Nous allons faire ici une courte analyse de l’architecture de l’édifice. Son plan est très simple, la nef, c’est-à-dire l’espace où se tiennent les fidèles, est composée de quatre travées avec des chapelles latérales. Le transept, partie de l’église coupant l’extrémité de la nef pour former une croix, est très peu saillant. Le chœur enfin, où le prêtre célèbre la messe, se termine par un demi-cercle quasi parfait. En revanche, sa décoration sculptée est très exubérante. Ce contraste traduit parfaitement la forte influence de l’Italie baroque qui prédomina dans l’architecture parisienne sous le règne de Louis 13. Rappelons que les Jésuites jouèrent alors un rôle fondamental dans la transmission en France des modèles italiens. Ainsi, si vous connaissez Rome, vous retrouverez ici de nombreux éléments empruntés à l’église du Gésu, la première église construite pour la communauté jésuite, et qui fut une véritable source d’inspiration pour les auteurs de cette église saint Paul – saint Louis. C’est sans doute la monumentale coupole du transept qui révèle le mieux cette filiation. Rappelons au passage que la tradition française a pendant très longtemps ignoré les coupoles. Après les timides essais du couvent des Petits Augustins et de saint Joseph des Carmes, c’est aux Jésuites du Marais que l’on doit donc le premier dôme d’importance qui s’éleva dans le ciel de Paris. Et c’est celui que vous avez sous les yeux.

Monuments de Paris
Rares sont les villes à






