Venise

La salle illustrant le siècle d’or

Après un dernier regard sur ces deux œuvres maîtresses, rejoignons la salle 10. Pour cela, sortez par la porte située à droite des Giorgione. Une fois sortis, prenez à gauche. Traversez la salle n°3, puis entrez dans la salle située dans son prolongement, en haut des quelques marches. C’est la salle n°10. Nous y voilà. La SALLE N°10 abrite des chefs-d’œuvre de l’école vénitienne du 16ème siècle des trois grands maîtres vénitiens, peintres officiels de la République de Venise : Titien et sa « Pietà », Véronèse et son « Repas chez Lévi » et Tintoret racontant l’histoire de St Marc. Après le gothique vénitien avec Veneziano, après la Renaissance avec Bellini, cette salle illustrera donc la troisième grande période[…]

L’œuvre nommée « Pieta » et les deux œuvres de Giorgione

L’œuvre suivante est une « PIETA ». Elle se trouve dans la salle suivante, la salle N°5. Pour cela, empruntons l’une des deux portes qui permettent d’y accéder, situées de part et d’autre de l’œuvre de Bellini, « la Vierge à l’Enfant entre Ste Catherine et Ste Marie-Madeleine », que vous venez de voir. Dans cette salle, nous aurons aussi l’occasion d’admirer deux œuvres majeures du mystérieux Giorgione : la « Tempête » et la « Vieille Femme ». Admirons la « Pietà ». Elle se trouve sur le mur de la porte que vous venez de franchir. Giovanni Bellini peint un Christ adulte mort, sur les genoux de sa mère. Cette représentation de la Pietà, dont le traitement évoluera

La famille Bellini

Maintenant, allons vers la salle 4. Pour cela il faut monter l’escalier pour rejoindre la salle suivante. La traverser en continuant tout droit et passez la porte de gauche qui se trouve alors face à vous. Nous sommes salle 4. La salle n°4 est principalement dédiée à la famille Bellini. Cette étape est capitale, car elle figure l’émergence de la Renaissance vénitienne à travers les influences florentines et flamandes. D’ailleurs, dans cette salle, nous allons découvrir des œuvres des membres de la famille Bellini, mais aussi des œuvres du florentin Piero della Francesca et du flamand Hans Memling. Ainsi, nous pourrons mieux saisir les influences exercées par les uns sur les autres. Les œuvres sont ici de faibles dimensions, car

Le « Vierge à l’Enfant » de Giovanni Bellini

A présent, rendons-nous dans la salle n°2. Les œuvres de cette salle, réalisées un siècle plus tard, marquent une rupture totale avec les canons byzantins et la tradition gothique de la salle 1. Rupture largement produite sous l’impulsion de Bellini. Vous avez ici de grands retables, ces tableaux conçus pour orner les autels d’églises. Ceux que vous pouvez admirer dans cette deuxième salle représentent pour la plupart la Vierge et l’Enfant avec des saints. L’ensemble se détache souvent de paysages auxquels les artistes accordent de plus en plus d’attention et de soin. Nous allons, dans cette salle, commenter plus en détail « le retable de Job », ainsi que la « Vierge à l’Oranger ». Arrêtons-nous un instant sur ce

Le tableau « Le Couronnement de la Vierge » de Paolo Veneziano

Vous pouvez maintenant entrer dans le musée par la porte située en façade. En pénétrant, nous trouvons au rez-de-chaussée, la billetterie et le vestiaire. Montons ensuite à l’unique étage par l’escalier qui se trouve à droite. Une fois en haut, arrêtons-nous dans la salle n°1. Positionnez-vous devant le premier grand tableau qui s’offre devant vous au débouché de l’escalier : c’est « Le Couronnement de la Vierge » de Paolo Veneziano. Cette salle 1 nous présente une période charnière où la peinture vénitienne oscille entre la tradition byzantine d’un côté et la peinture gothique proprement vénitienne des 14ème et 15ème siècles de l’autre côté. Cette oscillation n’est que le reflet des orientations géo politiques de la cité elle-même. En effet,

Le pont de l’Academia

Nous voici sur le campo della Carita. Derrière nous, il y a le pont de l’Academia. Construit en bois dans les années 1930, il permet de relier le quartier de San Marco à celui du Dorsoduro. De ce pont, vous pouvez profiter d’une très belle vue sur le Grand Canal et ses monuments. Et devant nous, il y a l’Academia. Et maintenant, partons à la découverte de cette peinture Vénitienne et voyons son évolution au travers de ces 4 grandes périodes évoquées précédemment. Vous l’aurez compris, nous ne parlerons pas ici de toutes les toiles exposées dans l’Académie ; il faudrait pour cela y passer beaucoup de temps ! Nous sélectionnerons les plus belles œuvres du musée et les plus

Le musée de l’Accademia : introduction

Alors, allons découvrir ce musée qui nous racontera toute l’évolution de la peinture vénitienne du 14ème au 18ème siècle. Nous vous attendons donc devant la Galerie de l’Académie sur le Campo della Carita. Ce Campo della Carita est facile à trouver, car il est au débouché du Pont de l’Académie, l’un des trois ponts qui traversent le Grand Canal.

Le “Mausolée du Titien”

Mais si Canova se trouve dans le mausolée initialement prévu pour le Titien, où se trouve donc le tombeau du génie vénitien ? La réponse est derrière vous. Tournez-vous. Face au tombeau de Canova, dans le bas-côté opposé, c’est-à-dire dans le bas-côté droit de l’église, vous pouvez voir le “Mausolée du Titien”. Déplacez-vous jusqu’à lui. Il ne s’agit bien évidemment pas du projet grandiose conçu à l’origine par Canova pour Titien. Le monument que vous voyez a été réalisé à la demande de l’empereur Ferdinand d’Autriche en 1836 par deux élèves de Canova. Trois siècles après la mort de Titien ! Une œuvre médiocre, lourde et académique, qui rend bien mal hommage au peintre génial que l’on peut voir incarné

Le tombeau de Canova

Continuons notre visite en nous déplaçant à gauche de l’œuvre du Titien, vers le fond de la nef. Voyez dans la travée située juste après le monument baroque de Longhena une pyramide blanche. C’est le “Tombeau d’Antonio Canova” dont nous parlerons bientôt.. Son nom se trouve d’ailleurs inscrit en lettres majuscules sous son effigie. De style néoclassique, le Tombeau de Canova détonne fortement avec le gothique de l’église, quoiqu’il soit aussi de facture très sobre. Mais l’ensemble n’est pas vraiment un chef-d’œuvre. L’impression pathétique qui s’en dégage, renforcée par des personnages funèbres et un lion éploré, accroît la lourdeur du monument. Les figures représentées devant la pyramide sont Canova et des allégories : Venise à gauche sous la forme du

La Madone Di Ca’Pesaro

Dirigeons-nous de nouveau vers le centre de la nef. Longez les chapelles sur votre gauche jusqu’au chœur puis tournez à droite, dépassez le jubé pour vous retrouver dans la nef. Sur notre droite, nous voyons une grande peinture, représentant une Vierge à l’Enfant. Voici le deuxième chef-d’œuvre du TITIEN au Frari : la “Madone Di Ca’pesaro” achevée en 1526. Cette peinture à l’huile sur bois est une oeuvre doublement intéressante et pour l’art et pour l’histoire. Il rompt en effet avec les conventions religieuses. Car son sujet est davantage celui de la famille représentée qu’à proprement parler, une Vierge à l’Enfant. Nous retrouvons ici la grande famille Pesaro que nous évoquions tout à l’heure. Jacopo Pesaro, agenouillé à gauche, et

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