Bruxelles

L’architecture du chœur et du transept

Observons un instant l’architecture de ce chœur. Pour cela, allons jusqu’aux marches qui donnent accès au chœur, mais sans y monter. Les murs du chœur sont composés de trois niveaux. Au rez-de-chaussée, des arcades. Au-dessus des arcades, une galerie est ouverte dans le mur. Elle fait tout le tour du chœur. Et enfin, viennent les fenêtres. La galerie est assez intéressante. Observons qu’elle est formée d’une série de groupes de trois colonnettes en faisceau, c’est-à-dire coagulées l’une à l’autre en quelque sorte. Ces faisceaux de colonnettes, qui partent du sol et montent verticalement, se rejoignent entre eux par un arc, juste sous les fenêtres hautes. C’est une décoration assez rare. En tout cas, ce qui est intéressant, c’est de constater[…]

Notre-Dame de la Chapelle

Nous voilà revenus en lieu connu. D’où nous arrivons, nous avons à notre gauche la station d’essence, et juste après la petite rue de Rollebéék, qui remonte vers le Sablon. Nous ne la prendrons pas maintenant. Nous allons plutôt continuer tout droit, et prendrons la rue qui part en léger biais vers la gauche, la rue Haute. C’est une des plus vieilles rues de Bruxelles, qui d’ici, traverse entièrement le quartier très populaire des Marolles, que nous avons mentionné au début de notre circuit. Nous n’irons pas visiter le quartier des Marolles maintenant. Ce serait bien trop long. Mais nous allons l’effleurer, en découvrant la belle église gothique Notre-Dame de la Chapelle. Pour y aller, prenons donc la rue Haute.

La petite rue de Rollebeek

Nous allons maintenant remonter la rue Lebeau jusqu’à l’entrée de la place du Sablon. Là, nous prendrons alors à droite, la petite rue de Rollebéék, que nous descendrons jusqu’en bas, à son croisement avec un très large boulevard. A cet endroit, vous verrez à votre droite une station d’essence. Nous vous y attendons. Si vous y êtes, ne nous attardons pas outre mesure. En aucun cas, nous ne sommes dans l’endroit le plus beau de Bruxelles ! Mais venant de la rue de Rollebéék, prenons le grand boulevard, nommé « boulevard de l’empereur » vers la droite. Après quelques pas, nous apercevrons à notre droite une tour et un morceau de mur médiéval, au milieu d’une pelouse. Nous voilà face

L’hôtel Frison par Horta

Nous nous tenons donc maintenant au bas de la place, avec la rue Lebeau à notre droite. Tournons un moment à droite dans la rue Lebeau, et allons observer la maison située au numéro 37. Il s’agit d’un édifice construit par l’architecte Art Nouveau Victor Horta. Nous nous tiendrons sur le trottoir opposé à celui de la maison, afin de mieux en observer la façade. Nous voici donc devant une maison de ce célèbre architecte belge de la Belle Epoque, un des grands créateurs de ce mouvement que l’on a appelé « Art Nouveau », et dont Bruxelles fut une des capitales européennes. Il s’agit de l’hôtel Frison, du nom du client qui avait commandé cette maison à Horta. Bien

La place du Grand Sablon

Lorsque nous sortons de l’église, contournons-la en partant vers la gauche. Nous aurons ainsi une belle vue sur l’extérieur du chœur. Continuons à la contourner pour finir par nous retrouver sur la place du grand Sablon. Nous vous invitons à descendre cette place jusqu’au milieu, où se trouve une grande fontaine de marbre, la fontaine de Minerve. La place du Grand Sablon est aujourd’hui un lieu consacré aux commerces de luxe, et particulièrement aux antiquités. Si vous êtes là un week-end, vous aurez même la chance de profiter du marché des antiquaires, qui se tient là chaque samedi. Mais revenons à la place elle-même. Elle est entourée de maisons et d’hôtels de maîtres dont la construction va de la fin

La chaire de vérité

Et dans l’immédiat, nous allons encore regarder la belle chaire à prêcher. Lorsque nous tournons le dos au chœur et à l’autel principal, elle se trouve dans la nef centrale, du côté gauche. Cette grande cuve de bois repose sur un ensemble de sculptures, également de bois. Ce type de meuble servait autrefois au clergé à prêcher et commenter les écritures aux fidèles. En Belgique, on lui donne le nom de « chaire de vérité ». Cette chair date du 17e siècle, de 1696, plus précisément. Elle n’est pas à sa place originale. Elle avait été réalisée pour une autre église de Bruxelles, l’église des Augustins, aujourd’hui disparue. Elle n’a été installée ici qu’au 19e siècle. A cette époque en

L’intérieur de l’église Notre-Dame au Sablon

Si le cœur vous en dit, allez jeter un coup d’œil. Mais après cela, revenez sur vos pas et retraversez le parc. Nous vous attendrons à l’entrée où se trouvait la statue des fabricants de heaumes et casques. Nous voilà à la sortie du parc. Allons maintenant devant la porte latérale de l’église Notre-Dame des Victoires au Sablon. La porte latérale est celle qui s’ouvre sur la rue de la Régence. Nous avons déjà un peu parlé de l’origine de l’église, qui a entraîné le développement de tout un quartier aristocratique. Vous avez pu constater à l’extérieur que l’église ne comporte pas de tour. Alors pourquoi ? Ceci est important, car cette particularité rappelle que, malgré sa taille importante, ce sanctuaire n’est à

Le palais d’Egmont et la rue aux Laines

Nous voici au sommet des rampes. Une petite grille ouverte nous permet de passer dans la rue. Face à nous se trouvent les grilles de la cour d’un grand palais: c’est le palais d’Egmont. Traversons la rue pour l’observer à travers les grilles. Le palais que nous voyons ici fut reconstruit essentiellement au 18e siècle et même certaines parties au début du 20e siècle. Il abrite aujourd’hui le Ministère des Affaires étrangères, et est donc généralement fermé au public. Ce n’est donc plus l’hôtel occupé par Lamoral d’Egmont au 16e siècle, dont nous venons de parler. Son hôtel fut rasé après sa disgrâce, et tous ses biens confisqués. Sa veuve et ses 13 enfants ne retrouveront leurs biens qu’en 1576,

Les statues des grands personnages de l’époque

Au fond de ce petit parc se trouve un grand bassin d’eau, dominé par les grandes statues des Comte d’Egmont et de Hornes. En chemin, nous vous raconterons leur histoire. Cette double statue date de 1864. Elle était à l’origine installée sur la grande place de Bruxelles, à l’endroit où ces deux personnages furent exécutés en 1568. Mais elle fut déplacée à cet endroit quelques années plus tard, gênant l’unité stylistique de la Grande Place. Au 19e siècle, les comtes d’Egmont et de Hornes étaient considérés comme de véritables héros nationaux. Voici leur histoire. Le 16e siècle est une période très sombre dans l’histoire de la Belgique. A l’époque, comme nous l’avons signalé, tout le territoire appartenait, par héritage, au

Le Square du petit Sablon

Voilà ce qu’on pouvait dire sur le Sablon. Et maintenant, intéressons-nous un instant au magnifique petit square dans lequel nous nous trouvons. Comme nous l’avons dit, il est connu sous le nom de « Parc du petit Sablon ». C’est un jardin néo-gothique, considéré comme un des plus charmants parcs de la ville. Il a été inauguré en 1890, et est l’œuvre d’un architecte important à Bruxelles : Henri Bèyaart. Tout le parc est entouré de colonnettes néo-gothiques, toutes différentes, et de grilles. Chaque colonnette est surmontée d’une statue de bronze représentant chacune une des anciennes corporations de métiers de la ville. Chaque statue tient un objet permettant de reconnaître son métier. Toutes ces statues sont traitées dans un style

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