Florence Insolite et Secrète : Santa Maria Novella

Les Cloîtres de Santa Maria Novella

En plus de la basilique elle-même, les cloîtres de Santa Maria Novella offrent une expérience sereine et contemplative. Le Chiostro Verde, ainsi nommé en raison de la teinte verte de ses fresques, est particulièrement remarquable. Ces fresques, réalisées par Paolo Uccello, dépeignent des scènes bibliques avec une sensibilité unique. Le Grand Cloître, quant à lui, est le plus grand de Florence et abrite des œuvres d’art variées qui valent également le détour.

Le Musée Novecento

À quelques pas de la basilique, le Musée Novecento est dédié à l’art italien du XXe siècle. Installé dans l’ancien hôpital San Paolo, ce musée offre une perspective différente de Florence, loin des œuvres classiques de la Renaissance. Il présente des œuvres de Giorgio de Chirico, Gino Severini, et d’autres artistes influents du XXe siècle. C’est un endroit idéal pour les amateurs d’art moderne qui cherchent à explorer au-delà des sentiers battus.

La Chapelle des Espagnols

La Chapelle des Espagnols, située à l’intérieur du complexe de Santa Maria Novella, est souvent négligée par les visiteurs. Elle est ornée de fresques impressionnantes réalisées par Andrea di Bonaiuto au XIVe siècle. Ces fresques racontent des histoires de l’Ordre des Dominicains et sont considérées comme l’un des plus beaux exemples de l’art gothique à Florence. La chapelle est un havre de paix et de réflexion, loin de l’agitation touristique.

La Pharmacie Santa Maria Novella

Fondée en 1221 par des moines dominicains, la Pharmacie Santa Maria Novella est l’une des plus anciennes pharmacies encore en activité dans le monde. Elle se trouve à proximité de la basilique et offre une gamme de produits traditionnels à base de plantes, fabriqués selon des recettes anciennes. En plus de pouvoir acheter des produits de soins naturels, les visiteurs peuvent découvrir l’histoire fascinante de cette pharmacie et admirer son architecture historique.

Les Jardins de la Villa Medici

Un autre trésor caché près de Santa Maria Novella est les jardins de la Villa Medici. Bien que moins connus que d’autres jardins florentins, ceux-ci offrent une vue imprenable sur la ville et sont un lieu idéal pour se détendre. Les jardins abritent des sculptures et des fontaines magnifiques, et leur ambiance paisible en fait un endroit parfait pour une promenade tranquille loin de la foule.

La Fondation Franco Zeffirelli

Située dans l’ancien couvent de San Firenze, la Fondation Franco Zeffirelli est dédiée à la mémoire du célèbre réalisateur et metteur en scène florentin. Le musée expose des souvenirs de sa carrière prolifique, y compris des costumes, des scénarios et des accessoires de ses productions théâtrales et cinématographiques. C’est un lieu fascinant pour les amateurs de cinéma et de théâtre qui souhaitent en savoir plus sur l’une des figures les plus emblématiques de Florence.

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Une balade culturelle à Florence en compagnie des guides Jonglez, à la découverte de sites méconnus, et pourtant, situés en plein cœur de la cité florentine. Personne ne passe à côté de la piazza Maria Novella et sa célèbre basilique. D’autres curiosités, plus discrètes, sont là pour enrichir le parcours :

Maison de Giovanni Michelazzi

“Art nouveau à Florence”

L’art « Liberty », autrement dit la version italienne de l’Art nouveau, n’a jamais connu un grand succès à Florence. Il se peut même qu’on ait jugé ces formes libres et sinueuses aux ornements végétaux contraires au bon goût en les opposant à la rigueur des lignes et à l’élégante sobriété du style florentin. Non loin de Florence, à Borgo San Lorenzo, au cœur du Mugello, la famille des Chini a donné naissance à une véritable dynastie de créateurs dans la mouvance de l’Art nouveau.

Alors que dans de nombreux pays européens, les architectes se déchaînaient à grand renfort de balustrades courbes, de fenêtres ovales, de portes obliques, l’art des Chini a conservé une certaine retenue dans une Florence où l’on riait volontiers des tendances en vogue. Mais grâce à l’architecte Giovanni Michelazzi, il existe néanmoins quelques remarquables édifices « Art nouveau » au bord de l’Arno, à commencer par celui qui se dresse au numéro 26 de Borgo Ognissanti.

Ce pavillon élancé, aux larges fenêtres singulières flanquées de sculptures stylisées, dont la petite porte d’entrée est en heureuse rupture avec les canons traditionnels, possède de nombreux détails extravagants en apparence, mais conçus selon les critères d’un nouveau code esthétique, et dont la singularité ne manque pas de surprendre dans cette rue.

Il n’en reste pas moins que la bourgeoisie florentine n’était visiblement guère encline à ce genre d’innovations puisque les quelques autres exemples significatifs de l’Art nouveau se trouvent en dehors du centre historique : le pavillon de la Galleria Carnielo, sur la piazza Savonarola, et surtout les villas Broggi-Caraceni et Ravazzini, respectivement aux numéros 99 et 101 de lavia Scipione Ammirato, oeuvres de Giovanni Michelazzi, la seconde ornée de carreaux en émail de Galileo Chini.

  • Infos pratiques :
  • Borgo Ognissanti 26

Aux alentours :

Palazzo Baldovinetti, la maison à l’envers

Au numéro 12 de Borgo Ognissanti, se trouve la curieuse « casa alla rovescia » (« maison à l’envers »), à savoir le Palazzo Baldovinetti, qui doit son surnom à son architecture.

Il faut se placer de l’autre côté de la rue pour contempler les balustrades des fenêtres et du balcon et les grosses consoles qui le soutiennent : elles sont toutes à l’envers, par on ne sait quelle extravagance qui alourdit la façade mais la rend en même temps exceptionnelle.

On raconte que ce « renversement » architectural résulterait de l’interdiction de construire des balcons dans les maisons florentines à cause de l’exiguïté des rues (rares sont les vieux immeubles de Florence pourvus de balcons).

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Mais Baldovinetti s’évertua à obtenir un permis de la Seigneurie, persuadé qu’il était que Borgo Ognissanti était une rue assez large, jusqu’à ce qu’Alexandre de Médicis finisse par céder, vers 1530, après la énième requête, en s’exclamant : « Allez-y, vous pouvez le faire votre fichu balcon, mais à l’envers », sans imaginer que l’architecte aurait relevé ce défi à la lettre.

 

Cloitre de l’établissement sanitaire de San Giovanni Di Dio

Sur les traces d’Amerigo Vespucci

Le célèbre navigateur florentin Amerigo Vespucci naquit à deux pas de l’Arno, dans le Borgo Ognissanti, en 1454. La demeure de la famille Vespucci se trouvait juste à côté de l’ancien hôpital de San Giovanni di Dio.

Avant d’en franchir le seuil, on remarquera l’élégante plaque de marbre, déployée à l’instar d’un parchemin géant, où l’on peut lire cette inscription (en latin) : « À Amerigo Vespucci, noble Florentin qui, pour la découverte de l’Amérique, rendit illustre son nom et celui de sa patrie, et étendit les frontières de la terre.

Sur cette maison qui appartint jadis aux Vespucci et où vécut un homme aussi éminent, les pères dévots de San Giovanni di Dio posèrent cette pierre en 1719. » L’ancien hôpital a été transformé de nos jours en un établissement sanitaire.

Dans le cloître figure une série de vingt-neuf panneaux qui, en dépit de leur air d’abandon, constituent un itinéraire pédagogique complet sur les origines du grand voyageur florentin, ses voyages réels et présumés, l’atmosphère des explorations et du commerce à l’époque, et l’éternel débat sur les mérites respectifs d’Amerigo et de Christophe Colomb. Curieusement, cette série de panneaux, véritable exposition permanente sur la vie du navigateur florentin, n’est même pas signalée à l’extérieur de l’édifice, ni par les organismes touristiques.

  • Infos pratiques :
  • Borgo Ognissanti
  • Ouvert du lundi à vendredi de 8 h 30 à 12 h 30

 

Aux alentours :

Les « plaques américaines » du Pont Americo Vespucci
Lungarni Amerigo Vespucci et Soderini

Sur les quais (« lungarni »), aux deux extrémités du terre-plein du pont Amerigo Vespucci, figurent deux plaques en bronze et en ciment qui évoquent certains pays du continent américain, illustrés par quelques dessins gravés dans le béton.

Parmi les pays du Nouveau Monde que mentionnent les plaques, il y a, bien entendu, ceux qu’Amerigo Vespucci a découverts et visités, comme le Brésil et le Venezuela (dont le nom vient du fait que les maisons indigènes sur pilotis de la région de Maracaibo avaient un « côté vénitien » aux yeux de Vespucci), mais aussi ceux que l’explorateur florentin n’a ni découverts ni visités, comme la Bolivie ou le Chili.

Un choix plutôt étrange, d’autant que les États-Unis ne sont pas présents, alors que c’est précisément le pays qui a le plus manifestement tiré parti du nom d’« Amerigo ». Autre curiosité : un pays hybride, nommé « Domicana », semble faire référence à deux États des Caraïbes que l’on a confondus, la République dominicaine et Saint-Domingue.

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>> Introduction et sommaire
>> Autour de la piazza Santissima Annunziata

Crédits photos : Waris Grifi

 


Auteur du guide: Julien Laz, grand voyageur et fondateur de Cityzeum

mis à jour le January 14, 2026

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