La Neue Wache, «la Nouvelle Garde», fut construite par Schinkel en 1816. A l’origine, le bâtiment renfermait la garde royale chargée de protéger les abords du château. Depuis 1990, elle est le mémorial central de la république fédérale d’Allemagne pour les victimes de la guerre et de la violence. De l’extérieur, on a l’impression d’être devant un temple romain. Sur son fronton, on voit des allégories du combat, de la victoire et de la défaite en souvenir des guerres contre Napoléon Ier. Mais le plus important se trouve à l’intérieur : vous serez saisis par l’aspect simple et presque méditatif d’un espace vide occupé par une superbe sculpture centrale sur laquelle tombe la lumière par une ouverture dans la voûte. Il s’agit d’une Pietà en bronze, copie agrandie d’un original de la sculptrice expressionniste Käthe Kollwitz, datant des années 30 et montrant une femme tenant son fils mort sur les genoux. Une femme enveloppée d’un large manteau est penchée sur le corps presque décharné d’un jeune homme mort. Il s’agit d’un style propre à l’art allemand des trois premières décennies du 20e siècle. Les formes très expressives et souvent chargées d’un sentiment de douleur ont donné leur nom à ce style : l’expressionnisme.

Berlin
Depuis sa réunification, Berlin est






