Rome

La Piazza Colonna

Tout d’abord, un aperçu de ce que nous voyons sur la Piazza Colonna. Il y a bien sûr cette grande colonne, la colonne votive de l’empereur Marc Aurèle, dont nous parlerons dans quelques instants. En faisant face à la colonne, nous avons à notre gauche le fameux Palais Chigi, du 16ème siècle. Il abrite aujourd’hui le conseil des ministres. Au bout de la place, derrière la colonne de Marc Aurèle, passe une grande rue commerçante. C’est le fameux Corso, l’une des plus célèbres artères de la ville. Sur le Corso, face à nous, les célèbres galeries Colonna, célèbres galeries commerçantes. Mais approchons-nous de la colonne. Elle contenait autrefois une urne renfermant les cendres de l’empereur Marc Aurèle. Haute de 29[…]

La place Piazza di Montecitorio

Gagnons maintenant, la piazza di Montecitorio qui se trouve à proximité. Pour cela revenons sur nos pas, en reprenant la Via dei Pastini. Sur la via Pastini, après 20 mètres, prenons à droite la Via della Guglia, qui débouche plus loin dans la Via in Aquiro. A cet endroit, face à nous, s’élève un obélisque qui occupe le centre de la Piazza di Montecitorio. Rendons-nous au centre de cette place. Dans l’Antiquité, c’est ici qu’avait lieu la crémation des corps des empereurs morts. L’obélisque que nous voyons ici provient d’Héliopolis, en Egypte. Il date du 6ème siècle avant notre ère. Il fut amené à Rome en 10 avant Jésus-Christ par Auguste, le premier empereur, et fut dressé sur le Champs

La place Piazza di Pietra

Une petite centaine de mètres plus loin, nous débouchons sur une petite place, la Piazza di Pietra. Quand nous arrivons, nous voyons que tout le côté droit de cette place Di Pietra est bordé par les restes d’un temple antique, dont les grandes colonnes de marbre blanc sont intégrées à la façade d’un bâtiment plus moderne. Il s’agit d’un ancien temple consacré à l’empereur Hadrien. Comme la plupart des empereurs, il fut divinisé après sa mort. Construit sur l’ordre de son fils, l’empereur Antonin le Pieux, le temple fut consacré en 145 après Jésus-Christ. Le bâtiment moderne dans lequel sont enchâssées les colonnes est le palais de la Bourse. D’autres restes de ce temple sont visibles au musée du Capitole.

L’église Sant’ Igniazio

Cette église jésuite était à l’origine la chapelle du Collège romain, c’est-à-dire la chapelle de l’université jésuite créée à Rome. C’est à l’intérieur que nous découvrirons l’une des œuvres les plus fascinantes de la ville. Pour la découvrir, entrons dans l’église. Nous découvrons une nef d’un volume assez semblable à celle du Gesù. Comme vous le voyez, cette nef est large et l’autel pour célébrer la messe est visible par les fidèles. Elle répond donc, comme au Gésu, aux critères voulus par le concile de Trente. Toutefois, ce n’est pas sa structure qui a fait la réputation de cette église mais surtout son plafond. Cette voûte est peinte en trompe l’œil, peinture qui tente de donner l’illusion de la réalité.

La Place Sant’Igniazio

Sur la place Sant’Ignazio, plaçons-nous sur les marches de l’église, en tournant le dos à sa façade. Devant-nous s’étend la petite place, véritable chef-d’œuvre tout en courbes et contre-courbes légères. C’est ce qu’on appelle le « rococo », art galant et raffiné du 18ème siècle. On en trouve peu d’exemples à Rome qui restera toujours plus fidèle au classicisme et à la pompe baroque. Revenons à la place Saint Ignace. Elle fut dessinée en 1728 par l’architecte napolitain Philippo Raguzzini. Il s’agit d’un des espaces les mieux réussis de la ville. Sur une surface très réduite, tout en conservant l’intimité du lieu, l’architecte réussit à donner l’impression d’un espace relativement grand. Dans la réalisation, Raguzzini devait tenir compte de la

Les murs et ses décorations

Observons maintenant les décorations des murs. Lorsque nous tournons le dos à la porte d’entrée, une grande niche à arcade en arc de cercle s’ouvre devant nous. Elle est encadrée par deux colonnes de « pavonazzetto », un marbre veiné de violet, provenant de Turquie. Cette grande niche contient aujourd’hui l’autel principal de l’église. D’autres niches, alternativement rectangulaire ou semi-circulaires, s’ouvrent le long des murs. Les colonnes sont de marbre jaune venu, lui, de Tunisie. L’empire romain, dans son souci d’afficher sa magnificence, faisait venir les plus beaux matériaux de toutes ses provinces. Ces niches sont transformées en chapelles, mais, à l’origine, elles contenaient des statues de divinités antiques. La partie haute du mur présente un décor formé essentiellement de

Le portique du Panthéon

Mais portons notre attention sur le portique du Panthéon. Le Panthéon est l’un des rares temples de la ville à avoir résisté aux destructions des barbares et des siècles. Tant mieux, car il est sans doute l’un des plus impressionnants monuments de Rome, et certainement l’une des plus belles expressions encore visibles du génie constructeur romain. Depuis le Moyen Age, Panthéon est transformé en église, sous le nom de Sainte-Marie-des-Martyrs. Mais à l’origine, il s’agissait d’un temple dédié à tous les dieux, d’où le nom de « panthéon». En grec, « pan-théôn » signifie « tous les dieux». Sa taille et les matériaux employés, devaient manifester la toute puissance de Rome. Parlons de son histoire. Son origine remonte à la

La Piazza Rotonda

Continuons la Via della Minerva. Elle nous mène directement à la Piazza Rotonda, l’un des lieux les plus célèbres et les plus fréquentés de Rome. Au milieu de cette place s’élève une fontaine où s’intègre le second obélisque du temple d’Isis, déjà mentionné. Plaçons-nous à côté de cette fontaine. C’est sur cette petite place que s’ouvre l’immense portique à colonnes du Panthéon, que nous observons ici de face. Cette place ainsi qu’une partie du quartier à notre droite, était, à l’époque de la Rome antique et républicaine, un lieu essentiel de la vie politique. C’était une grande place rectangulaire destinée à recevoir les assemblées électorales du peuple romain. Il est arrivé que s’y produisent des échauffourées, péripéties classiques entre les

La tombe de Fra Giovani da Fiesole

Plaçons-nous à nouveau au pied de la statue du Christ de Michel Ange, en regardant en direction du chœur. Sur la gauche, juste à côté du Christ, un couloir part vers une porte secondaire, parallèlement au chœur de l’église. Juste à l’entrée de ce couloir, une pierre tombale est posée sur le sol. Allons voir ! Il s’agit de la tombe du célèbre Fra Giovani da Fiesole, plus connu sous le nom de Fra Angelico, moine dominicain du couvent de Fiesole, à Florence. Le surnom de Fra Angelico lui vient de sa dextérité gracieuse pour représenter les Anges, mais aussi du caractère angélique et mystique du visage de ses personnages. Ce peintre du 15ème siècle, figure majeure de l’art Florentin

La statue du Christ de Michel Ange

A gauche de l’entrée du chœur se dresse une grande statue de marbre blanc représentant le Christ ressuscité. Elle fut sculptée par Michel Ange, en 1514. Voyez comme cette œuvre est fortement inspirée des sculptures de l’Antiquité romaine. Regardez les proportions des membres : elles sont parfaites. Regardez la musculature. Le muscle n’est ni trop volumineux, ni trop noueux. Bref, la musculature est mise en valeur sans être exagérée. Regardez le visage du Christ maintenant : il est sans défaut, calme, dénué d’expression. On a l’impression que l’homme sculpté a l’agréable conviction d’être dans le beau, et qu’en plus, il le porte en toute modestie. Tous ces éléments sont des caractéristiques directement reprises des sculptures de nus antiques. La nudité

Scroll to Top