Venise

Les Vieilles Procuraties

Regardez maintenant le long bâtiment situé à gauche de la Tour de l’Horloge. Ce sont les vieilles procuraties. Elles sont reconstruites pendant tout le 16ème siècle, pour remplacer celles du 12ème détruites à la suite d’un incendie. Cet édifice, commencé par Mauro Codussi, est achevé par Jacopo Sansovino, nommé à la charge de maître d’œuvre des travaux de la Basilique et de la Place en 1529. Mais, oh surprise ! Sous couvert de reprendre le style roman vénitien, Sansovino impose au cœur de Venise un immense édifice Renaissance : le plus grand édifice de la ville. Voyez ces 50 arcades au rez-de-chaussée, ces 100 arcades sur chacun des étages supérieurs. Et cette envolée de colonnes qui donne toute sa majesté[…]

Le campanile de Saint Marc

Au 12ème siècle le Campanile, érigé une première fois au 9ème siècle, est reconstruit tel que vous pouvez le voir aujourd’hui. Alors, le Campanile est, en Italie, l’appellation donnée au clocher d’une église. Contrairement au clocher des églises en France, il est, lui, systématiquement détaché du bâtiment principal. Il est donc un monument en lui-même. Élément particulièrement intéressant ici, le campanile de Saint Marc est bien plus le campanile de la place que de la basilique seule. Pourquoi ? Parce qu’il surplombe très largement la place et la ville elle-même. Par sa taille d’abord, il est haut de près de 100 mètres, par son côté massif ensuite qui impose une puissance dominatrice. Cette puissance révèle son rôle : bien plus

Historique de la place Saint Marc

Revenons à l’histoire de la place. Depuis le 9ème siècle et jusqu’au 19ème, ce vaste espace a fortement évolué, bien que deux éléments principaux y aient toujours été présents : la basilique, face à vous, et le palais des Doges, à droite de la basilique. Remontons le temps afin d’imaginer la place au tout début du 9ème siècle. La lagune est habitée depuis le 5ème siècle par des peuples venus du continent qui se réfugient sur les îles de ce vaste espace marécageux. Ils fuient les Barbares, notamment les Huns dont le chef, bien connu, n’est autre qu’Attila. C’est seulement en 810 qu’aurait été fondée Venise. La région est, à cette époque, sous la souveraineté de l’empire byzantin. Ce qui

La place St Marc : sa dimension

Pour commencer, plaçons-nous au milieu de la Piazza San Marco, la Place Saint Marc, face à la Basilique du même nom. Prenez le temps d’apprécier la dimension de cet espace et pour cela, n’hésitez pas à tourner sur vous-même et à regarder autour de vous… Dimension symbolique tout d’abord, puisque la Place Saint-Marc est, comme dit précédemment, non seulement la plus célèbre place de Venise par son ampleur et sa beauté, mais probablement l’une des plus célèbres au monde. Dimension historique aussi puisque cet endroit est le lieu des premiers monuments de Venise: le Palais des Doges et la Basilique Saint Marc. Par là-même, c’est le cœur politique, administratif et religieux de la République vénitienne des Doges jusqu’à sa fin

La « présentation de la Vierge au temple » par Titien

Notre visite est presque finie, elle se termine par la découverte de la salle 24.Vous la trouverez en retraversant le couloir 19 puis, en prenant la porte tout de suite à gauche. Traversez alors la salle 22 qui tient lieu aujourd’hui de carterie, à son extrémité, au bas des marches, se trouve la salle 24. Dans la SALLE N°24, devant vous en entrant se tient un dernier chef-d’œuvre, « la Présentation de la Vierge au Temple », l’un des tableaux les plus réputés du Titien, réalisé en 1539. Cette huile sur toile a été conçue spécialement pour l’emplacement où elle est aujourd’hui. Elle représente la jeune Marie qui gravit les marches du temple de Salomon en haut desquelles l’attend le

Les œuvres de divers peintres tels Gentile Bellini et son disciple Vittore Carpaccio

N’hésitez pas à rester quelques instants pour détailler ces œuvres avant de rejoindre la salle suivante, la salle 20. Pour cela il vous faut retourner dans le couloir 19 dans lequel vous verrez, sur votre droite, l’entrée de la salle 20. La vraie Venise du 15ème siècle vous y attend. La salle n°20 expose les tableaux racontant les miracles de la Sainte Croix, lorsqu’elle fut ramenée, à l’occasion des Croisades, de Constantinople à Venise. Ces œuvres ont été réalisées par divers peintres, les deux plus célèbres sont Gentile Bellini et son disciple Vittore Carpaccio. Mais l’intérêt majeur de ces grandes toiles est la description soignée et fine qui est faite de la Venise du 15ème siècle. De ce point de

Le grand cycle légendaire sur l’histoire de Sainte Ursule réalisée par Vittore Carpaccio

Avant de quitter le Musée de l’Académie, nous vous recommandons de voir certaines des oeuvres réunies dans les salles 20 et 21 et qui forment deux ensembles uniques de la Renaissance.Pour cela, ressortez de la salle 17, prenez à gauche puis tout à fait au fond du couloir de nouveau à gauche. Prenez alors sur votre gauche la porte qui donne accès à la salle 19. Au fond de cette salle 19, un couloir coudé vous permet d’accéder à la salle 21. La salle n°21 présente un grand cycle légendaire sur l’histoire de Sainte Ursule réalisée par Vittore Carpaccio, peintre Renaissant, spécialiste des grands cycles historiques et religieux. Cet ensemble, réalisé de 1490 à 1500, était destiné à la Scuola

La peinture védutiste

Après être retourné dans le couloir 12, traversez-le totalement. Vous arriverez dans le couloir n° 15. Prenez alors la première porte à gauche afin de pénétrer dans la salle n°17. Cette salle 17 s’articule en trois petites pièces en enfilade. Dans la première, nous trouverons des œuvres du 18ème siècle d’artistes célèbres comme Canaletto, Bellotto et Guardi. Nous vous parlerons de ces 3 artistes et vous laisserons ensuite regarder quelques-unes de leurs œuvres exposées ici. Ils sont le chant du cygne de la peinture vénitienne. Mais avant cela, il nous faut dire un mot sur la situation de Venise à cette époque. La cité a beaucoup décliné depuis la splendeur des 15ème et 16ème siècles. La cité des doges a

Les portraits réalisés par Titien

Vous pouvez maintenant quitter cette salle en empruntant le couloir qui s’ouvre à gauche de la toile de Tiepolo. Ce couloir vous mène à la salle 13 qui sera la deuxième porte à gauche dans le couloir. Vous pouvez ici admirer un certain nombre des prodigieux et puissants portraits que Titien réalisa de ses contemporains. Car si Titien est célèbre pour ses vastes compositions religieuses ou profanes, il est aussi réputé pour avoir été le grand portraitiste de Venise. Grâce à sa renommée, l’artiste devient effectivement le portraitiste le plus recherché de Venise et même au-delà, puisqu’il réalisera un portrait bien connu de Charles Quint. Ses portraits sont innovateurs. Donnant libre cours à son talent, l’artiste fait poser riches marchands

La «découverte de la vraie croix par sainte Hélène » de Tiepolo

Entrons dans la salle suivante, la salle 11. Prenez l’unique porte située à gauche du mur où se trouvent les Tintoret. Une fois dans la SALLE N°11, placez-vous devant le très grand tableau rond, tout à fait au fond de la salle lorsque nous y pénétrons. C’est la « Découverte de la Vraie Croix par Sainte Hélène » de Tiepolo. Avec lui, nous abordons la quatrième et dernière grande période fastueuse pour la peinture Vénitienne. Le 18ème siècle, période des derniers feux de Venise avec la peinture religieuse théâtrale de Tiepolo et les paysagistes Canaletto et Guardi. Revenons à Tiepolo. Fils d’un armateur vénitien, Giovanni Battista Tiepolo, né en 1696, s’impose à 20 ans dans le monde artistique vénitien par

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