Rome

Le tableau de David et Goliath

A la droite de la Madone aux serpents se trouve la peinture du jeune David tenant la tête coupée du géant Goliath ; Après le meurtre d’un compagnon de beuverie, au terme d’une bagarre qui tourne mal, le Caravage se réfugie en Sicile pour échapper à la police pontificale. C’est alors qu’il envoie au pape ce tableau, pour obtenir sa grâce. Il l’obtiendra, mais ne le saura jamais, car il meurt avant que la nouvelle ne lui parvienne. On dit que la tête de Goliath est un autoportrait. Comparé à l’œuvre précédente, le coup de pinceau est ici beaucoup plus fluide et la lumière moins brutale. Le corps du jeune David, sa chemise blanche, son épée, servent ici de vecteur[…]

La grande Madone au serpent

Venons-en aux grands chefs-d’œuvre de la salle : ce sont bien sûr les Caravage. La salle en contient 6, sur les 12 que possédait alors le cardinal Borghèse. Un nombre conséquent qui montre bien le grand intérêt qu’il portait à l’artiste. Commençons par le plus grand d’entre eux, la Madone au serpent. La toile se trouve à l’extrémité du mur à notre droite en pénétrant dans la salle. Marie, vêtue de rouge, tient Jésus, complètement nu et lui apprend à écraser la tête du serpent, symbole du Mal. A droite, une femme plus âgée, sainte Anne, mère de Marie et donc grand-mère du Christ, observe la scène. Les personnages sont présentés comme des gens simples à la mise modeste. Ils

La salle du silène

Et maintenant, tournons le dos à la porte par laquelle nous sommes entrés et empruntons la porte qui se trouve dans le mur à notre gauche, afin de nous rendre deux salles plus loin. La première salle que nous traverserons dans sa longueur est appelée « salle égyptienne. » S’y trouvait autrefois la collection d’antiquités égyptiennes, aujourd’hui au Louvre. On y voit toujours, peints sur le plafond et en incrustations de marbre au sol, des motifs d’inspiration égyptienne et des copies de hiéroglyphes. Rendons nous directement dans la salle suivante, dite « salle du silène », où nous pourrons découvrir les magnifiques tableaux du Caravage. Vous y êtes ? Très bien. Au milieu de cette salle, se trouve une sculpture

La salle des gladiateurs

Passons dans la salle suivante, qui nous fait encore découvrir deux œuvres du Bernin. La salle où nous nous trouvons porte le nom de « salle des gladiateurs ». En effet, autrefois, s’y trouvait une belle statue antique de gladiateur, vendue au Louvre en 1807. On y voit aujourd’hui deux œuvres du Bernin. Au centre de la pièce, nous pouvons voir un groupe représentant un jeune homme qui porte un vieillard barbu tenant une petite sculpture. Derrière eux se tient un enfant. Il s’agit du héros troyen Enée fuyant la ville de Troie en flammes. Il porte son vieux père Anchise, et tire derrière lui son fils Ascagne. Le vieil Anchise emporte avec lui les pénates de la famille, c’est-à-dire

La salle d’Hermaphrodite

Passons maintenant dans la petite salle suivante, celle de l’hermaphrodite. Nous voici dans une toute petite salle. Lorsqu’on y entre se trouve, face à nous, une sculpture en marbre blanc de Paros, marbre réputé dans l’Antiquité pour sa blancheur immaculée. La statue représente un personnage couché sur le ventre. Si son corps semble être celui d’une femme, son visage et sa coiffure le démentent. De fait, il s’agit d’un hermaphrodite, être mi-homme mi-femme, qui fascinait aussi l’imaginaire des anciens. Cette sculpture date du premier siècle après Jésus Christ. Elle est sans doute une copie romaine d’un original grec. Pour sa statue d’hermaphrodite, restaurée en son temps par le Bernin, le cardinal Scipion Borghèse avait conçu une armoire de bois. La

L’enlèvement de Proserpine

Mais revenons au centre de la salle des empereurs pour observer maintenant une autre œuvre splendide du Bernin : l’enlèvement de Proserpine. Un homme musculeux et barbu, Pluton, dieu des enfers, emporte la jeune et frêle Proserpine qui eut le malheur de lui plaire. Proserpine est la fille de la déesse Déméter, déesse grecque de la terre et de la fertilité, connue à Rome sous le nom de Cérès. Celle ci, après le rapt de sa fille, intervient auprès de Jupiter, roi des dieux, afin qu’il rende sa liberté à Proserpine. Un compromis sera établi : Proserpine aura le droit de sortir du royaume des enfers 6 mois par an, mais passera les 6 autres mois chez son époux Pluton,

La salle des empereurs

Après avoir pris le temps d’admirer cette œuvre magnifique de maîtrise et de magie, vous pourrez traverser la petite salle suivante, l’ancienne chapelle, pour vous rendre au centre de la grande pièce qui suit : la salle des empereurs. La galerie des empereurs, comme l’indique son nom, est la salle la plus prestigieuse de la villa. Plaçons-nous juste au centre, près de la grande statue de marbre du Bernin, représentant l’enlèvement de Proserpine par le dieu Pluton. Nous y reviendrons dans quelques instants. L’un des côtés de la salle donne sur le jardin par une série de fenêtre. Sur le mur opposé se trouve une porte, qui autrefois restait ouverte, afin d’offrir la perspective sur les jardins, et inversement, sur

L’œuvre de Bernin : « l’Apollon et Daphné »

Nous allons passer dans la salle suivante, mais surtout, n’y pénétrons pas tout à fait. Nous sommes à l’entrée de la salle. Restons près de la porte d’où l’on peut voir, au centre de la pièce, une statue qui aujourd’hui nous fait face, mais qui autrefois était positionnée de façon à nous tourner le dos. Nous allons, grâce à elle, comprendre ce qu’est le mouvement baroque imposé au visiteur. Mais écoutons d’abord l’histoire de cette œuvre, « l’Apollon et Daphné », réalisé par le Bernin alors qu’il avait environ 24 ans. D’ici, nous ne voyons que le dos d’Apollon, et nous devinons devant lui, une femme : Daphné. Restons ici pour l’instant. La mythologie gréco-romaine nous raconte comment Apollon, dieu

La statue de David

Passons maintenant dans la salle suivante, en empruntant la porte à droite derrière la statue de Pauline. Nous voici dans la salle dite «du soleil». Chaque salle de cette galerie porte un nom, le plus souvent lié à la peinture qui en décore le plafond. Ici, la fresque du 18e siècle représente le mythe de Phaéton, fils du soleil, qui voulut conduire le char de son père. Mais, inexpérimenté, il faillit embraser le monde, et Jupiter, dieu des dieux, dans sa colère, le foudroya. C’est cette scène qui est évoquée dans la composition ovale, au centre du plafond. Mais l’œuvre maîtresse de la salle se trouve en son milieu. C’est la fameuse statue du David, due au ciseau de celui

La statue de Pauline Borguèse

Passons à présent dans la salle suivante. Nous voici dans la deuxième salle, dite « salle du vase. » Autrefois s’y trouvait en effet un grand vase antique, aujourd’hui au Louvre. Le joyau de cette salle est la statue isolée au milieu de la pièce. Il s’agit de la fameuse « pauline Borghèse », œuvre néo-classique, sculptée entre 1805 et 1808 par le sculpteur Antonio Canova. Toute de marbre blanc, Pauline Bonaparte, sœur de l’empereur Napoléon, et épouse du prince Camille Borghèse, est allongée sur un sofa. Comme elle tient une pomme en main, elle évoque la figure de la déesse romaine Vénus, déesse de la beauté. Alors pourquoi une pomme aux mains de Vénus ? Et bien la mythologie

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