A quelques kilomètres de Mardin, ce monastère est à ne pas rater avant de quitter la ville. Des religieux y résident toujours, mais les lieux se visitent. C’est un monastère réservé à la communauté syriaque orthodoxe.
Le cadre est d’abord magnifique. Le monastère aux pierres jaunes est perdu au milieu des paysages vallonnés et de la plaine de Tür Abdin.
Le monastère a traversé l’histoire. Fondé en 493, il fut la résidence des patriarches syriaques orthodoxes de 1293 à 1923, avant que ces derniers ne s’installent définitivement à Damas, en Syrie.
Le monastère était auparavant un temple d’adoration du soleil. Les romains l’ont utilisé comme citadelle.
Le bâtiment rectangulaire de trois étages possède différents modèles architecturaux. Cela est du au fait qu’il a été construit par étapes, avec de nombreuses restaurations. L’état actuel du monastère remonte au 18e siècle.
A l’intérieur du site, la chapelle est remarquable avec des voûtes finement décorées et un autel en pierre taillée. On trouve le trône du patriarche sur lequel sont dessinés les noms de tous les patriarches depuis l’an 792. Les offices dans cette chapelle sont célébrés en araméen/syriaque. Dans le sanctuaire, on trouve également deux trônes : un pour le patriarche en bois de noix et un autre en ivoire pour l’évêque. L’église principale du monastère daterait du VIe siècle mais elle fut restaurée comme le reste à de nombreuses reprises, jusqu’en 1942.
A l’étage du monastère, une cour paisible est entourée des chambres pour les invités du monastère, ainsi qu’une suite plus personnalisée réservée au patriarche pendant ses visites en provenance de Damas. La terrasse du toit offre une vue magnifique sur les environs.

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