Les Alpilles sont un massif de montagnes de faible altitude, ne dépassant pas les 500 mètres d’altitude, dont les formes calcaires escarpées de ses sommets produisent quelques impressionnants paysages. La superficie occupée par les Alpilles s’étend sur une trentaine de kilomètres de long pour une dizaine de large ; quelques villages remarquables parsème le massif, tels les Baux-de-Provence sur son piton rocheux, le plus emblématique d’entre eux : au total, 16 communes sont présentes sur son territoire, avec Saint-Rémy en guise de capitale. Reliefs tortueux, routes qui serpentent à travers des paysages de garrigues, de vignes et de champs d’oliviers, le décor est tout simplement magnifique ; on aperçoit quelques beaux mas, maisons traditionnelles provençales, bien cachés sur les flancs de collines boisés. En raison des importants risques d’incendies en période de grosse chaleur, lorsque la nature est particulièrement sèche, une réglementation a été mis en place pour limiter voire interdire l’accès du massif, notamment entre juillet et septembre. Il ne faut pas hésiter à se renseigner auprès des offices du tourisme des villages. Le massif recèle en effet d’une faune et d’une flore qui composent un écosystème riche, comme en témoigne la création récente d’un Parc naturel régional visant la protection des Alpilles et de son patrimoine naturel (+33490542410).
Les Alpilles : bastion calcaire et âme de la Provence intérieure
Entre Arles, Avignon et Salon-de-Provence, s’étend un massif à l’échelle humaine mais à l’identité puissante : les Alpilles, littéralement les “petites Alpes”. Cette chaîne de collines calcaires n’excède guère 500 mètres d’altitude, mais ses crêtes blanches, ses falaises abruptes, ses vallons boisés, et ses villages perchés en font l’un des paysages les plus emblématiques de la Provence.
Une géographie modelée par la pierre et le vent
Les Alpilles dessinent un arc de 30 km de long sur 10 km de large, où se succèdent barres rocheuses, combes étroites, et versants couverts de garrigue ou de pinèdes. Leur formation géologique — principalement du calcaire jurassique, très fracturé — crée des paysages lumineux, minéraux et tourmentés, où la roche affleure sans cesse.
À certains endroits, notamment autour des Baux-de-Provence, les falaises prennent des allures de remparts naturels. Ailleurs, les routes serpentent à flanc de colline, bordées de cyprès élancés, d’oliveraies centenaires et de vignes robustes, héritières de millénaires d’agriculture méditerranéenne.
Un patrimoine vivant, entre villages perchés et mas discrets
Le massif abrite 16 communes, dont les plus emblématiques sont :
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Les Baux-de-Provence, ancienne place forte féodale bâtie sur un éperon rocheux, aujourd’hui classée parmi les plus beaux villages de France ;
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Saint-Rémy-de-Provence, capitale officieuse des Alpilles, ville d’art et de culture liée à Van Gogh et à l’Antiquité romaine ;
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Eygalières, au charme plus discret mais à l’authenticité préservée, entouré de vignobles et de sentiers secrets ;
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Maussane-les-Alpilles et Fontvieille, aux places ombragées et moulins célèbres.
Au détour des chemins, on aperçoit des mas provençaux, ces grandes fermes aux murs clairs et volets bleus, souvent cachées derrière des haies de lauriers, restaurées avec soin et discrétion. Le bâti traditionnel participe ici pleinement à la beauté des paysages, entre nature et culture.
Une mosaïque de paysages et de biodiversité
La diversité des milieux naturels est exceptionnelle : garrigue, chênaies vertes, pelouses sèches, falaises, marais en périphérie (notamment vers les zones humides de la Crau). Cette variété abrite une faune discrète mais remarquable :
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aigles de Bonelli, espèce rare et protégée,
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faucons crécerellettes,
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huppe fasciée, genette, lézard ocellé,
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et une multitude d’insectes pollinisateurs et de reptiles.
La flore est typiquement méditerranéenne, avec thym, romarin, lavande sauvage, cistes, euphorbes, orchidées sauvages… et bien sûr, des oliviers à perte de vue, certains pluricentenaires. Les cultures, étroitement intégrées à l’environnement, maintiennent des équilibres anciens entre nature, usage et transmission.
Le Parc naturel régional des Alpilles : un outil de préservation et de valorisation
Créé en 2007, le Parc naturel régional des Alpilles veille à la protection de cet écosystème fragile, à la valorisation de ses savoir-faire (oléiculture, viticulture, élevage ovin, production de miel et d’herbes aromatiques), et à la régulation du tourisme. Le parc, qui s’étend sur 50 000 hectares environ, soutient également des projets d’éducation à l’environnement, d’écotourisme, et de restauration du patrimoine rural.
