Rome

La colline du Quirinal : introduction

Dans cette promenade, nous vous invitons à découvrir les principaux monuments du Quirinal, une des sept grandes collines de Rome. La colline du Quirinal était déjà intensément peuplée dans la Rome antique. Mais le quartier doit surtout son aspect actuel au 17ème siècle. Aussi, ce sont surtout des monuments baroques que nous découvrirons ensemble, et certains figurent parmi les plus importants de Rome, comme Saint-Charles-aux-quatre-Fontaines, de l’architecte Borromini, ou Saint-André du Quirinal, par le célèbre Bernin. Notre promenade s’achèvera à la fameuse fontaine de Trevi, magnifique mise en scène théâtrale des bienfaits de l’eau dans la ville. Mais elle commencera sur la Piazza Barberini, la Place des Barberini, nom d’une très célèbre famille, dont nous aurons l’occasion de reparler longuement[…]

L’œuvre de Jan Breughel

En ressortant de la salle Aldobrandini, nous nous retrouverons dans la dernière galerie. Nous nous y engagerons, pour nous arrêter devant une œuvre de Jan Breughel, et portant le numéro s95, l’allégorie du feu. Elle se trouve sur le mur de gauche. Jan Breughel est un des fils de Bruegel l’Ancien, et s’était spécialisé notamment dans la peinture de fleurs et les sujets allégoriques, très prisés par la bourgeoisie flamande du temps. A cette époque encore, à l’aube du 17èeme siècle, les artistes flamands étaient toujours appréciés en Italie, pour la richesse des couleurs de leurs tableaux. Et aussi pour la le coté touffu de certaines de leurs compositions. Celle ci en est un bon exemple et on ne peut

La salle Aldobrandini

Prenons sur la gauche, où une porte donne accès à une grande salle où sont conservées une série d’œuvres antiques. La salle dans laquelle nous sommes est nommée « Salle Aldobrandini». Ici sont placés un peu pêle-mêle des œuvres antiques et des tableaux de la Renaissance. Par exemple, remarquez au milieu de la pièce une belle statue de centaure, en marbres de plusieurs couleurs. Cette œuvre fut découverte à Albano, près de Rome, au milieu du 19ème siècle. Son état impeccable est dû à une restauration très profonde. Contre le mur de gauche se trouve un sarcophage de marbre blanc remontant au 2ème siècle après Jésus-Christ. Il représente le mythe de Séléné et Endymion. Endymion était un berger aimé de

Le tableau de Corrège

Dans cette galerie se trouvent quelques œuvres importantes du 16ème siècle. Tout d’abord, au début du mur de gauche toujours, nous voyons un tableau intitulé « Allégorie des Vertus », par Le Corrège. Il porte le numéro «q2». Il s’agit de l’esquisse d’un tableau qui se trouve au musée du Louvre. Il avait été commandé par Isabelle d’Este, en même temps qu’une « Allégorie du Vice. » Le Corrège vécut au début du 16ème siècle. C’est un artiste assez original, car il restera toujours assez classique d’une part, tout en cherchant à donner une dynamique importante à ses figures. Ici par exemple, les proportions des corps, les visages et le rendu des nus restent sages, évoquant un peu la peinture

Le tableau de Hans Memling

Nous allons maintenant passer dans la dernière de ces petites salles, celle consacrée au 15ème siècle. La plupart des tableaux de cette salle proviennent de l’ancienne collection Aldobrandini. Mais l’œuvre qui nous intéressera ici est celle qui se trouve à gauche, sur le mur des fenêtres, et porte le numéro «p12». C’est une Pieta ou descente de croix, dont l’auteur est l’artiste flamand Hans Memling. Ce tableau peut être daté entre 1475 et 1485. C’est-à-dire que c’est une œuvre de maturité de l’artiste. A l’époque de notre tableau, Memling avait entre 50 et 60 ans. Deux mots sur cet artiste. Memling, d’origine allemande, travailla surtout à Bruges, qui était à l’époque la plus riche des villes commerçantes de Flandre. Dans

Les portraits de Raphaël et Titien

Passons maintenant dans la salle suivante, consacrée au 16ème siècle. Deux œuvres retiendront notre attention ici. Tout d’abord, juste à droite de la porte en entrant, le double portrait de Raphaël. Ensuite, sur le mur de droite, donc face à la fenêtre, la « Salomé avec la tête de saint Jean-Baptiste», du Titien. Ce dernier tableau porte le numéro O4. Commençons par lui et mettons-nous dos à la fenêtre. Titziano Veccelio, ou Le Titien, a dominé le monde de la peinture vénitienne pratiquement jusqu’à sa mort, en 1576. Il fut l’intime des princes et des rois, et évolua toute sa vie dans les hauts milieux de la société vénitienne. Nulle surprise donc à ce qu’il ait eu des connaissances parmi

La galerie des glaces

En sortant de la salle Velasquez, nous emprunterons la galerie qui nous fait face, c’est-à-dire la deuxième aile. Elle est nommée « galerie des glaces », en raison de nombreux miroirs qui la bordent. Elle fait partie des aménagements de 1731. La galerie longe, sur la droite, la cour intérieure et sur la gauche la via del Corso. Ici sont présentées quelques œuvres antiques, en grande partie retouchées au 18ème siècle. Sur le plafond, le peintre bolonais Aureliano Milani a représenté des scènes de la vie d’Hercule. Ce sujet est directement lié au prestige de la famille, puisqu’une tradition datant du milieu du 17ème siècle faisait remonter la famille à un neveu du héros de la mythologie grecque. Nous allons

La salle Vélasquez

Nous allons maintenant nous rendre au bout de la galerie, et prendre la porte à gauche. Nous nous trouverons alors dans le petit cabinet Velasquez. Cette petite salle a été aménagée spécialement pour contenir le magnifique tableau de Velasquez. Il représente Giovanni Battista Pamhilj, devenu pape en 1644 sous le nom d’Innocent 10. Avec les fameuses Ménines du musée du Prado, à Madrid, il s’agit d’une des oeuvres les plus connues de Velasquez. Ce tableau a été réalisé à Rome. Diego Velasquez eut en effet l’occasion de venir deux fois en Italie, envoyé par le roi d’Espagne pour acheter des tableaux et des statues. Cela nous montre la grande estime dont il jouissait comme peintre officiel de la cour de

Le tableau de Guerchin

Allons maintenant à la découverte d’un artiste qui a une utilisation de la lumière tout à fait différente de celle de Carrache ou de Claude Lorrain. Il s’agit du Guerchin. Arrêtons-nous maintenant devant son tableau portant le numéro « i 28 », toujours sur le même mur. Ce tableau au Numéro « i 28 » représente des personnages extraits du poème «La Jérusalem délivrée» écrit par Torquato Tasso, dit « Le Tasse ». Il s’agit d’une des œuvres les plus importantes de la littérature italienne, achevée vers 1575. Le thème de la Jérusalem délivrée fut inspiré par la pression croissante des Turcs en Méditerranée, ressuscitant des rêves de croisades. Le tableau représente un passage de ce poème épique où «

Le tableau de Paris Bordon

Vers le milieu du même mur se trouve un tableau du peintre trévisan Paris Bordon. Ce tableau porte le numéro « i 15 ». Tout de suite, nous remarquons que l’œuvre un caractère très tranché avec ce que nous avons vu avant. Si les œuvres précédentes étaient équilibre et douceur, celle-ci est couleur, mouvements et sensualité. Elle représente très bien les tendances de l’art vénitien au milieu du 16ème siècle. Paris Bordon est un des artistes importants de la génération qui a suivi celle du Titien, et qui s’en est considérablement inspirée, notamment dans l’usage de la couleur, ce qui est assez remarquable ici. L’oeuvre représente « Vénus, Mars et Cupidon. » L’art de coloriste du Titien se manifeste encore

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