La tour Agbar est l’un des symboles du nouveau visage de la capitale catalane. Dans un quartier moderne en expansion, elle offre la figure d’une Barcelone moderne et soucieuse du respect de l’environnement. Son architecte français Jean Nouvel a collaboré avec le groupe barcelonais b720. La tour se caractérise par ses 40 différentes couleurs et fut construite à base de 25.000 mètres cubes de ciment, 250.000 kilos d’acier et près de 60.000 lames de verre. Les travaux colossaux commencèrent en début juin 1999 et se sont terminés presque six années après, le 25 janvier 2005. L’anecdote de cet édifice s’est que la famille royale espagnole a été longue à réagir à l’évènement puisqu’ils firent l’inauguration de la tour le 16 septembre 2005 seulement. Ce bâtiment abrite actuellement des bureaux de la Générale des Eaux de Barcelone.
En forme de missile, le monument est vu en général plus à la manière coquine et les catalans offrent aux touristes amusés de « jolis petits noms d’oiseaux » comme description de cette beauté.
Dotée d’une localisation stratégique, l’édifice est le point confluant de trois principales artères de Barcelone au niveau du trafic routier, et est situé dans l’un des quartiers émergeant de la ville où affluent les hôtels, centres commerciaux et grandes entreprises.
Avec ses 142 mètres de hauteur, cet édifice ne culmine qu’à la troisième place des monuments les plus hauts de la ville, après la tour de l’hôtel Arts et sa jumelle, la tour Mapfre, qui toutes deux s’élèvent à 154 mètres de hauteur.
Chaque détail architectural fut pensé dans un esprit d’économie d’énergie et de respect de l’environnement. Les 4500 fenêtres du bâtiment servent par exemple de régulateur de température et par un mécanisme automatique, elles s’ouvrent ou se ferment afin de contrôler les systèmes de chauffage et d’aire conditionné. C’est pourquoi, cet œuvre d’une nouvelle aire s’inscrit dans une architecture bioclimatique.
Jean nouvel s’est inspiré du territoire catalan avec la forte présence de l’eau et de la mer, ainsi que la particularité des formes du massif de Montserrat, véritable base culturelle de la région. Il l’a décrira même ainsi: « Cette tour pourrait avoir comme origine un lointain écho provenant d’anciennes obsessions catalanes emmenées par les vents avec le potentiel et la rigidité d’un geyser afin d’atteindre le ciel bleu de Barcelone ».







