Bruges

Les grandes halles

Nous voici au pied du grand beffroi de la ville. Sous le beffroi, vous voyez un portail : il donne accès à la cour intérieure des grandes halles. N’oublions pas que nous sommes ici sur l’ancien marché. Entrons et vous pourrez voir juste à votre gauche le guichet d’un ancien corps de garde, puis vous déboucherez dans la cour. Et voilà. Face à vous, la cour est bordée des bâtiments médiévaux, qui abritaient autrefois divers marchés. Ces salles servent aujourd’hui à des expositions temporaires, et cela vous donnera donc l’occasion de jeter un coup d’œil à l’intérieur. Mais notons surtout que l’escalier qui se trouve à votre gauche, lorsque vous entrez, vous permet d’accéder au beffroi et au carillon. Sachez[…]

Les ruelles intéressantes

Tournons le dos au tonlieu. Nous avons donc le canal de la Rèï à notre gauche et la loge des bourgeois à notre droite. Tout droit, face à nous se trouve une autre toute petite place : la Biskaërsplèïn. Puis continuons encore tout droit dans la rue Wèïnzakstraat. Nous y marcherons environ 50 mètres, et déboucherons alors sur une petite place, la place Sint Ïan, Saint-Jean. Vous êtes sur la place Saint-Jean ? Bien ! Alors là, vous prenez la première rue à droite, la Sint Ïan straat ou rue Saint-Jean. Suivez là jusqu’au bout, c’est-à-dire sur une vingtaine de mètres. Vous déboucherez alors sur la Vlamingstraat, à peu près en face du théâtre municipal. Vous prendrez alors cette Vlamingstraat

La Place Van Eyck

Face à la maison Vanne der Beurze se trouve la rue de l’Académie, l’akademiëstraat. Prenons-là. Après environ 100 mètres, nous arriverons sur une petite place, la place Jean Vanne èïck. Nous vous attendons au bout de la rue avant l’entrée de cette place. Nous voici au bout de la rue de l’Académie, à l’entrée de la place Jean Vanne èïck. Arrêtons-nous un instant avant de pénétrer sur la place à proprement parler. Face à vous, de l’autre côté de la place donc, se trouve encore un canal. Au Moyen Age, il ne s’arrêtait pas ici, mais continuait jusqu’au Markt. Imaginez l’activité qui pouvait régner ici au Moyen Age, à proximité de ce bassin de déchargement des bateaux ! Notez aussi

La vanne Der Beurze

Observons maintenant la haute façade voisine, à droite, portant le numéro 35. Elle est impressionnante par sa hauteur, avec ses quatre étages, chose rare pour une maison bourgeoise du 15e siècle. Car ce n’était pas la maison de n’importe qui. C’était la maison de la famille brugeoise Vanne der Beurze. La famille Vanne der Beurze est un bel exemple du dynamisme et de l’esprit d’entreprise des Brugeois du Moyen Age. Ils tenaient une auberge de luxe pour les voyageurs étrangers, mais étaient aussi agents immobiliers et fournissaient des logements aux nouveaux arrivants. Ils mettaient des entrepôts à disposition des commerçants étrangers, servaient d’intermédiaires avec des clients. Ils jouissaient d’une telle confiance que certains clients pouvaient même leur demander de les

Le Loge Genoise

Mais pour l’heure, continuons. Nous avons le théâtre à notre gauche et nous avançons encore dans la « Vlamingstraat », jusqu’à ce que nous trouvions à notre gauche deux belles maisons médiévales portant les numéros 33 et 35. Là, tournez-vous vers ces deux façades des numéros 33 et 35, encadrant l’accès à une petite ruelle. Commençons par la façade de gauche, le numéro 33. Regardez-le haut de sa façade : elle possède un pignon en forme de cloche, construit au 18e siècle. Mais la maison date quant à elle de 1399. C’est donc une des plus anciennes demeures de la ville. Regardons-la et quel est son style tout d’abord ? La porte d’entrée, en bas à gauche, la belle fenêtre

Le théâtre municipal

Et maintenant, nous allons quitter le Markt pour faire une petite incursion dans un Bruges un peu moins connu et fréquenté. Alors, pour cela, tournons le dos au beffroi et regardons donc à nouveau vers la statue de Jean Breydel. Avançons alors en passant à droite de la statue, et continuons jusqu’au coin de la place qui se trouve derrière. Arrivés à ce coin, deux rues débouchent sur la place. Nous prenons celle qui porte le nom de Vlamingstraat, qui veut dire «rue du Flamand». Vous la prendrez tout droit sur environ 200 mètres. Là, la rue s’élargit un peu et prend la forme d’une petite place. Et à cet endroit s’élève, sur la gauche, un grand bâtiment isolé, du

Les maisons de la petite rue Saint-Amand

Plaçons-nous à présent entre la statue et le beffroi, et tournons-nous vers les maisons, en ayant à notre droite la statue de Jean Breydel, et à notre gauche, le beffroi. Nous avons là des maisons typiques des régions du Nord de l’Europe, dont fait partie la Flandre, avec ces pignons triangulaires à gradin, le pignon étant le sommet triangulaire de la façade. Chacune de ces maisons a une histoire, mais nous allons parler seulement de deux d’entre elles, les deux plus anciennes. Ce sont les deux maisons en brique claire qui encadrent le débouché de la petite rue Saint-Amand, la Sint Amandstraat. Elles portent les numéros 15 et 16, et sont assez reconnaissables, car elles n’ont pas de pignon en

La statue de Jean Breydel et Piiter de Kooninck

Mais pour l’heure, tournons maintenant le dos au beffroi, et regardons la statue de Jean Breydel et Piiter de Kooninck. C’est une statue érigée en 1887, en l’honneur de ces deux personnages, chacun à la tête d’une corporation de métier et qui ont pris une part importante dans la révolte de Bruges contre le roi de France Philippe le Bel en 1302. Le roi en effet avait des ambitions sur les richesses de la ville, ce qui l’amena à l’occuper, ainsi que d’autres villes, comme Gand. Les Brugeois se sont alors révoltés, et cette révolte mènera finalement à l’écrasement de l’armée française à la fameuse bataille des éperons d’or, près de la ville de Courtrai. Bourgeois et paysans flamands, encadrés

Le grand Beffroi

Comme nous l’avons dit, « Markt » signifie marché. C’est la grande place commerçante de la ville médiévale. Nous avons pu observer déjà les bâtiments qui l’entourent, mais nous allons revenir un instant sur certains d’entre eux, en commençant par le plus important, le grand beffroi. Tournons notre regard vers lui, mais en restant à une certaine distance, afin d’en avoir une bonne vue d’ensemble. Nous pouvons constater que cette tour est composée de trois niveaux différents. Les deux premiers sont de plan carré, et le dernier, au sommet, est de plan polygonal. Il s’agit de trois phases de construction différentes. Le premier niveau est le plus ancien, du 13e siècle. Le deuxième a été ajouté au siècle suivant, et

L’histoire de la ville

Reportons-nous par l’imaginaire au Haut Moyen Age, plus précisément au 9e siècle, c’est-à-dire au moment où le grand empire de Charlemagne commence à s’effriter, et où de terribles pillards font leur apparition dans nos contrées : les vikings. Car c’est à eux que Bruges doit son existence. Depuis la mer, située à une vingtaine de kilomètres d’ici, pénétrait un grand canal naturel, le zwinne. Et les drakkars l’ont emprunté, et se sont arrêtés à cet endroit, car après, le canal n’était plus navigable. Les grands guerriers blonds ont alors débarqué et installé un petit camp provisoire, auquel ils ont donné le nom de «Brougghia», ce qui signifie dans leur langue «débarcadère». À partir de là, tout va très vite. Le

Scroll to Top