Saint-Savin est une petite commune de moins de 1000 habitants, située à une quarantaine de kilomètres à l’est de Poitiers, juste au nord de Montmorillon, en aval de la Gartempe.
Cette petite ville calme tient sa renommée de son imposante abbaye, dont la flèche gothique de plus de 77 mètres de hauteur domine les rives du fleuve et ses rangées de peupliers : la date de la fondation de Saint-Savin n’est pas connue exactement, mais il est admis qu’elle remonte à l’époque carolingienne, et son influence est déjà importante au XIe siècle, s’étendant notamment à toute l’Aquitaine.
L’abbaye est considérée, de par son architecture harmonieuse, comme l’un des chefs d’oeuvres de l’art roman, du moins pour les parties n’ayant pas subies de dommages durant les guerres de religion.
Mais ce qui attire tant de visiteurs à Saint-Savin sont les peintures murales qui couvrent l’essentiel de l’église, nef, porche, choeur, crypte où les épisodes bibliques se succèdent, l’Apocalypse, le Résurrection, l’Arche de Noé… les scènes qui ornent les voûtes de la nef couvre déjà une surface de 460m², ce qui a inspiré à A. Malraux la formule de « Sixtine romane ».
Un état de conservation très rare, qui a valu à l’Abbaye de Saint-Savin d’être classée au patrimoine Mondial de l’UNESCO en 1983, elle qui comptait déjà parmi les premiers monuments protégés de France en 1840.
Les visites peuvent se faire librement, avec un guide papier fournit, ou accompagnées d’un guide conférencier, pour une séance d’1 heure à 1h30 selon la formule choisie, « découverte » ou « en savoir plus ».
Fondée au début du IXe siècle sur le lieu présumé du martyre de Savin et de son frère Cyprien, l’abbaye de Saint-Savin-sur-Gartempe bénéficie, au XIe siècle, des faveurs des comtes de Poitou et d’Aquitaine et est reconstruite entre 1040 et 1090. Reposant sur une crypte abritant les reliques des deux saints, elle frappe par ses dimensions : 76 mètres de longueur, avec un transept de 35 mètres de large sur lequel ouvrent quatre absidioles. À l’est, le chœur présente une physionomie alors novatrice, celle du déambulatoire à chapelle rayonnante. Surtout, les murs ont conservé un exceptionnel ensemble de peintures murales.