Rome

Les panneaux des mosaïques

Revenons maintenant au centre de la salle et regardons le sol. Différents panneaux de mosaïque romaine y sont enchâssés, représentant des scènes de combat dans les arènes. Datées d’environ 320, ces mosaïques ont été trouvées à Torre Nova, petit bourg entre Rome et Naples, où les Borghèse avaient une propriété. Elles ont été installées ici par la famille au 19ème siècle. Le panneau le plus impressionnant se trouve sans doute à droite de la salle, en tournant le dos à la porte extérieure. Sur un fond blanc évoquant le sable de l’arène, différents gladiateurs semblent se trouver en contrebas, comme si nous nous trouvions nous-mêmes sur des gradins. Le nom de chacun est mentionné en grandes lettres noires. Observons la[…]

La sculpture en marbre de satyre

Mais entrons dans la salle et plaçons-nous au centre, en tournant le dos à la porte extérieure. Nous voilà dans la première salle de la villa. Levons les yeux. Nous sommes accueillis, au plafond, par une fresque du 18ème siècle évoquant l’apothéose de Romulus. Cette première salle est essentiellement consacrée à des œuvres antiques. Nous voudrions vous en signaler deux. Regardons d’abord contre le mur de gauche, en gardant la porte par laquelle nous sommes entrés dans notre dos. Juste au centre du mur se trouve, sur un piédestal, une sculpture en marbre représentant un satyre, mi-homme mi-bouc, levant son bâton. Menaçant ou hilare ? On ne sait pas. Toujours est-il que cette très belle œuvre se trouvait dans le

Le portique d’entrée

Avançons-nous maintenant vers l’escalier d’entrée, pour monter vers le portique. Nous voilà dans le portique qui ouvre sur le jardin par de grandes baies grillagées. Ces grilles ne furent installées qu’au 19ème siècle. Avant cela, le portique était donc complètement ouvert sur la nature. Dans le portique se trouve la porte d’accès à l’intérieur de la villa. Plaçons-nous face à elle en tournant le dos à l’escalier que nous avons monté pour pénétrer ici. Nous faisons ainsi face à la première salle, appelée salle d’entrée. N’y entrons pas tout de suite, restons où nous sommes et observons. Sur le mur du fond de cette salle d’entrée, face à nous, se trouve une deuxième porte, aujourd’hui fermée. Ouverte, comme à l’époque

Scipion Borguèse

Les œuvres qu’il a rassemblées forment le cœur de la collection actuelle. Dans un esprit encore très typique de l’humanisme renaissance, il s’intéressait à tous les arts qui évoquent l’âge d’or, à savoir l’Antiquité. Il rassemble donc de nombreuses œuvres antiques qu’il achète ou reçoit en cadeaux du pape, son oncle. Quand les pièces sont abîmées, il les fait restaurer par de grands artistes, comme le Bernin. Et bien sûr, Scipion Borghèse s’intéressait aussi à l’art italien du 16ème siècle, qui tendait à retrouver les canons d’équilibre et de beauté de l’Antiquité. Ainsi furent acquis les Raphaël de la collection. Mais le cardinal entendait lancer un défi aux anciens, en cherchant, au sein même de sa collection, à confronter ses

L’histoire de la villa Borghèse

Après avoir occupé différents palais à Rome, Scipion Borghèse fait l’acquisition d’une villa sur le mont Pincio, belle banlieue campagnarde, où la noblesse de Rome aimait à se faire construire des hôtels et des villas. La villa de Scipion porte ainsi le nom de « villa pinciana » Elle fut édifié en 1612 par l’architecte Flaminio Ponzio. Le décor de façade quant à lui, est l’œuvre d’un artiste d’origine flamande : Jan van Santem, connu à Rome sous le nom italianisé de « Vasanzio. » La façade du bâtiment présente un beau portique ouvert, entouré de deux corps de bâtiments en avancée. A l’étage, une terrasse s’étend devant le corps principal du bâtiment, en retrait par rapport au portique. De

L’histoire de la famille Borghèse

La famille Borghèse est l’une des plus célèbres familles romaines de l’époque baroque. Toutefois, les Borghèse ne sont pas tout à fait d’origine romaine. La famille vient en fait de Sienne en Toscane. Ils arrivent à Rome en 1554 alors que la ville de Sienne est tombée sous la domination de la famille Médicis de Florence. Les Borghèse ont bénéficié grandement de ce que l’un des leurs devienne pape au début du 17ème siècle, sous le nom de Paul 5. Un pape décidément très entreprenant, qui fit réaliser de grands travaux urbanistiques à Rome. Il fit réaménager complètement les palais du Vatican et du Quirinal, ravaler des façades d’église, comme celle de la basilique Saint-Pierre, orner de nombreuses places de

Les collections de la villa Borghèse : introduction

Et maintenant, qu’y trouve-t-on ? Il s’agit tout simplement de l’un des musées les plus prestigieux de Rome, les collections sont très riches. Elles sont abritées dans une somptueuse villa, la villa Borghèse, elle-même située au cœur d’un immense parc qui est l’un des lieux de promenades parmi les plus célèbres de Rome. Cette villa Renaissance contient au rez-de-chaussée, une splendide collection de sculptures, dont quelques-unes des plus célèbres œuvres du Bernin, sans aucun doute l’artiste le plus renommé de la Rome baroque. L’étage –lui- est consacré à la peinture. Nous y découvrirons entre autre, de très belles œuvres de Raphaël et du Titien, mais aussi d’incroyables tableaux du Caravage. La découverte de cette galerie constitue, sans aucun doute, l’une

La Place du Quirinal

Redescendons maintenant. Puis, en repassant par l’église, regagnons la rue. Continuons-là alors vers la gauche, jusque à la Place du Quirinal, marquée par le grand obélisque. Nous sommes sur la place du Quirinal. Traversons-la pour rejoindre la balustrade et regarder la vue sur Rome. La vue s’ouvre vers l’Ouest. A nos pieds s’étend le quartier du Champ de Mars. Au fond, de l’autre côté du Tibre, nous apercevons la grande coupole de Saint-Pierre. Tournons maintenant le dos à la vue pour regarder la place elle-même. A notre gauche se trouve un immense bâtiment, que nous avons d’ailleurs longé en venant de Saint-André du Quirinal. C’est le Palais du Quirinal, aujourd’hui siège de la Présidence de la République. C’est en d’autres

L’église St André du Quirinal

Quittons maintenant l’église et ressortons dans la Via del Quirinale, que nous reprenons tout de suite à gauche en sortant. Nous avançons en restant sur le même trottoir. 150 mètres plus loin s’ouvre, à notre gauche, le portail à colonnes de l’église Saint-André du Quirinal. Là, nous montons l’escalier et pénétrons directement dans l’église. Il vécut de 1598 à 1680. C’était LE grand rival de Borromini dans la Rome baroque, et c’était un génie polyvalent. Il était architecte, urbaniste, sculpteur, peintre, et même auteur de théâtre, bien que ses textes aient disparu aujourd’hui. Cette église devait servir au noviciat de l’ordre des Jésuites et c’est toujours sa fonction aujourd’hui. Elle fut achevée en 1659. Elle restera toujours la préférée du

L’intérieur de l’église St Charles aux 4 Fontaines

Comme nous l’avions annoncé à l’extérieur, nous nous trouvons dans un espace assez restreint. Pourtant, on ne s’y sent pas à l’étroit, on y respire. Promenons notre regard autour de nous. Au premier regard, il paraît assez difficile de comprendre la structure et le plan de l’édifice. En cela, nous sommes bien ici dans une construction baroque, très différente d’un édifice renaissance, où tout est clair et les espaces bien délimités. Ici, nous avons plutôt un espace mouvant, où tout est lié à tout. Il n’existe pas de réelle séparation d’espace entre le porche d’entrée et la nef, ou entre la nef et le chœur comprenant l’autel. Imaginez une assemblée dans cette église : elle sera très unie, et en

Scroll to Top