Le quartier omeyyade de la cité de Jerash, datant du début de l’ère islamique, est située à l’ouest du decumanus sud. Voilà un quartier qui fut habité entre 660 et 800 après Jésus-Christ et on peut donc observer ici quelques maisons traditionnelles.
Les maisons omeyyades de Jerash : un témoignage de l’essor islamique en Jordanie
Situé à l’ouest du decumanus sud, le quartier omeyyade de Jerash est un site fascinant qui révèle la transition entre l’Antiquité romaine et l’ère islamique. Datant des premiers siècles de l’Islam, entre 660 et 800 apr. J.-C., il fut habité pendant la période de domination des Omeyyades, première dynastie musulmane qui étendit son influence sur une grande partie du Proche-Orient.
Une occupation qui marque un changement de civilisation
Alors que Jerash (ancienne Gerasa) était une grande cité romaine et byzantine, la conquête musulmane au VIIe siècle n’a pas entraîné son abandon immédiat. Le quartier ouest fut transformé en zone résidentielle, où les Omeyyades adaptèrent l’architecture gréco-romaine existante à leurs besoins. Ce lieu témoigne donc de l’évolution d’une ville païenne puis chrétienne vers une cité islamique, tout en conservant certaines structures d’origine.
Des maisons traditionnelles en pierre
En se promenant dans ce quartier résidentiel, on peut observer plusieurs vestiges de maisons traditionnelles typiques de l’époque omeyyade :
- Des murs en pierre taillée, souvent réutilisée des anciennes constructions romaines.
- Des cours intérieures, élément essentiel de l’architecture islamique, offrant fraîcheur et intimité.
- Des pièces voûtées et des arcades, caractéristiques du savoir-faire architectural omeyyade.
- Des traces de mosaïques et de céramiques, témoignant de la vie quotidienne des habitants.
Une immersion dans l’histoire islamique de Jerash
Ce quartier, encore peu exploré par rapport aux monuments antiques plus célèbres de Jerash, est un témoignage précieux de la continuité urbaine après la chute de l’Empire romain d’Orient. Il permet de mieux comprendre la transition culturelle et architecturale qui a marqué la région à l’aube de l’Islam.
Bien que moins impressionnant que les temples et théâtres romains, ce site raconte une autre histoire, celle de l’adaptation et de l’évolution d’une grande cité antique sous une nouvelle civilisation.
