Bruges

L’église de Sainte-Anne

Nous allons maintenant quitter l’église de Jérusalem. Vous allez donc ressortir par la petite porte d’entrée de la nef. Une fois revenus dans la cour, vous pouvez si vous le voulez, flâner un peu dans les bâtiments adjacents, le lieu de l’ancien palais des Adornès, et qui abrite aujourd’hui un petit musée de la dentelle. Arrivés dehors, prêts à continuer cette promenade, tournez le dos à l’église de Jérusalem, une rue, relativement large, part à votre droite. C’est la Jerusalemstraat, rue de Jérusalem. Prenez-là. Vous verrez à votre gauche une autre église, avec un calvaire de pierre contre le mur. C’est l’église Sainte-Anne. Voilà. Difficile de ne pas trouver, n’est-ce pas ? Alors, allez maintenant vers cette église Sainte-Anne, et[…]

La crypte

Maintenant, avant de passer dans la crypte, regardez vers le plafond, au-delà de la grille en pierre blanche du chœur supérieur. Vous pourrez alors voir la magnifique voûte en bois que le recouvre. Ensuite, passez par une des deux portes sous les escaliers du chœur, à droite ou à gauche du Golgotha sculpté. Vous serez alors dans la crypte, où nous vous attendons. Nous sommes à présent dans une petite pièce, la crypte, où se concentre toute la dévotion au tombeau du Christ. Cette petite pièce toute en briques est aussi couverte d’une voûte de brique qui soutient le sol du chœur supérieur. Il y a ici deux choses particulières à signaler. D’abord, regardez sur le mur du fond :

Le tabernacle

Regardez à présent le mur qui se trouve à votre gauche. Accroché au mur, au niveau de la première marche de l’escalier d’accès au chœur supérieur, vous voyez un beau petit édifice en pierre blanche, comportant une porte décorée de deux anges, entourée de deux colonnettes en pierre noire. Il s’agit d’un tabernacle du 16e siècle où sont conservées les hosties consacrées. Ce genre de chose est devenu relativement rare aujourd’hui où le tabernacle se trouve sur l’autel lui-même, et est de petites dimensions. Et ici ce tabernacle a une belle forme pyramidale élancée. Regardez au sommet : on voit un pélican. Vous le voyez ? Alors pourquoi un Pélican nous direz vous ? Et bien, autrefois, on disait que

La sculpture de pierre représentant la Golgotha

Observons maintenant quelques pièces de mobilier de l’église. Lorsque nous sommes dans la nef, regardant vers le chœur, avec donc la petite porte d’entrée à notre droite, nous sommes face à un autel, entièrement décoré d’une sculpture de pierre. Cette sculpture représente le Golgotha, c’est-à-dire la colline de Jérusalem où Jésus a été crucifié, entre deux malfaiteurs. Et cela explique que nous voyons 3 croix qui couronnent le tout, celle du Christ étant au centre. Et si nous regardons bien, nous voyons les objets de la passion sculptés sur le sol de la colline. On voit des crânes d’abord, car « Golgotha » signifie en hébreu « colline du crâne ». Et puis le crâne est une décoration religieuse fréquente

Les anciens vitraux de la ville

Continuons à faire de plus ample connaissance avec la famille Adornès. Vous pouvez en voir d’autres membres sur les vitraux, qui datent du 16e siècle. Ce sont les plus anciens vitraux de la ville, et le fait qu’ils soient conservés dans un tel ensemble en fait des œuvres assez exceptionnelles. Remarquez que ces vitraux ont tous la même disposition. Regardez-en un au hasard. Dans la partie centrale, vous voyez à chaque fois deux membres de la famille Adornès représentés à genoux, en prière, se faisant face. Derrière chacun, debout, se trouve leur saint patron et protecteur. Au dessus d’eux, vous voyez une représentation architecturale faite de colonnes à l’antique, renaissance oblige, ouverte sur des ciels nuageux. Dans le bas du

Les tombeaux Adornes

Le grand tombeau en pierres noires qui se trouve en plein milieu de l’église, juste devant vous, est celui d’Anselme Adornès, et de son épouse Margaretha Vanne der Banck. Tant que nous y sommes, levons-nous un instant pour le voir de plus près, et tournons autour du monument de manière à le regarder depuis le côté des pieds. C’est un monument assez unique en son genre, car il est une des rares tombes d’église à être restée absolument intact, et avec son socle original, depuis sa construction au 15e siècle. Il est entièrement réalisé en pierre noire de Tournai. Regardez sur le dessus : vous pouvez voir deux gisants, représentant Anselme, à gauche, vêtu d’une armure et les pieds posés

L’église de Jérusalem

Et maintenant, allons voir cette fameuse église de Jérusalem qui se trouve à l’autre bout de la rue Balstraat. Arrivés au bout de la Balstraat, nous débouchons sur la Jerusalemstraat, où s’ouvre l’église. Comme nous l’avons dit au début de ce circuit, l’église de Jérusalem appartient à des particuliers. Nous pouvons vous assurer que découvrir cette église vaut vraiment la peine, car l’intérieur de l’église vous laissera sans doute un souvenir marquant. Pour y accéder, passez par la petite porte à droite de la grande porte de l’église. Passé la billetterie, tournons-lui le dos : nous serons face à une petite porte, donnant accès à l’intérieur de l’église. Passons-la. Nous sommes à présent dans cette minuscule nef. Asseyez-vous sur une

Le Musée folklorique

Il est possible de visiter ces maisons, puisqu’elles abritent actuellement le musée du folklore de la ville, dont l’entrée se trouve juste à l’entrée de la rue, à droite, au numéro 43. Ce musée est ouvert tous les jours sauf le lundi, de 9h30 à 17h, et l’entrée coûte environ 3 € pour les adultes. Selon nous, cela vaut la peine d’y aller, car vous y verrez de toute une vie populaire disparue aujourd’hui, mais qui aide assurément à comprendre la ville autrement. A l’intérieur, vous pourrez voir des reconstitutions de nombreux ateliers d’artisans, une ancienne salle de classe, et même un ancien estaminet qui se trouvait là autrefois et qui a été intégré dans le musée. Les maisons du

La place de Balstraat

Et maintenant, prenons à droite la Speelmanstraat, la rue dés ménétriers, au coin de laquelle se trouve le monument de annaatïe. Cette rue est très courte, et au bout, nous prenons encore à droite, la Rolweg. Voilà, nous avons pris la Rolweg sur la droite et nous voyons face à vous, au-delà du mur bordant la rue, la haute et curieuse tour au sommet en bois de l’église de Jérusalem. Vous prenez donc la Rolweg vers la droite, et vous arrêterez presque de suite, au premier croisement, avec la Balstraat, que vous verrez à votre gauche. Regardez vers la Balstraat, qui file toute droite devant vous, bordée sur sa droite de petites maisons blanches. Toutes ces maisons, sont appelées «

Le couvent des anglais

Vous êtes toujours dans la Carmerstraat, et si vous portez votre regard plus loin dans la rue, au-delà de «Annatje », vous apercevez plus loin sur la gauche de la rue, une église en pierre beige, coiffée d’une grande coupole ronde. Cette église du 18e siècle est celle du couvent des Anglais. Elle n‘est pas visitable, abritant toujours une communauté religieuse. L’origine de ce couvent des Anglais remonte au 16e siècle, à l’époque du roi d’Angleterre Henri 8. Ce souverain avait décidé, pour des raisons de mariage et de divorce que Rome ne voulait pas entériner, de créer sa propre église. Une communauté de chanoinesses de Saint Augustin avait alors décidé, comme nombre d’autres religieux, de fuir leur pays. Après

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