Vienne

Le vieux Vienne du Graben au Burgtheater : introduction

Cette promenade propose de découvrir la partie de la Vieille-Ville qui incarne au mieux le pouvoir des Habsbourg et la puissance de Vienne. Elle nous mènera de la place st Etienne jusqu’au Burgtheater, sur les bords du Ring, cette grande artère de 4 km de long qui entoure le Vieux Vienne. Nous croiserons différentes places comme la JudenPlatz, la place Freyung, ou encore la place Am Hof, où les premiers seigneurs de Vienne les Babenberg avaient construits leur château. Nos pérégrinations nous mèneront devant différentes églises de tous les styles et devant différents palais Kinsky, Ferstel, Liechtenstein et bien d’autres. Tous ces lieux nous diront les principales pages d’histoire de la ville depuis le moyen âge jusqu’à nos jours en[…]

La Rotenturmstrasse

Maintenant, continuez à remonter la Fleischmarkt sur environ 100 mètres en restant sur le trottoir de gauche jusqu’à la seconde rue toujours sur votre gauche : la Rotenturmstrasse. Vous êtes maintenant juste à l’angle de la Fleischmarkt et de la Rotenturmstrasse. Avant de vous engager dans la Rotenturmstrasse pour rejoindre le parvis de la Cathédrale, un peu de contemplation. Car de l’autre côté de la rue se trouvent deux immeubles commerciaux qui méritent un coup d’œil. D’abord celui qui fait l’angle, il est juste de l’autre côté, sur le trottoir de droite au N°1, puis celui qui est juste à côté au N°3. Ces deux immeubles sont contemporains : ils ont été construits vers 1910 par le même architecte, Arthur

La rue Fleischmarkt

En sortant de la Caisse d’Epargne prenez sur votre gauche et longez la façade jusqu’à la première rue sur votre gauche : la Wiesengerstrasse. Vous êtes à l’angle de la façade de la Caisse d’Epargne et de la Wiesengerstrasse. Engagez vous, sur votre gauche, dans cette rue. De là vous rejoindrez la rue des Dominikanerbastei. En débouchant dans la rue Dominikanerbastei, prenez sur votre gauche, puis passez sur le trottoir d’en face. Une dernière fois admirons la Caisse d’Epargne avant de tourner dans la prochaine sur votre droite, la petite rue Barbaragasse. Prenez maintenant la rue Barbaragasse. A l’angle, tournez à droite pour descendre la Postgasse. C’est le même parcours qu’à l’aller, mais en sens inverse. De la Barbaragasse vous

L’intérieur de la Poste centrale

Maintenant traversez la place pour rejoindre le portail central de la Poste et retrouvons-nous dans le hall d’entrée. Le vestibule avec son large escalier est déjà une découverte en soi, vous ne trouvez pas ? Très palatial tout cela, marbre gris-blanc, espace. Et regardez sur le mur de gauche, on y voit une niche avec le buste de l’empereur François-Joseph. L’inscription rappelle que c’est lui qui ordonna et que c’est Otto Wagner qui réalisa : c’était en 1904. C’est très imposant, mais n’oublions pas que La Caisse d’Epargne de Vienne comptait parmi les institutions financières les plus anciennes mais aussi les plus puissantes de l’Empire austro-hongrois. Entrons maintenant dans la Salle des Guichets. Passez la porte et entrez dans la

La Façade de la Poste Centrale

La Caisse d’Epargne, construite entre 1904 et 1912, est en quelque sorte le manifeste de sa nouvelle conception de l’architecture. Regardez la façade une 1ère fois, mais où sont les moulures et autres fantaisies sucrées auxquelles nous avait habitué l’architecture des autres bâtiments du Ring ? C’est en vain que vous les chercherez, essayez, et vous verrez : vous ne les trouverez pas. Car pour Otto Wagner, le style de l’avenir sera le « nutz stil » comprenez par là le « style de l’utile ». Mais encore, soyons plus clair : le « nutz stil » est un style défini d’abord par une technique de construction et par sa fonction. La fonction conditionne donc la forme de la construction.

Histoire de la Poste centrale

Vous êtes face au portail d’entrée de l’église des Dominicains. Pour continuer la promenade, prenez sur votre gauche, longez la façade jusqu’à l’angle avec l’église. Arrivés à l’angle de l’église, tournez à droite pour vous engagez dans la Predigergasse, « la Ruelle des Prêcheurs ». Elle longe l’église et débouche dans la Dominikanerbastei strasse. On se retrouve au débouché de la ruelle. Vous êtes maintenant au débouché de la Predigergasse, le chevet de l’église se trouve sur votre droite. Tournez à gauche dans la Dominikanerbastei. Descendez cette rue sur environ une centaine de mètres, puis arrêtez-vous au niveau de la première rue sur votre droite, la Rosenbursen. Vous êtes à l’angle des deux rues. Sous vos yeux, c’est déjà la

L’ église des Dominicains

Nous sommes dehors. Reprenons le cours de notre promenade en direction de la Caisse d’Epargne de la Poste autrichienne, un bâtiment-phare de l’architecture du 20e siècle. Pour vous y rendre, laissez l’église derrière vous et reprenez la rue Bäckerstrasse sur votre gauche en passant sous un premier porche. Et retrouvons-nous de l’autre côté à la sortie du second porche. Là, prenez la rue sur votre gauche, la Postgasse, puis remontez là tranquillement sur le trottoir de gauche jusqu’à l’église des Dominicains qui se trouve à une cinquantaine de mètres de l’autre côté de la rue. Tout d’abord, on peut dire de ce quartier qu’il fut avant tout celui des Dominicains. Car les frères prêcheurs y sont présents depuis 1237, année

La chaire à prêcher

Avant de quitter l’église, allez donc en faire le tour. Nous vous recommandons de voir la chaire à prêcher qui est en soi un petit chef-d’œuvre. Quand on a l’entrée dans le dos, elle se trouve au niveau de la dernière travée sur la gauche. Sachez que les chaires à prêcher ont été multipliées lors de la contre réforme. Car il fallait galvaniser les fidèles et endiguer leur départ vers le protestantisme. Sinon, à part cette chaire, vous pourrez jeter un œil à de belles colonnes torses qui se trouvent dans la première et dans la dernière chapelle latérale. La colonne torse, torsadée en fait est un classique de l’architecture baroque. Cela a été créé par Le Bernin à St

La coupole de l’Eglise

Et maintenant, avancez de quelques pas afin de vous placer sous la coupole en trompe l’oeil. C’est très impressionnant et cela nous donne l’occasion de parler d’Andrea Pozzo qui réalisa cette coupole. Alors Qui est-il ? Oh ce n’est pas un nouveau venu. C’est un jésuite. Sa réputation, il l’a établie définitivement quelques années plus tôt en décorant l’église du Gesù à Rome. Cette église est l’église principale des Jésuites. Et c’est là que Pozzo utilisa le décor en trompe-l’œil avec le plus d’éclat. Il en donnera les recettes dans un traité d’architecture que l’on va s’arracher dans toute l’Europe. Désormais et à juste titre, il sera considéré comme le maître du trompe-l’œil. Mais revenons à cette église. Donc, en

L’intérieur de l’Eglise jésuite

Vous êtes maintenant à l’intérieur de l’église. Notre regard est canalisé par la nef rectangulaire fermé par 4 travées et aboutit, tout au fond, à un chœur très lumineux. Celui-ci est décoré par une toile d’Andréa Pozzo. Elle représente l’Assomption de la Vierge Marie. Dès que l’on entre, notre regard est presque saturé par cette débauche d’or et de stuc colorés avant d’être happé par une gigantesque coupole. Elle semble reposer physiquement sur les arcs et la corniche des murs latéraux. Mais regardez bien la coupole, elle n’est qu’un étonnant trompe-l’œil. Mais continuons notre découverte visuelle. Regardez de l’autre coté de la coupole. Voyez les voûtes qui se succèdent en direction du chœur. Ces voûtes sont toutes ornées de cartouches

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