Vienne

La façade de l’Eglise jésuite

Cette église fut donc édifiée en 1627 et dédiée à l’Assomption de la Vierge et aux saints Ignace et François-Xavier. Un patronage intéressant puisqu’il insiste sur la personne de la Vierge, dont le culte est critiqué par les protestants, tout en mettant en avant les deux saints les plus importants pour les jésuites, Ignace de Loyola le fondateur de l’ordre et François-Xavier, le missionnaire. Maintenant, regardons cette façade plus en détail. Première réflexion : après avoir admiré la façade de l’Académie, celle-ci nous semble plutôt monotone. Comme vous le voyez, elle est composée de deux niveaux séparés par une corniche saillante et couronnés par deux tours latérale encadrant un fronton étroit. Vous voyez ces pilastres ? Ce sont ces sortes[…]

L’histoire de la fondation de l’église des Jésuites

Sa fondation tient à une date : 1623. C’est l’année où l’empereur Ferdinand 2 de Habsbourg confie à la Compagnie de Jésus la célèbre université de Vienne. Le moment est particulier, il se place à la suite d’une série de batailles remportées par les catholiques contre les protestants : l’empereur, la noblesse catholique, les ordres religieux, tout le monde est gonflé à bloc ! La Contre-Réforme s’impose rapidement. Comme son nom l’indique, la contre-réforme est un mouvement qui vise –pour les catholiques- à regagner du terrain sur les protestants, c’est-à-dire sur la Réforme. Le catholicisme se veut alors offensif : ce qui est important, c’est de prendre possession de l’espace, alors on s’y emploie en construisant de nombreuses nouvelles églises

L’église des jésuites

Maintenant, faites un demi-tour sur votre droite, et contemplez l’église des Jésuites. Plus que l’église, c’est tout le quartier qui était « jésuite ». D’ailleurs sur la droite de l’église vous voyez un bâtiment austère qui ferme le côté de la place : c’est la maison professe, l’ancien collège des jésuites. Des Jésuites appelés aussi la Compagnie de Jésus- fut fondé en 1534 par Ignace de Loyola. Cet ordre très important est né dans un contexte historique mouvementé, marqué par la déchirure de l’Eglise entre protestants et catholiques. Le but assigné aux jésuites par le pape fut dès sa création très clair : “défendre et protéger la foi” en luttant contre la réforme protestante. En Europe centrale, ils devinrent le

L’Académie des sciences

Vous êtes maintenant sur la place de l’Université. Laissez derrière vous la Bäckerstrasse et placez-vous au centre de la place. Nous voici au centre de la place de l’Université. Notez qu’aujourd’hui la place porte le nom du Docteur Ignaz Seipel, un éminent politicien du 20e siècle. Et maintenant, regardez au fond de la place : vous voyez l’élégante église des Jésuites. On la reconnaît à ses deux beaux clochers. Regardez à sa gauche : l’église est bordée par une seconde façade, baroque : c’est l’Académie des sciences. Allons la voir de plus près. Avancez-vous afin de lui faire face. Pour le moment regardons cette façade. On est loin du style gothique « flamboyant » de la fin du 14e siècle.

Le quartier de l’Université

Mais il faut déjà quitter la Domgasse pour découvrir le quartier de l’Université. Alors, revenez sur vos pas, et attendons-nous à l’angle de la Domgasse et de la Schülerstrasse. A tout de suite. Vous êtes maintenant à l’angle de la Domgasse et de la Schülerstrasse ? Alors, prenez sur votre droite et continuez à remonter la Schülerstrasse. Puis prenez la première petite ruelle, sur votre gauche, un boyau étroit répondant au nom de Strobelgasse. Vous êtes maintenant au début de la Strobelgasse ? Alors, prenez-la jusqu’au bout pour déboucher dans la rue Wollzeile. Vous êtes maintenant dans la Wollzeile. Vous voyez la Essiggasse, qui se trouve en face presque dans l’axe de la première. A l’autre bout de cette ruelle

Le premier café de Vienne

Retrouvons nous un petit peu plus loin au N°6 « A la Croix Rouge » ou si vous préférez « Zum Roten Kreutz ». Aujourd’hui l’enseigne de l’immeuble porte le nom de « zum Roten Kreutz » mais à la fin du 17e siècle on pouvait y lire « Zur Blauen Flasche » à « La Bouteille bleue ». Et c’est ici qu’aurait ouvert, en 1683, le premier café de Vienne. D’accord ! Tout cela peut paraître anecdotique surtout après Mozart mais sachez qu’à Vienne les Cafés sont des institutions. Revenons, maintenant en 1683. A l’issue de leur défaite sous les murs de la ville de Vienne, les Ottomans abandonnent armes et bagages sur le champ de bataille. C’est un

La FigaroHaus : la maison de Figaro

Continuons notre promenade au prochain objectif : la Figarohaus où vécut Mozart ! Pour nous rendre à la Figarohaus, ayez la flèche et la cathédrale sur votre gauche et contournez-la pour rejoindre l’autre côté de la cathédrale. En face de vous, vous verrez alors Dom Museum, le musée de la cathédrale. Ensuite nous aborderons le quartier de l’Université. La cathédrale est maintenant derrière vous. En face de vous donc, sur le trottoir qui longe la place de la cathédrale se trouve le Musée diocésain ; le Dom Museum, réputé pour sa très belle collection de statues gothiques provenant de la cathédrale. Lorsque nous faisons face à ce musée, regardez sur votre droite, c’est la Schüler Strasse, rue qui s’enfonce dans

La tour sud de la cathédrale de Vienne

Il est temps maintenant de revenir sur le parvis de la cathédrale. Pour sortir, faites demi-tour en laissant Frédér ic derrière vous, puis avancez de quelques mètres et prenez sur votre gauche pour arriver à la sortie sud de l’église. Notez que jusqu’au 15e siècle, ce fut l’entrée réservée aux hommes, les femmes entraient elles par la porte nord. Vous êtes maintenant sur le parvis de la cathédrale, mais pas au même endroit que tout à l’heure. Que voyez-vous ? Sur votre gauche se trouve la tour sud de la cathédrale de Vienne qui pointe vers le ciel, la fameuse flèche. Avancez d’une dizaine de mètres sur votre gauche pour rejoindre le centre de la place, le parvis, et pour

Le tombeau de Frédéric 3

Mais revenons-en à ce tombeau de Frédéric 3. Pour le réaliser, l’empereur fit appel à un maître sculpteur du nom de Nicolas de Leyde, une pointure de l’époque. Mais, déjà très âgé, le maître-sculpteur n’eut que le temps d’exécuter le modèle. C’est donc son fils qui fut chargé de terminer la commande. Il prit son temps car l’ensemble fut achevé en 1513 soit 20 ans après la mort de son commanditaire ! Cette tombe monumentale est loin de la modeste tombe de Eugène de Savoie. Celle-ci est bien mise en évidence : le regard est accroché par le marbre rouge. Et si cela ne suffisait pas, elle repose isolée sur une plate-forme, dans la lumière des vitraux. Elle est entourée

Les Habsbourg

Nous allons passer de l’autre côté où se trouve justement l’un des chefs-d’œuvre de l’art funéraire de cette époque, le tombeau de Frédéric 3. Pour y aller, traversez l’église dans sa largeur et gagnez le collatéral droit. Puis, quand vous y êtes, tournez vous vers le cœur et avancez en longeant le mur le plus loin possible et le plus près possible du tombeau que vous verrez apparaître au fond. Il y a parfois une sorte de barrière qui en bloque l’accès. Vous voyez maintenant le tombeau de Frédéric 3. Comme vous pouvez le voir il est très impressionnant, car isolé sur un promontoire au centre de la Chapelle, appelée la chapelle des Apôtres. Nous allons en préambule vous donner

Scroll to Top