Rome

L’église St Charles aux 4 Fontaines

Nous allons maintenant sortir de l’église et regagner la rue du 20 Septembre. En sortant de l’église, nous prendrons cette rue en partant vers la droite. Nous marcherons alors tout droit pendant environ 500 mètres, jusqu’au croisement avec la Via delle Quattro Fontane, la rue des quatre fontaines. Nous sommes donc au croisement avec la via delle Quattro Fontane. Quatre petites fontaines occupent les angles du croisement. Tout droit face à nous, la rue du 20 Septembre continue, mais elle change de nom. Elle devient la Via del Quirinale. Traversons donc la « rue des quatre fontaines » pour nous engager dans la « Via del Quirinale », mais arrêtons nous juste à l’entrée de celle-ci. Sur notre droite s’élève[…]

Sainte Thérèse d’Avila

L’église est certes une belle église de la ville, mais l’architecture en est sans doute quelque peu éclipsée par le chef-d’œuvre du Bernin que nous allons découvrir en avançant dans la nef. Allons jusqu’à la barrière fermant l’accès à l’autel. Lorsque nous tournons le dos à la porte d’entrée, nous avons alors sur notre gauche un extraordinaire monument : l’extase de sainte Thérèse. Cette immense mise en scène occupe l’ensemble de la chapelle Cornaro, du nom du cardinal qui finança l’oeuvre. L’aménagement fut réalisé en 1646. Au centre, au-dessus de l’autel, une sculpture de marbre montre sainte Thérèse d’Avila en extase mystique. Un ange souriant semble s’apprêter à lui percer le cœur d’une flèche pointue. La statue est baignée dans

L’église Santa Maria della Vittoria

Tournons-nous maintenant pour faire face au Largo Santa Susanna, par lequel nous sommes arrivés ici. De part et d’autre du largo Santa Susanna se dressent deux églises. A gauche, c’est l’église Santa Susanna. A droite, c’est l’église Santa Maria della Vittoria, ou Sainte-Marie de la Victoire. La façade de Santa Maria della Vittoria est semblable à celle de Sainte-Suzanne. Les deux édifices furent conçus par un important architecte romain du début du 17ème siècle : Carlo Maderno. Maderno réalisa bon nombre d’édifices dans la ville, et fut le maître en architecture du célèbre Bernin. Les façades des deux églises font écho l’une à l’autre. La plus ancienne est cependant Sainte Suzanne, à gauche. Dans cette façade, Maderno introduit un élément

La fontaine de l’Acqua Felice

Nous voici à nouveau sur le trottoir, Via Vittorio Veneto. Nous allons maintenant nous diriger vers une des plus célèbres œuvres du Bernin, dans l’église Santa Maria della Vittoria : la statue de sainte Thérèse en extase. Pour cela, nous allons redescendre la Via Vittorio Veneto vers la Piazza Barberini. C’est-à-dire que nous partons vers la gauche lorsque nous tournons le dos à la porte de l’église. Allons jusqu’à l’entrée de la place Barberini. Nous sommes maintenant au coin de la Piazza Barberini et de la via San Basilio. Traversons alors la Piazza Barberini en largeur, donc en continuant tout droit, et en restant bien dans le haut de la place. De l’autre côté de la place, nous trouverons alors

La Crypte mortuaire

Nous allons maintenant pénétrer dans la curieuse crypte mortuaire. Pour cela, lorsque nous tournons le dos au portail de l’église, descendons une volée de marches à notre gauche. Sur le palier inférieur s’ouvre l’entrée à la crypte, qui est en fait un monumental cimetière souterrain. Il est fait d’une galerie de 40 mètres et est composé de 6 salles. C’est un lieu si étrange que l’atmosphère y est un discours en soi. Elle contient les ossements des plus de 4000 moines capucins, morts entre 1528 et 1870. De nombreux squelettes sont aussi ceux de nobles qui se sont fait enterrer dans le costume des capucins, par humilité. Peut-être pensaient-ils que cette humilité pratiquée une fois mort pouvait compenser une vie

L’intérieur de l’église Santa Maria della Concezzione

Et cela vaut certes la peine d’y pénétrer et de s’y promener. Montons les escaliers et pénétrons dans la nef. Lorsque nous entrons, la nef de l’église s’étend en longueur devant nous. Tout le long, sur les deux côtés, s’ouvrent des chapelles secondaires. Dans ces chapelles, se trouvent de nombreuses œuvres, et nous voudrions ici en mentionner deux. Tout d’abord, sur notre droite en entrant, dans la première chapelle, se trouve un tableau de Guido Reni. Il représente l’archange saint-michel terrassant le démon et l’enchaînant. Le grand archange, au manteau rouge, piétine le diable, écrasé dans le feu et la pierre. Guido Reni fut un élève des frères Carrache, figures majeures de la peinture romaine au début du 17ème siècle.

L’église Santa Maria della Concezzione

Marchons sur le trottoir de droite et montons cette large avenue jusqu’au numéro 27. C’est une église : Santa Maria della Concezzione, qui renferme une bien étrange crypte. Nous sommes au N°27, devant Santa Maria della Concezzione. C’est encore une largesse de la famille Barberini. Elle fut offerte en 1624 par Antonio Barberini, cardinal et frère du pape. C’est la période de splendeur du baroque, qui se caractérise généralement par des formes grandioses et un décor opulent. Ici pourtant, la façade et les grands escaliers qui la précèdent sont assez sobres. Cette église est en effet celle d’un couvent de Capucins, un ordre de moines qui suit l’idéal de pauvreté de saint François d’Assise. Aussi, pas de vaine gloire ici.

L’entrée de la Via Vittorio Veneto

Allons voir cette deuxième fontaine due aux barberini. Elle se trouve juste à l’entrée de la Via Vittorio Veneto, c’est-à-dire la large avenue en haut de la place Barberini, à gauche. En montant vers la Via Venetto, vous remarquerez à droite de la place un grand bâtiment en retrait. C’est le palais Barberini. Pour notre part, nous vous attendons à l’entrée de la Via Veneto. Nous sommes à l’entrée de la Via Vittorio Veneto, à côté de la fontaine des abeilles, qui se trouve sur le trottoir de droite. Ici, les abeilles ne se contentent plus de rester dans leur blason, mais elles se promènent de manière sympathique sur les rebords de la fontaine. Un petit clin d’œil baroque du

La Fontaine du Triton

Plus proche de nous, à côté de nous en fait, un autre beau souvenir commandé par les Barberini est la fontaine du Triton. Observons-là un instant. Quatre dauphins supportent un grand coquillage. Un triton est assis au sommet, soufflant de l’eau dans une conque marine. Avançons un peu pour observer le triton de face. Nous voyons alors, juste entre deux dauphins, les armoiries de la famille Barberini, dont l’emblème est fait de trois abeilles. Pour un pape si féru d’œuvres architecturales, l’abeille, symbole de construction incessante, était l’emblème idéal. Au-dessus de ces armoiries, la tiare pontificale fait référence au pape Urbain 8. Cette fontaine fut réalisée en 1643 par le Bernin, figure majeure de l’art romain à cette époque, de

L’histoire du Quirinal

Grandes avenues, hauts bâtiments… nous sommes ici au cœur d’un quartier largement développé au 19ème siècle. La place Barberini s’étend sur une pente du Quirinal, et monte donc légèrement, en s’élargissant progressivement dans sa partie haute. Dans la partie basse, se dresse une fontaine, la fontaine du Triton. Au milieu du Bassin, un triton, être mythologique mi-homme mi-poisson, est agenouillé dans un grand coquillage et souffle dans une grosse conque marine. Rendons-nous à côté de cette fontaine pour commencer notre parcours. Nous sommes à côté de la fontaine du Triton, une œuvre importante du célèbre Bernin, grand artiste de la Rome du 17ème siècle. Là où nous sommes, nous faisons face à l’ensemble de la place, qui s’étend donc devant

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