Séville

L’Auberge du Laurier

Une fois arrivés sur la place de Los Venerables, quand nous tournons le dos à l’hôpital, portons notre regard vers l’angle formé par la place et la calle Reinoso, en diagonale sur notre gauche : c’est le l’Hosteria del Laurel Nous apercevons l’Hosteria del Laurel, c’est-à-dire l’Auberge du Laurier. C’est dans cette auberge que se déroule une des premières scènes du Don Juan de Tirso de Molina. C’est là que le héros fait la liste de ses conquêtes féminines. Cette liste inspirera par la suite le fameux air du Catalogue du Don Giovanni de Mozart. A gauche de cette hosteria, mais de l’autre côté de la calle Reinoso, nous pouvons voir un exemple caractéristique d’habitation traditionnelle du quartier de Santa[…]

La façade latérale de l’hospital

Et maintenant, lorsque nous regardons le portail principal, contournons l’hospital par la droite,. Nous allons donc prendre la rue de la Jamerdana sur notre droite et nous nous arrêterons pour regarder la façade latérale de l’hospital. Cette gracieuse façade aux tendres couleurs roses et blanches illustre le goût baroque pour les coloris contrastés. Au centre de la façade, au rez-de-chaussée, nous voyons trois arcades, reposant sur de légères colonnes. Ces arcades sont délimitées par des grilles en ferronnerie. C’est typique de l’Espagne et montre une fois encore à quel point ce pays a excellé dans la maîtrise du fer forgé. Cette porte menait directement à l’église de l’hôpital. Actuellement, elle demeure constamment fermée car l’entrée se fait par la plaza

L’hospital de los Venerables

Continuons dans la calle pimienta sur une petite centaine de mètre et prenons la 1ère rue à droite, la calle Gloria, qui débouche immédiatement sur la Plaza de los Venerables. Arrêtons-nous devant le n° 8 de cette place : devant nous se dresse l’hospital de los Venerables. Avant d’observer cet édifice, nous allons tout d’abord évoquer brièvement son histoire qui se confond avec celle de la chute de Séville fin 17e. « L’hospital de los Venerables » fut fondé en 1675. Il ne s’agissait pas -à proprement parler- d’un hôpital mais d’un hospice. Il était destiné aux prêtres âgés ; en espagnol, “los Vénérables”. La seconde moitié du 17e à Séville fut marquée par un terrible déclin : il y

La ruelle de l’eau

Nous allons quitter la place Dona Elvira. Lorsque nous tournons le dos à la ruelle par laquelle nous sommes arrivés sur la place, prenons la ruelle qui se situe en face de nous, de l’autre côté de la place. C’est la ruelle qui se trouve la plus à droite ; elle s’appelle la calle Vida. Nous voici dans la Calle Vida. Avançons dans cette ruelle sur quelques dizaines de mètres jusqu’à ce que nous buttions sur un mur. Une ruelle s’étend sur notre gauche, c’est le callejon de la agua. Le mot “calle” en espagnol désigne une rue, le mot “callejon” indique que nous nous trouvons dans une ruelle. Donc, nous allons tourner à gauche. Nous sommes désormais au début

La place de Doña Elvira

Maintenant, tournons le dos au Christ de Miséricorde, empruntons la ruelle qui se trouve en face de nous tout en longeant le mur de l’Alcazar afin de parvenir à l’exquise plaza de Doña Elvira. La petite place de Doña Elvira, où nous sommes, dégage un charme pénétrant grâce à ses orangers, ses jasmins et ses bougainvilliers. Le nom de cette place rappelle que la fille du chancelier don Pedro Lopez de Ayala, doña Elvira, a vécu dans le palais de son frère qui jouxtait cette place. La place s’est développée à l’emplacement d’un ancien corral. Le mot corral était le nom donné à un théâtre à ciel ouvert. Durant le 16e siècle, le siècle d’or espagnol où les souverains régnaient

La petite plaza de la Alianza

Terminons notre découverte de la place du Triunfo avec un commentaire sur cette colonne, au milieu de la place. Cette colonne, surmontée par la statue de la Vierge de l’Immaculée Conception, fut érigée au milieu du 18e siècle, pour remercier la Vierge. De quoi ? Et bien, de ce que Séville avait été relativement épargnée par le tremblement de terre de Lisbone en 1755. Bref, ce monument témoigne une fois de plus de l’importance du culte de Marie dans toute l’Espagne. Et maintenant, prenons immédiatement sur notre droite, la première ruelle qui longe les murailles de l’Alcazar. C’est la ruelle Joaquin Romero Murube. Nous la prenons en entier et allons déboucher ensuite sur la petite plaza de la Alianza. Ces

La Casa Lonja

Maintenant, nous sommes sur la Plaza del Triunfo, qui constitue le chœur politique, religieux et économique de l’ancienne Séville. La cathédrale se trouve en face de nous et nous tournons le dos à l’Alcazar. Nous dirons 2 mots de ces édifices. La cathédrale tout d’abord, cet imposant édifice fut construit à partir de 1401, à l’emplacement d’une ancienne cathédrale, elle-même construite sur l’ancienne Grande Mosquée. Son nom vient de l’arabe, Al Qasr, qui veut dire le château fort. Il est aujourd’hui encore la résidence de la famille royale d’Espagne, après avoir été le palais des émirs de Séville, au Moyen-âge. Et sur notre gauche, nous voyons un imposant palais. Il s’agit de la Casa Lonja, l’ancienne bourse de commerce. Parlons-en

L’histoire de ce quartier de Santa Cruz

Le Barrio de Santa Cruz ou quartier Santa Cruz était, durant la période musulmane, la medina. La medina était la ville marchande qui s’était développée autour de la grande mosquée, qui occupait alors l’emplacement de la cathédrale. De nos jours, seuls la Giralda, et le Patio des Orangers constituent les vestiges de l’ancienne grande mosquée du vendredi. Ce quartier formait un véritable labyrinthe de venelles étroites, qui a conservé en partie son allure médiévale. Puis vint la reconquête de la ville par le roi de Castille, Ferdinand le Saint, en 1248. La partie nord-est du quartier fut alors occupée par la communauté juive, qui était, dans ce temps là, particulièrement prospère. Cette zone était alors appelée la Juderia Durant cette

Le Barrio de Santa Cruz et le Barrio San Bartolomeo : introduction

Elle nous permettra de découvrir le cœur du vieux Séville et son quartier le plus pittoresque, le Barrio de santa Cruz. Nous apprécierons le charme des ruelles sinueuses, aux façades éclatantes de blancheur, ainsi que ses délicieuses petites places et la pénombre de ses patios fleuris. La visite de ce quartier est particulièrement séduisante tôt dans la matinée, lorsque ses ruelles sont encore vides ou bien en fin d’après-midi quand le quartier s’éveille, afin d’apprécier l’ambiance de ses terrasses et bars à tapas. Le quartier Santa Cruz est emblématique de l’urbanisme traditionnel des vieilles cités andalouses. Cet urbanisme est le fruit du processus historique que connut la région : développement de la cité à l’époque romaine, puis 5 siècles de

Palais archiépiscopal

Ce bâtiment baroque ne fut terminé qu’en 1705 tandis que le palais lui-même était construit depuis près d’un siècle. La façade est donc plus récente que le palais qui se cache derrière. Cette façade à deux niveaux se développe avec ampleur en largeur. Tout est calculé pour servir d’écrin au splendide porche de marbre qui est plaqué sur cette façade. Fantaisie, couleurs contrastées, mouvement, sont autant d’éléments qui forment un merveilleux décor baroque, permettant à l’archevêque de faire des apparitions spectaculaires et théâtrales.

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