Bruxelles

Manneken Pis

Une trentaine de mètres plus loin, nous découvrirons alors la petite fontaine du Manneken pis, à notre gauche. Et voilà ce fameux petit personnage. On sait qu’une fontaine existait déjà ici au 15e siècle. Mais le petit garçon urinant n’a été imaginé qu’au 17ème siècle. Son auteur est un sculpteur baroque assez important à Bruxelles : Jérôme Duquenoy. Ce n’est sans doute pas l’œuvre majeure de Jérôme Duquesnoy, mais elle est bien dans la lignée de l’art de cette époque. Le baroque aimait en effet les effets de mouvement et les torsions de corps. Ici, c’est assez sage, mais la cambrure de ce petit garçon en train d’uriner est bien dans le goût du temps. Le côté insolite du sujet[…]

Evrard T’Serclaes et Manneken Pis

Nous allons maintenant voir quelques lieux du quartier autour de la place. Pour cela, nous prendrons plusieurs directions, et la Grand-place restera toujours notre point de repère. D’abord, nous allons découvrir ce petit personnage de Maneken Pis. Son considérable succès touristique est assez déconcertant, mais il ne doit pas pour autant occulter l’intérêt folklorique de la statue. Et puis elle ne se trouve pas bien loin. Pour découvrir ce petit bonhomme, nous allons nous tourner en direction de l’Hôtel de Ville. Lorsque nous lui faisons face, nous voyons une rue qui débouche sur la place, juste à sa gauche. C’est la rue Charles Buls. Son entrée est reconnaissable par la maison qui occupe son coin, ouverte par de grandes arcades.

Les Maisons de la place

Nous allons terminer notre tour de la place en observant les autres bâtiments. Ce sont des maisons, dont certaines sont encore habitées, occupées au rez-de-chaussée par des commerces. Ces maisons sont bien postérieures à l’Hôtel de Ville. En fait, elles ont toutes été construites en quelques années à la fin du 17e siècle, ce qui donne un aspect assez unitaire à l’ensemble, bien que les décorations soient très variées. Pourquoi cette reconstruction massive ? Pour le comprendre, repartons en 1695. A l’époque, l’Europe est en guerre perpétuelle avec la France de Louis 14. A une soixantaine de kilomètres au sud de Bruxelles, en Wallonie, se trouve la ville de Namur, avec sa formidable citadelle. On disait que celui qui possédait

Le décor sculpté de l’hôtel de ville

Traversons la place pour nous approcher de la porte centrale de l’Hôtel de Ville, au pied de la tour. Vous y êtes ? Observons alors le tympan de la porte, c’est-à-dire la partie sculptée au dessus des deux battants. Nous y voyons des sculptures représentant les saints patrons des grandes compagnies militaires de la ville. Ces compagnies ou guildes militaires étaient en quelque sorte des gardes civiques constituées par les bourgeois de la ville. Il était socialement important d’y occuper une place, voire d’y avoir un grade ou une distinction. Chacune de ces compagnies défile lors des grandes occasions, des fêtes profanes ou religieuses de la ville. Elles sont tellement liées à la vie sociale et au statut des riches

L’Hôtel de Ville

Revenons maintenant à la Grand-place et à son aspect actuel. Elle changera beaucoup au cours du Moyen Âge. Actuellement, les éléments les plus anciens remontent au 15e siècle. Le plus important, c’est l’hôtel de ville, que nous allons maintenant observer. De là où nous sommes : que voyons-nous ?. Nous pouvons voir qu’il est formé de deux ailes, séparées au milieu par la grande flèche gothique, qui est le beffroi de la ville. L’Hôtel de Ville est un des plus beaux et des plus grands monuments d’architecture civile de la fin du Moyen Age. Il a toujours été très admiré par les voyageurs, notamment par le grand peintre allemand du 16ème siècle, Albrecht Dürer, qui en parle dans ses carnets

Historique de la Grand-Place

Plaçons-nous au centre de la place. Nous sommes ici dans le cœur historique de la ville, ce que l’on appelait autrefois le « néédermèrkt », le « marché inférieur. » Effectivement, le vieux Bruxelles est construit sur la pente d’une colline, et nous sommes ici au pied de cette colline. L’aspect actuel de la Grand-place de Bruxelles est le fruit d’une longue évolution, qui va du 15e siècle au 18ème siècle. Pourtant, si nous faisons tourner notre regard, nous constaterons qu’on a le sentiment d’une grande unité de style. C’est un magnifique décor de théâtre, pour reprendre une expression de Jean Cocteau, qui aimait beaucoup cet endroit. Prenons un instant pour comprendre l’évolution du lieu, et pour cela, commençons par

Grand-place et ses alentours : introduction

Avec son magnifique hôtel de ville gothique et le faste baroque de ses maisons, la grand-place sera l’occasion de parler des origines de Bruxelles. Puis, nous nous promènerons dans les petites rues autour qui, outre le célèbre Manneken Pis, nous feront découvrir les lieux typiques où palpite le cœur du vieux Bruxelles, qu’il s’agisse de vieux cafés ou d’impasses abritant de vénérables brasseries, ou boulangeries. Mais le Bruxelles bourgeois du 19e sera également présenté avec notamment la Bourse et surtout avec les galeries royales, dont le toit en verre bombé était une innovation en Europe.

Van de velde

Nous nous arrêterons quelques mètres plus haut à hauteur d’une place à côté courbe, la place Emile Vann de vèlde. Nous voilà sur la place Vann de vèlde. Pourquoi s’arrêter ici ? Elle ne présente -de fait- pas beaucoup d’intérêt. Mais pour une fois, nous allons montrer du très laid et évoquer ce que vous auriez dû voir. Car, à notre droite, se trouve un grand bâtiment, moderne et laid, à la façade courbe. Il occupe l’emplacement exact de l’ancienne maison du peuple de Bruxelles, qui était une des œuvres principales de l’architecte Victor Horta, un magnifique exemple d’Art Nouveau. Elle fut détruite dans les années 1960, et ses ferronneries, abondantes, furent vendues …par un ferrailleur… et au Kilo qui

La tombe de Pieter Bruegel

Nous allons voir maintenant la tombe du très célèbre peintre Piter Breughel l’Ancien, qui a vécu entre 1525 et 1569. Pour cela, restons dans la nef centrale, et continuons jusqu’à la porte de sortie. Là, nous nous retournerons pour regarder à nouveau vers le chœur. Vous y êtes ? Bien. Alors, vous pouvez remarquer qu’à droite et à gauche, tout le long des nefs latérales, s’ouvre une série de chapelles latérales. Passons dans la nef de droite. La troisième chapelle à droite contient la tombe de Breughel. Sur l’autel de cette chapelle, une belle Vierge d’origine gothique. Et sur le mur face à l’autel, une inscription indique l’emplacement de la tombe de Piter Breughel et de sa femme, Marie Coucke.

La nef et la chaire de vérité

Revenons maintenant sous la croisée du transept, mais cette fois, tournons le dos au chœur, pour regarder en direction de la porte d’entrée. Toute la nef s’étend alors devant nous. Ses proportions, dans l’équilibre entre la hauteur et la largeur, sont très belles. Une série de statues du milieu du 17e siècle ornent les colonnes, tout comme à Notre-Dame du Sablon. Elles représentent les apôtres et sont l’œuvre d’artistes différents, comme Luca Faid’herbe ou Jérôme Duquesnoy, deux sculpteurs importants à Bruxelles à cette époque. Leur nom réapparaît souvent dans le décor des églises au 17e siècle. Comme à Notre-Dame du Sablon, ce sont là des pièces de mobilier installées ici après les guerres de religion, qui avaient détruit le mobilier

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