côté de sainte Anne, sa mère,

Le Portrait du docteur Scheyring

A droite de ce tableau de Vénus se trouve un portrait sur fond vert clair. Il représente, en buste, un homme barbu, mains croisées sur le ventre ? C’est une autre oeuvre de Lucas Cranach. Difficile de résister à lui accorder un instant. Onpense que cette tile représente le docteur Scheyring. Mais on n’en est pas sur et ce n’est pas grave, car le plus important est la grande expressivité contenue dans ce portrait. Mais, ici, les moyens utilisés pour produire cet effet sont assez différents de ce qu’on a vu chez Roger van der weyden. Comme on l’a vu, les flamands utilisaient une lumière assez douce, qui mettait en valeur les zones plus claires, en les opposant à un

Le « Vénus » de Lucas Cranach l’Ancien

Avec Jérôme Bosch, nous quittons le 15e siècle. Nous allons maintenant passer au 16e siècle. Et pour commencer, nous allons momentanément quitter la Flandre pour l’Allemagne, car le musée possède de beaux tableaux de Lucas Cranach l’Ancien. Lorsque nous regardons la crucifixion de Jérôme Bosch, une porte s’ouvre sur la gauche de ce même mur. En la passant, nous nous retrouverons face à face avec un grand tableau en forme de rectangle vertical, représentant une belle femme nue. C’est une « Vénus » de Lucas Cranach. Vous avez trouvé ? Que voilà une bien jolie femme, et pour cause, puisqu’il s’agit de Vénus en personne, déesse de la beauté. Elle est accompagnée, à gauche, d’un petit garnement ailé. C’est son

Le Calvaire de Jérôme Bosch

Dans cette salle se trouve un autre tableau de Bosch. Lorsque nous regardons le triptyque de saint Antoine, il se trouve sur le mur à notre droite, juste au centre. Il représente une crucifixion dans un pré vert, entourée de quatre personnages dont un agenouillé. Pour le chrétien, l’Homme est sauvé grâce au sacrifice du Christ sur la croix. A droite, le donateur du tableau, celui qui l’a commandé, est représenté agenouillé, en prière. Il est accompagné de saint-pierre, reconnaissable par les clefs du Paradis, qu’il tient en main. Saint-Pierre est sans doute son saint Patron. Saint Pierre s’adresse à l’échelon au dessus, saint Jean l’évangéliste, vêtu de rouge, à gauche de la croix. Saint-Jean lui-même s’adresse à la Vierge

Le grand retable de la Tentation de saint Antoine de Jérome Bosch

Voilà, avec ce tableau de Memling, le dernier commentaire que nous souhaitions faire sur les primitifs. Nous allons aller voir maintenant quelque chose d’assez unique, un artiste dont l’étrangeté n’a d’égal que la créativité. Nous allons parler de Jérôme Bosch. Alors, passons dans la salle suivante, que nous traverserons entièrement, puis encore dans la suivante. Là, sur le mur de gauche, se trouve le grand retable de la Tentation de saint Antoine. Vous y êtes ? Nous voilà face à un bien curieux tableau en trois parties, un tryptique donc, peuplé de monstres issus d’un imaginaire délirant. Il est attribué à Jérôme Bosch lui-même ou à son école et est la copie d’un autre, qui se trouve aujourd’hui au musée

Les œuvres de Hans Memling

Passons maintenant la porte sur notre gauche pour entrer dans la salle suivante. Là, nous longerons le mur directement à notre droite pour découvrir, dans le coin de droite, quelques œuvres d’un autre grand primitif : Hans Memling. Nous voici dans le coin. Sur le mur à notre droite se trouve un tableau représentant le « Martyre de saint Sébastien ». Face à nous, un diptyque c’est-à-dire un tableau en deux parties, représentant un couple : Willèm Moréél et sa femme, Barbara Vann Vlaanderbèrk. Ensuite, à gauche, un portrait d’homme. Tous les quatre sont de Hans Memling. Memling a travaillé surtout à Bruges, mais il était d’origine allemande. Son nom vient de Mömlingen, le village originel de sa famille. Le

Le Maitre de Moulins

Revenons maintenant sur nos pas. Nous allons repasser dans la salle précédente et nous regarderons le petit tableau juste à droite de cette porte. C’est une petite Vierge à l’Enfant entourée d’anges. Elle est attribuée au fameux maître de Moulins. Joli petit tableau, n’est-ce pas ? La Vierge, vêtue d’une robe bleue et d’un manteau rouge, regarde avec beaucoup de tendresse l’enfant, couché sur un matelas blanc, en bas à droite. Autour, des anges -sur fond doré- esquissent des gestes variés avec leurs mains, donnant au tableau une dynamique tournoyante. C’est une composition très intense. L’œuvre est très réaliste et même très humanisante, comme en témoigne la beauté de sentiment exprimée par le doux visage de la Vierge, ou le

La « Justice d’Othon » par Dirk Bowts

Prenons la porte qui se trouve tout à fait à gauche du mur pour aller dans la salle suivante. Dans cette salle, dans le mur de droite, un passage donne sur une petite salle où est conservé, isolé, un grand double tableau : c’est « La justice d’Othon», par Dirk Bowts. Ce curieux grand tableau est formé de deux parties et l’histoire se lit en partant du haut à gauche. C’est une histoire terrible que nous allons d’abord vous raconter. L’empereur d’Allemagne, Othon, était connu pour sa grande Justice. Mais son épouse était plutôt volage. Elle s’était éprise d’un courtisan et le poursuivait de ses assiduités. Celui-ci, agacé et fidèle à son épouse, l’avait repoussée. La bouillonnante impératrice en prit

L’art des primitifs flamands

Ce tableau est un véritable manifeste de l’art des Primitifs flamands. Nous en avons perçu les caractères essentiels, que nous allons maintenant reprendre l’un après l’autre. Et nous, parlons de l’art de ces primitifs flamands. La première caractéristique est, chez eux, cette passion pour l’observation réaliste des choses, dans leur forme, mais aussi dans leur matière. Et cela va jusqu’à une passion pour la restitution du sentiment humain et de l’atmosphère des lieux. Cette observation quasi scientifique du monde réel est très nouvelle à l’époque. Elle est un signe de l’ouverture de l’esprit humain à de nouvelles dimensions. L’art du Moyen Age fonctionnait essentiellement sur le symbolisme. L’art des primitifs fonctionne sur la passion de la réalité concrète. L’esprit se

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