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Qu’est-ce que le style néo-gothique perpendiculaire ?
Le néo-gothique perpendiculaire est une reprise du style gothique tardif anglais, caractérisé par une rigueur géométrique très marquée. Il se distingue par des lignes verticales et horizontales très visibles, des fenêtres allongées et des détails sculptés abondants, donnant à l’ensemble une impression de dentelle architecturale.
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Pourquoi “perpendiculaire” ?
Le terme fait référence à l’utilisation répétée de lignes droites croisées à angle droit, aussi bien dans la structure que dans l’ornementation. Ce style met en avant la verticalité et l’ordre, avec des meneaux de pierre qui divisent les fenêtres en panneaux réguliers.
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Quelle est l’origine historique du style ?
Ce style apparaît à la fin du Moyen Âge en Angleterre, dès le milieu du XIVe siècle, dans des édifices religieux majeurs. Il est ensuite redécouvert et réinterprété au XIXe siècle, dans un contexte de redécouverte des formes médiévales, notamment par les architectes britanniques.
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Quels sont les édifices emblématiques du style médiéval ?
On peut citer la chapelle du King’s College à Cambridge, la chapelle du Collège d’Eton, le chœur de la cathédrale de Gloucester ou encore la chapelle Henri VII à l’abbaye de Westminster. Ces monuments sont des références pour le néo-gothique ultérieur.
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Pourquoi a-t-il resurgi au XIXe siècle ?
Le retour au style gothique au XIXe siècle s’inscrit dans un courant de réaction à la modernité industrielle. Il incarne une volonté de renouer avec des valeurs traditionnelles, notamment religieuses et monarchiques, dans l’architecture publique et étatique.
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Quelles différences entre médiéval et néo-gothique perpendiculaire ?
Si l’esthétique reste fidèle au style d’origine, les constructions néo-gothiques utilisent des matériaux et des techniques modernes. Le néo-gothique perpendiculaire accentue souvent la symétrie et la richesse ornementale avec plus de moyens techniques à disposition.
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Quels éléments observer sur le Palais de Westminster ?
La façade du palais regorge de détails : réseaux de fenêtres allongées, colonnettes, pinacles, voûtes en éventail, arcs en ogive et nombreux motifs sculptés. L’ensemble donne une impression de légèreté malgré l’ampleur monumentale de l’édifice.
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En quoi ce style est-il si spectaculaire à Westminster ?
L’usage intensif des lignes verticales et l’abondance de détails sculptés donnent au bâtiment une silhouette à la fois imposante et raffinée. Le style perpendiculaire est ici poussé à son paroxysme, traduisant une volonté politique de grandeur et de tradition.
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Le style perpendiculaire est-il resté d’actualité ?
Après son apogée au XIXe siècle, le style néo-gothique perpendiculaire s’est effacé face au modernisme, mais il reste une référence pour de nombreux architectes et historiens. Il continue d’inspirer certaines restaurations et reconstructions.
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Quels autres bâtiments modernes s’inspirent de ce style ?
Outre le Palais de Westminster, on retrouve ce style dans le mémorial Wills à Bristol, des bâtiments universitaires à Oxford et Cambridge, ou encore certaines cathédrales à l’étranger comme Saint Andrew à Sydney.
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Comment reconnaître ce style parmi les autres néo-gothiques ?
Le style perpendiculaire se reconnaît à sa netteté, ses lignes droites et son absence de fioritures flamboyantes. Contrairement au gothique flamboyant français, il privilégie la clarté visuelle et la régularité des formes.
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Quels matériaux sont utilisés dans le néo-gothique perpendiculaire ?
Principalement de la pierre calcaire pour la structure et la sculpture, mais aussi du métal pour renforcer les structures ou dans les détails décoratifs, ce qui permet des fenêtres plus grandes et plus complexes.
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Qui sont les architectes associés à ce style au XIXe siècle ?
Charles Barry est le plus célèbre pour le Palais de Westminster, avec l’aide de l’architecte décorateur Augustus Pugin, grand promoteur de la fidélité médiévale dans le détail. Ensemble, ils ont défini les codes du style au XIXe siècle.
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Ce style est-il uniquement religieux à l’origine ?
Non, bien qu’issu de l’architecture ecclésiastique, il a été largement utilisé dans les collèges, les universités, les palais et les maisons de ville à la fin du Moyen Âge, et encore plus diversifié au XIXe siècle.
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Pourquoi ce style plaît-il tant aux photographes ?
Ses formes précises, ses motifs répétitifs et la richesse de ses détails sculptés en font un sujet très photogénique, surtout à la lumière rasante ou de nuit quand les volumes sont accentués.
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Le style perpendiculaire influence-t-il encore l’architecture contemporaine ?
Indirectement oui : certains architectes postmodernes reprennent des éléments gothiques (verticalité, répétition des formes) dans une optique symbolique ou décorative, bien que rarement de façon aussi systématique.
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Quelle est la symbolique derrière le choix de ce style pour le Parlement ?
Il incarne la tradition, la stabilité et une certaine idée de continuité monarchique et religieuse. Ce choix architectural exprime un attachement aux valeurs fondatrices de la nation britannique.
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Le public comprend-il toujours ce style ?
Pas nécessairement dans son vocabulaire ou son histoire, mais l’effet visuel produit, entre austérité et élégance, grandeur et finesse, suscite l’admiration même sans connaissance technique.
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Existe-t-il des visites guidées centrées sur l’architecture du palais ?
Oui, plusieurs parcours mettent en valeur les aspects architecturaux du palais, et des visites thématiques sur le style gothique sont régulièrement proposées, parfois avec accès à certaines galeries habituellement fermées.
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Comment profiter pleinement de la découverte de ce style sur place ?
Il est conseillé de visiter à différents moments de la journée pour observer les jeux de lumière sur les façades. Une visite nocturne offre aussi une perspective étonnante grâce à l’éclairage architectural mis en place autour du bâtiment.