Rome

L’artiste Claude Gelée

En tout cas, ce type de paysage sera le modèle des artistes paysagistes romains qui suivront. En tête de ceux-ci, il y aura le français Nicolas Poussin, ainsi que Claude Gelée, dit « Le Lorrain », qui porteront ce style de paysages à des sommets inégalés. Et c’est dans ce contexte aussi qu’il faut resituer les paysages de Gaspard Dughet vus dans la première salle du musée. Claude Lorrain est d’ailleurs aussi représenté dans cette galerie. Un tableau de lui se trouve au-dessus de la fuite en Egypte. C’est un grand tableau rectangulaire portant le numéro i4. Il est intitulé « Paysage avec figures dansantes » ou « Le mariage d’Isaac et Rebecca », scène religieuse extraite de la Bible.[…]

La collection de peintures

Nous allons maintenant commencer la visite de la collection de peinture, centrée autour des quatre galeries du jardin. En quittant la chapelle, prenons donc la porte qui se trouve à notre gauche. Nous entrons alors dans la librairie de la galerie. En la traversant, nous débouchons dans les galeries. La première galerie, par laquelle nous allons commencer, est celle qui se trouve face à nous, lorsque nous sortons de la librairie. Nous vous attendons à l’entrée. Nous sommes ici dans la plus ancienne partie du palais, celle qui se trouve sur la via del Corso. La fenêtre que nous voyons au bout de l’allée qui nous fait face donne sur la via del Corso. Cet ancien palais est, comme nous

La grande salle de bal

Continuons notre parcours en empruntant la porte qui nous mènera dans la salle de bal. Deux salles portent ici le nom de « salle de bal » : la grande dans laquelle nous nous trouvons, et la petite, que nous apercevons face à nous, à travers les baies rectangulaires bordées de marbre blanc qui nous font face. Des trois ouvertures qui nous font face, celle de droite donne sur une toute petite pièce : la loggia de l’orchestre. Elle contient quelques objets rappelant la vie de cour, un beau tapis persan du 16ème siècle, une harpe du 18ème, et surtout une curieuse cage à oiseaux dorée. Cette cage, datée de 1767, porte des armoiries. Ce sont celles du pape Clément

La petite salle des velours

Mais nous y reviendrons plus tard. En attendant, passons maintenant la porte qui nous mènera dans la petite salle des velours. Dans cette salle, nous observerons surtout les deux bustes de marbre qui se trouvent contre le mur de droite. Tous deux sont dus au ciseau d’Alessandro Algardi, mieux connu sous le surnom de l’Algarde. Après Le Bernin, l’Algarde est le plus important sculpteur de la Rome du milieu du 17e siècle. L’Algarde était aussi architecte. A ce titre, il réalisera par exemple la façade de l’église Sant’Igniazio, la chapelle du fameux collège romain des jésuites, voisin du palais Doria Pamhilij. Ses œuvres les plus importantes datent du règne du pape Innocent 10 Pamhilj. En effet, à cette époque, Le

Le salon du Poussin

Nous allons maintenant entrer. Une fois dans le hall, un grand escalier de pierre, à droite de la porte, nous mènera au premier étage. Là, face à l’escalier, s’ouvre la grande porte des appartements. C’est là que se trouve la billetterie de la galerie, nous vous y attendons. Nous sommes dans le premier grand salon, le salon rouge, appelé « salon du poussin. » Ce nom vient du fait qu’ici sont exposés bon nombre de tableaux de l’artiste français Gaspard Dughet. Cet artiste vivait au milieu du 17ème siècle, et était le beau frère du célèbre Nicolas Poussin, chef de file de l’école de peinture française de Rome. C’est pourquoi il reçut à Rome ce surnom de « il pussino.

L’histoire du palais Doria Pamphilj

Commençons par mieux découvrir le palais et sa famille. Le bâtiment qui s’élève face à nous a tout du grand palais romain. Voyez !! Il est complètement fermé à l’extérieur, et son austérité a quelque chose de la forteresse. Cela peut venir des temps anciens où Rome fut laissée à l’abandon et où les familles nobles, qui souvent dirigeaient un quartier, fortifièrent les édifices antiques pour en faire leur sorte de château. C’est à l’intérieur que nous y découvrirons le cadre de vie raffiné du noble mécène de la Rome baroque. Pourtant, malgré son unité apparente, ce gigantesque palais est le fruit d’une construction qui s’est étendue sur plusieurs siècles. Plusieurs propriétaires s’y sont succédé. Parmi eux, en 1601, le

Le palais Doria Pamphilj : introduction

Le palais Doria Pamphilj est un bel exemple de palais princier romain des 17ème et 18ème siècles. Mais nous en verrons uniquement les collections artistiques, car il est toujours habité aujourd’hui par la famille. Nous découvrirons dans les collections quelques œuvres superbes, dont le fameux portrait du pape Innocent 10, par le peintre Diego Velasquez, ou encore « la Fuite en Egypte » du Carrache, le « double portrait de Raphaël », devenus des morceaux d’anthologie de l’histoire de l’art. Devant une telle profusion, nous nous sommes attachés à décrire les œuvres les plus représentatives de thèmes, ou d’écoles de peintures ou représentatives des principaux artistes rencontrés. Mais à côté de ces œuvres, nous découvrirons le charme d’une galerie à

L’église de Sainte-Françoise Romaine

Maintenant, nous vous invitons à observer l’église de Sainte-Françoise Romaine, qui se trouve en contre-haut de la Via sacra, sur la gauche. Il s’agit d’une église médiévale, construite sur le podium d’un gigantesque temple qui fermait le forum de ce côté : le temple de Vénus et Rome. Ce temple, dont nous voyons encore s’élever quelques colonnes, était dédié à deux des principales divinités de la ville. Vénus, mère du héros troyen Enée. Celui-ci, avait fui sa ville, détruite par les Grecs lors de la guerre de Troie, et il acheva son périple sur les rives italiennes. Quant à la déesse Rome, nous l’avons déjà rencontrée sur les reliefs de l’arc de Titus. La tradition qui consistait à personnifier une

L’Arc de triomphe de Titus

Revenons maintenant sur nos pas vers la Via Sacra. Reprenons-la vers la gauche, jusqu’à l’Arc de triomphe de Titus, aperçu de loin au début de notre promenade. L’arc de Titus constituait l’entrée monumentale du forum, côté Est. Il est situé au point le plus élevé de la Via Sacra. C’est l’empereur Domitien, successeur et frère de Titus qui le fit élever pour commémorer la victoire de Rome sur les juifs, en 70 de notre ère. Une grande partie de l’actuel Israël portait alors le nom de « Palestine. » Elle était divisée en différentes circonscriptions administratives, toutes relevant de l’autorité de Rome. Parmi celles-ci, une des principales était la province de Judée, gouvernée par un procurateur qui résidait alternativement à

La basilique de Maxence et Constantin

Continuons encore la Via Sacra. 50 mètres plus loin, un chemin part sur la gauche. Abandonnons un instant la Via Sacra pour emprunter ce chemin. Il nous mènera aux restes de la gigantesque basilique de Maxence. Nous vous y attendons. Nous sommes ici dans la basilique de Maxence et Constantin. Son rôle est semblable à celui des basiliques Aemilia et Iuilia. Commencée en 306 par Maxence, et achevée en 312 par Constantin, elle est immense. Son plafond voûté culminait à 35 mètres. Elle est malheureusement très abîmée. Son luxueux décor de marbre a été pillé par les barbares au début du Moyen Age. Puis les tremblements de terre, en particulier celui de 1349, ont achevé le travail de démolition en

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