Vienne

Le pilier d’orgue

Et voilà ce que nous souhaitions vous dire sur la chaire de Maitre Pilgram. Notons juste qu’à la base du pilier, sous l’escalier, il y a l’autoportrait de maître Pilgram, un autoportrait de l’artiste en voyeur, heureux de nous montrer son génie. Il est accoudé à une fenêtre avec le ciseau du sculpteur à la main. Pout continuer retrouvons nous devant le portrait du maître. Le portrait de Maître Pilgram vous fait face. Maintenant, contournez ce pilier par votre droite et retournez dans le collatéral de gauche. Avancez ensuite en direction du chœur. Au passage, jetez un coup d’oeil un peu plus loin, sur le mur de gauche : vous verrez un pilier d’orgue très travaillé avec le portrait d’un[…]

La chaire de maître Pilgram

Laissez maintenant derrière vous la Chapelle Tirna et Eugène de Savoie pour aller vers le chef-d’œuvre de la cathédrale : la chaire de maître Pilgram. Pour cela, faites un demi-tour et avancez devant vous sur ce côté gauche de l’église. Vous verrez cette chaire, sur votre droite. Elle est comme sculptée directement sur la base du 3ème pilier de la nef. C’est le pilier qui est juste derrière les grilles. Vous êtes maintenant au niveau de ce pilier ? Très bien. Vous voyez donc la chaire de Pilgram. Passez de l’autre côté du pilier pour mieux la regarder. Cette chaire de Pilgram, pourquoi est-elle si importante ? Parce qu’elle illustre parfaitement à la fois les nouvelles préoccupations des artistes du

Eugène de Savoie

Et maintenant, à propos du décor intérieur. Il y a une multitude d’autels adossés aux colonnes de la nef ou nichés dans les chapelles latérales. C’est la profusion : profusion de statues, nichées sur les piliers. Profusion de dorures et de marbres colorés. En fait, la cathédrale a suivi les modes et au 17e siècle, le baroque s’est imposé à elle comme à tout. On a alors multiplié les autels comme pour rappeler aux fidèles, par l’utilisation des images, qu’un bon croyant ne saurait se soustraire à la vénération des saints de l’Eglise. Bien sûr, il s’agissait de lutter contre les idées du protestantisme. Une Eglise militante, héroïque, baroque voila ce que montre le décor de la cathédrale. Un lieu

L’intérieur de la cathédrale

Vous êtes maintenant dans la cathédrale de Vienne. L’impression d’ensemble est bien celle d’une cathédrale gothique, tout simplement, car nous avons l’impression d’être aspirés vers le ciel. Mais commençons par décrire le plan : comme on l’a dit déjà : il est classique. Il y a une grande nef : c’est l’allée centrale où vous devez être et –à gauche et à droite- il y a deux plus petites nefs, 2 plus petites allées donc. Et vers le fond, il y a une autre allée qui coupe ces 3 allées. C’est donc un plan en croix latine. Un vieux plan qui date de la Rome antique. En revanche, pour ce qui est de la structure, alors là…c’est très novateur. Nous

Le narthex de la cathédrale

Et maintenant, retournez devant le porche. Vous voyez ces petites niches dans lesquelles se trouvent ces reliefs romans ? Par exemple, en haut et à droite de l’entrée, il y a un homme en train de terrasser un lion. Qui est ce ? Et bien, c’est l’héroïque Samson dans ses œuvres. Et ici, son affrontement avec un fauve symbolise la victoire du bien sur le mal, éternel thème de l’iconographie chrétienne. Vous êtes maintenant sous le porche juste devant le portail d’entrée qui conduit à l’intérieur de l’église. C’est un portail très décoré. Regardez en hauteur : vous voyez que le tympan du portail est occupé par la figure du Christ-Juge entre deux anges. C’est là aussi un thème très

Les tours « païennes »

Laissez maintenant glisser votre regard vers le haut de cette façade. Voyez ces deux tours octogonales : une à droite et l’autre à gauche. On les appelle ici les tours « païennes » « Heidentürme » car selon certains un sanctuaire païen se trouvait autrefois à leur emplacement. Alors regardons-les : ces tours sont très rapprochés l’une de l’autre nous semble-t-il et elles enserrent plus qu’elles n’encadrent la façade. Depuis le sol, elles se hissent progressivement vers le ciel grâce à quatre étages tous percés de 8 fenêtres, tous soulignés par une guirlande moulurée. Un vocabulaire tout à fait roman. Les deux tours sont couronnées par un toit de pierre très pointu hérissé de petites pointes de pierre. Maintenant, comparez

La façade de la cathédrale Saint-Etienne

Sachez que pour Vienne, la date décisive fut l’année 1156. Retenez bien cette date : 1156. Car en 1156, la famille dominante d’alors, les Babenberg, en fait la capitale de son duché qui porte désormais le nom d’Oster-Reich Autriche, c’est à dire littéralement « à l’est de l’Empire » ! Cette promotion allait bien sûr contribuer à l’essor politique et économique de la cité. Et pendant qu’une vie de cour s’organisait dans la cité, Vienne se dotait d’une église à la hauteur de son nouveau statut. Cette église, c’est la cathédrale Saint-Etienne à laquelle nous allons maintenant nous intéresser. Regardons sa façade. C’est une façade imposante mais comment dire atypique en même temps. Car, contrairement à beaucoup d’église médiévale, l’unité

Historique de Vienne

Vous êtes maintenant juste devant le portail principal de la cathédrale Saint-Étienne. Nous allons vous donner pour commencer quelques indications historiques sur Vienne. Mais d’abord faisons un petit tour d’horizon. Lorsque nous sommes dos au portail, juste devant nous, se trouve la petite rue Jasomirgott. A notre gauche maintenant, regardez : une rue large et droite s’enfonce dans le lointain en direction du Canal du Danube. C’est la Rotenturm Strasse. C’est par cette rue Rotenturm que nous rejoindrons la cathédrale à l’issue de notre promenade. Remarquez que cette rue se prolonge de l’autre côté du métro, c’est-à-dire sur notre droite par une autre large voie piétonne celle-ci. C’est la Kartnerstrasse. En fait, ces deux artères sont parmi les plus anciennes

Le Quartier de la Cathédrale : introduction

Cette promenade dans la vieille ville est idéale pour une 1ere découverte de Vienne. Elle vous propose de découvrir le quartier de la Cathédrale et ses alentours. C’est donc au cœur du premier arrondissement que nous allons déambuler, le cœur historique de Vienne. Car si la taille de Vienne a varié au cours des temps, c’est bien dans ce quartier que l’histoire s’est installée depuis près de 2000 ans. Ici, les Habsbourg ont installé leur légende. Ici encore, l’Empire autrichien a exposé ses fastes et ses drames au point de faire de ce petit morceau de Vienne un étrange millefeuille, qu’il convient de déguster progressivement, mais absolument. L’itinéraire est en forme de boucle. Il débute et finit sur le parvis

Le retour du troupeau

Déplacez-vous maintenant devant l’autre Bruegel, accroché à gauche. Il s’agit du Retour du troupeau. Ici, une toute autre atmosphère même si la construction est identique. Il s’agit sans doute du même village que précédemment, mais vu d’un autre angle. Nous pouvons imaginer que le fleuve correspond aux étendues glacées sur lesquelles les villageois patinaient en hiver. Encore une fois, Brueghel a souhaité montrer les simples activités quotidiennes et saisonnières des villageois. Dans le cas présent, les hommes ramènent les troupeaux dans les étables avant que le froid ne s’impose. Nous voyons ainsi au premier plan une colline sur laquelle passe le troupeau de bovins et les paysans. En contrebas, notre regard enveloppe les toits du village et le fleuve. Enfin,

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