
Florence
Saviez-vous que l’UNESCO a inscrit
Une balade culturelle à Florence en compagnie des guides Jonglez, à la découverte de sites méconnus, et pourtant, situés en plein cœur de la cité florentine. A deux pas de la basilique Santa Croce, le Palais Borghèse et la fontaine d’Orphée sont parfois vite oubliés lors d’une visite rapide… remédions à cela :
Un trésor souvent négligé par les visiteurs se trouve à proximité de la célèbre basilique Santa Croce : le monastère de Santa Croce. Construit au XIVe siècle, ce complexe religieux abrite de magnifiques cloîtres, des fresques sublimes et une bibliothèque historique. Les cloîtres, en particulier, offrent une oasis de tranquillité où l’on peut se promener loin de la foule. La bibliothèque, quant à elle, contient des manuscrits anciens et rares qui retracent l’histoire de Florence et de l’ordre franciscain.
Pour une expérience authentique de la vie florentine, le marché de Sant’Ambrogio est un incontournable. Situé à quelques pas de Santa Croce, ce marché est fréquenté principalement par les locaux. Vous y trouverez des étals de fruits et légumes frais, des produits régionaux, des viandes et des fromages artisanaux. C’est l’endroit idéal pour goûter à la cuisine toscane authentique et découvrir des produits locaux que vous ne trouverez pas dans les zones touristiques.
Bien que la basilique de San Lorenzo soit célèbre pour les chapelles des Médicis, peu de gens savent que la basilique Santa Croce abrite également des chapelles de cette célèbre famille. Ces chapelles, moins visitées, contiennent des œuvres d’art impressionnantes et offrent une perspective unique sur l’influence des Médicis à Florence. La chapelle Baroncelli, par exemple, est ornée de fresques remarquables de Taddeo Gaddi, un élève de Giotto.
Florence est réputée pour son artisanat du cuir, et l’atelier de la Scuola del Cuoio, situé dans le complexe de Santa Croce, est un endroit fascinant à visiter. Fondée après la Seconde Guerre mondiale, cette école et atelier de cuir offre des démonstrations de fabrication de sacs, portefeuilles et autres articles en cuir. Les visiteurs peuvent observer les artisans au travail et acheter des produits de haute qualité directement sur place.
Un autre trésor caché près de Santa Croce est le Musée Horne, situé dans un palais Renaissance restauré. Ce musée, moins connu, abrite une collection éclectique d’art et d’antiquités recueillies par l’historien de l’art Herbert P. Horne. Les œuvres exposées vont de la peinture et de la sculpture de la Renaissance à des meubles, des céramiques et des textiles historiques. Le palais lui-même est un magnifique exemple d’architecture florentine.
Pour une pause verte loin de l’agitation, le Jardin de la Gherardesca est un havre de paix à découvrir. Situé derrière l’hôtel Four Seasons, ce jardin est l’un des plus grands espaces verts privés de Florence. Avec ses vastes pelouses, ses arbres centenaires et ses charmantes allées, le jardin offre un lieu de détente idéal pour les visiteurs souhaitant échapper à la foule.
Pour ceux qui s’intéressent à la littérature et à la culture françaises, la Bibliothèque de l’Institut Français de Florence, située à proximité de Santa Croce, est une visite enrichissante. La bibliothèque possède une vaste collection de livres, de revues et de documents en français, et elle organise régulièrement des événements culturels, des conférences et des projections de films.
Une balade culturelle à Florence en compagnie des guides Jonglez, à la découverte de sites méconnus, et pourtant, situés en plein cœur de la cité florentine. A deux pas de la basilique Santa Croce, le Palais Borghèse et la fontaine d’Orphée sont parfois vite oubliés lors d’une visite rapide… remédions à cela :
Quoique un peu engoncé dans l’étroite via Ghibellina, le palais Borghese se distingue par son rez-de-chaussée tout en pierres apparentes et son premier étage (piano nobile) orné de colonnes néoclassiques. Le dehors ne laisse pas deviner le style des salles à l’intérieur, mais dès l’entrée, où de grandes statues de style égyptien tiennent lieu de concierges dans leurs niches, on est frappé par l’opulence néoclassique de cet édifice.
Il suffit de faire encore quelques pas pour tomber sur d’autres statues, des colonnes et des escaliers monumentaux, au coeur d’un dispositif architectural où se font écho des miroirs et des tableaux, des marbres et des chapiteaux. Le palais est constitué de dizaines (certains prétendent qu’il y en a plus de quarante) de salles méticuleusement décorées, chacune d’une manière singulière, mais toutes avec une certaine tendance à l’excès.
Ainsi passe-t-on en revue la Salle de bal, avec ses nombreux lustres, dont les portes sont toutes finement décorées et où les stucs sont si nombreux qu’on finit par en avoir un haut-le-coeur ; le Salon rose, le Salon rouge, le Salon jaune, le Salon vert, le Salon du milieu (Salotto di Mezzo), tous plus somptueux les uns que les autres, avec leurs plafonds peints à fresque ; sans parler de la Salle du Conseil et de sa gigantesque cheminée.
La Galerie monumentale est l’apothéose du palais : il s’agit moins, en effet, d’un salon que d’une galerie puisqu’elle est cinq fois plus longue que large. Dès qu’on en franchit le seuil, on est ébloui par un luxe effréné : lustres grandioses associés à une multitude de lampes tape-à-l’oeil, niches ornées de grandes statues, décorations entre le blanc et l’or, jusqu’aux inévitables colonnes, une grande coupole recouverte de scènes mythologiques peintes à fresque, et tout le nécessaire pour créer une des atmosphères les plus luxueuses de Florence et même d’Italie.
C’était précisément ce que souhaitait Camillo Borghese, qui fut le mari de la soeur de Napoléon : en 1822, il entreprit une restructuration massive du palais, n’hésitant pas à dépenser une fortune en convoquant les meilleurs artisans des arts mineurs de la ville. Ainsi fut constitué le décor de la vie mondaine de la haute société florentine : le prince Poniatowski y ouvrit par la suite le Casino Borghese, jusqu’à ce que le palais devienne, après des restaurations radicales dans les années quatre-vingt-dix, un lieu réservé aux célébrations et aux réceptions.
Infos pratiques :
C’est par une élégante petite loggia du XIXème siècle qu’on accède à la fontaine d’Orphée, une fontaine si imposante qu’elle a quasiment l’air d’une grotte sans profondeur, dissimulée ans le fabuleux jardin du Palazzo Vivarelli Colonna, dont elle est incontestablement la pièce maîtresse.
Ici aussi, il s’agissait d’embellir ce havre de paix privé du XVIIIème siècle, qui appartient aujourd’hui au domaine public, et d’étonner à la faveur d’effets monumentaux et scénographiques.
Cette grande fontaine se trouve contre le mur situé au fond du jardin, remarquable pastiche où se mêlent des éléments de techniques différentes – peintures, mosaïques, sculptures, fragments de grotte – dont l’expressivité est étonnante.
La pose et les traits d’Orphée expriment une intense mélancolie, due sans doute à la mort prématurée de l’épouse de Francesco Niccolò Gabburri, propriétaire du palais et du jardin – alors que le décor dans son ensemble, avec ses deux belles statues latérales, ses assemblages de pierres spongieuses et son grand blason qui feint de tomber, participe plutôt d’un esprit festif, sinon carrément badin.
Le blason de famille est en effet de travers et soutenu par trois petits satyres (les enfants de Gabburri) qui semblent tenter de le remettre en place. Quant aux fissures ostentatoires de l’arc, il s’agit là d’un reflet recherché en hommage aux ruines antiques, et non d’un réel signe d’usure.
Dans la petite allée centrale, une autre fontaine circulaire, caractérisée par un cygne sculpté, est entourée d’une belle série de plantes odoriférantes :
Un petit bosquet, composé de magnolias, de pins, de lauriers et de chênes verts, ajoute une touche romantique à ce jardin. Les balustrades en fer forgé, les petites allées bien entretenues, les grands vases qui décorent le dessus des murs d’enceinte, ainsi qu’une troisième fontaine, plus petite, sous la loggia, sont autant d’éléments qui font de cet espace vert un ensemble homogène et emblématique d’une époque qui se complaisait dans sa propre image, comblée qu’elle était par cette « douceur de vivre » dont parlait Talleyrand.
>> Introduction et sommaire
>> Oltrarno et le musée de la Specola
Crédits photos : Waris Grifi
Auteur du guide: Julien Laz, grand voyageur et fondateur de Cityzeum
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