Bruges

La place du Markt

Nous voici sur le Markt. Un petit avertissement pour commencer : à Bruges, soyez vigilants quand vous traversez la rue ou descendez du trottoir. Car il y a de nombreux vélos. On ne les entend pas, et si les cyclistes sont en général attentifs, ils peuvent aussi parfois s’impatienter un peu lorsqu’il y a trop de monde. Prudence donc. Et maintenant, repérons-nous cette grande place de Bruges, qu’on appelle le Markt. Observons. Vous constaterez alors que la place à une forme légèrement ovale, mais irrégulière, plus étroite sur un de ses côtés. Du côté le plus étroit s’élève la grande tour du beffroi, avec ses 83 mètres de haut. Nous y reviendrons un peu plus tard. Regardez maintenant vers le[…]

La découverte de Bruges : introduction

Nous vous proposons de découvrir Bruges, la perle des Flandres. Dans cette merveilleuse ville médiévale, témoin de la richesse des Flandres à la fin du Moyen-âge, nous allons voyager à travers les siècles, pour découvrir la vie sociale, religieuse et politique des riches et puissants marchands flamands, les fastes des grands-ducs de Bourgogne, qui au 15e siècle séjournaient pratiquement continuellement dans ces régions, l’atmosphère calme des couvents. Tout cela est encore inscrit dans les murs, les rues, et même dans ces nombreux canaux qui ont donné à la ville le surnom de « Venise du Nord ». Tout cela, nous le découvrirons en deux promenades. La première, que nous allons faire maintenant, nous mènera à travers le cœur économique de

La fin de la promenade

Si vous vous retournez à présent pour regagner la sortie, vous avez à votre gauche la belle chaire à prêcher, forme sombre dans cet univers de lumière. C’est à nouveau une chaire baroque. Et ainsi, nous terminons ce petit tour d’un Bruges moins connu et fréquenté par les visiteurs. Mais à ce titre, et vu les extraordinaires richesses que vous avez pu y découvrir, ce sera peut-être le tour qui vous laissera le souvenir le plus marquant. Nous vous proposons de vous ramener à présent jusqu’à la place du Burg, au centre de la ville. Ce n’est pas très loin d’ici. Lorsque vous sortez de l’église, prenez à gauche sur la Place Saint-Martin, et allez toujours tout droit. Après quelques

L’intérieur de l’église Sainte-Walburge

Et maintenant, entrons dans l’église Sainte-Walburge. Et voilà. Après l’obscurité médiévale ou la complexité du baroque flamand des églises précédentes, voici ici la lumière. Tout est blancheur, tout est simple. Nous pourrions presque dire que tout est aérien, car tout s’envole. Voyez les immenses fenêtres. Voyez comme elles laissent entrer la lumière en abondance, et celle-ci se reflète sur la blancheur des murs et les surfaces lises des colonnes. Un bain de jouvence pour les yeux. Par ces caractéristiques, elle est tout à fait unique à Bruges. On a ici un grand sentiment d’harmonie. Dans cette blancheur, le regard est attiré vers le grand maître autel, avec sa peinture notamment que nous voyons tout de suite. Ce grand tableau représente

La façade de l’église Sainte-Walburge

Mais pour l’heure, continuons notre promenade et tournons à gauche dans la petite Hoornstraat, celle qui fait le coin avec la maison devant laquelle nous nous trouvons en ce moment. Allons jusqu’au bout de cette petite rue. Et arrivés au bout, à gauche de nouveau. Nous serons alors devant l’entrée de l’église Sainte-Walburge. Et nous voici, enfin, sur la Sint Maartènsplèïn, la place Saint-Martin, aux pieds de l’imposante façade de l’église Sainte-Walburge. Cette grande façade sans clocher est couronnée par un grand pignon triangulaire. Elle nous domine d’autant plus que la place où nous nous trouvons est assez petite. C’est l’ordre des jésuites qui fit construire cette église qui s’appelait alors Église Saint François-Xavier, un des grands saints de l’ordre.

Le Guido Gezelle

Nous revoilà l’air pur, en route pour la dernière étape de notre périple dans cette Bruges méconnue : c’est l’église saint-Walburge, ancienne église des jésuites de la ville. La tête pleine des lourdes richesses du baroque religieux flamand, nous allons donc retraverser le canal pour nous aérer quelque peu. Pour cela, lorsque nous tournons le dos à la porte d’entrée de l’église, nous prenons tout droit devant nous, la Sainte Annakerkstraat, la rue de l’église Sainte-Anne. Au bout, face à nous, se trouve un pont, que nous allons traverser pour être sur le quai de Vèrversdèïk. Et nous prenons ce quai vers la droite. Nous allons donc marcher en ayant l’eau à notre droite. Nous nous arrêterons face à la

La peinture murale de la porte de sortie

Quand nous sommes dans la nef et que le jubé est dans notre dos, regardons l’immense peinture murale au-dessus de la porte de sortie. C’est une peinture de 100 mètres carrés, il est bien sûr difficile de la manquer. C’est la plus grande toile de Bruges. Et oui, nous avons bien dit une toile, car il s’agit bien d’une toile appliquée sur le mur. C’est l’œuvre d’un artiste peu connu aujourd’hui, Nedrik Herregouts, qui l’a réalisée en 1685. Elle représente le Jugement Dernier, c’est-à-dire le retour du Christ sur terre pour juger les vivants et les morts. Ce genre de thème est fréquent, depuis le Moyen Âge, près de l’entrée des églises. Il rappelle aux fidèles qui quittent l’édifice qu’ils

Le grand jubé de Sainte-Anne

Maintenant, tournons toujours le dos à la porte d’entrée. Face à nous, c’est le grand jubé. Il a été installé là en 1627. Par sa porte centrale, vous pouvez accéder au chœur. Ici aussi nous restons plongés dans l’émerveillement de ce grand et riche décor baroque. Avec les stalles d’abord, qui nous entourent sur deux côtés, le grand maître autel en face de nous, et aussi la très belle statue habillée de Sainte Anne, alors que Marie et Jésus sont un peu à gauche du maître-autel. Regardons d’abord un moment les stalles. Ce sont là des cadeaux d’un évêque de Bruges, Monseigneur de Haudion, qui voulait pour cette paroisse pauvre une magnifique église. Si vous observez un peu, vous constaterez

La chaire de Saint-Jacques

Regardez maintenant l’autre mur, celui qui se trouve à votre droite. À peu près au milieu, intégrée dans les boiseries, on voit la chaire à prêcher. Est-ce que vous la voyez ? Oui ? Bien ! Elle date de 1670. Elle est peut-être un peu moins spectaculaire que la chaire de Saint-Jacques, mais par son décor, elle est aussi tout à fait dans l’esprit de l’Église militante du temps. Regardez par exemple la cuve. Sur sa face principale, vous voyez un visage de femme, avec à ses pieds la tiare, qui est la couronne du pape. Et regardez sur ses genoux : on voit un livre ouvert : c’est le catéchisme. En résumé : c’est donc une image de l’Église

Les confessionnaux

Avançons un peu dans la grande nef. A notre droite et à notre gauche, le bas des murs est tapissé de superbes boiseries du 17e siècle et on voit des colonnes torses, c’est-à-dire tordues en spirale. Alors, quel est le style de ce genre de colonnes ? Eh oui, baroque bien sûr ! un style qui aime la non-symétrie et l’aspect mouvant des choses. Sinon, dans les boiseries du mur situé à votre gauche, vous voyez trois confessionnaux. Rappelons qu’au début de cette promenade, nous avons expliqué, à l’église Saint-Jacques, comment la chaire à prêcher était une invention développée au 17e siècle. Et bien le confessionnal aussi, et dans les mêmes conditions religieuses. Là encore, les protestants avaient remis en

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