Rome

L’église Saint Anselme

Il y a tout de même ici une petite curiosité à voir. Le grand portail de la propriété, à droite de la place, au numéro 3, possède un bien intéressant trou de serrure. Nous vous invitons à être indiscret, et à aller y jeter un œil. Vous découvrirez alors une vue célèbre sur la coupole de la basilique Saint-Pierre, qui semble flotter au-delà des feuillages verts du parc. Revenons au centre de la place. Lorsque nous tournons le dos à la via Santa Sabina, par laquelle nous sommes arrivés, nous voyons s’élever à droite, la haute église de Sant Anselmo. Il s’agit du grand couvent bénédictin de Rome. Le couvent n’est pas très ancien, et fut construit seulement en 1900.[…]

La Place des Chevaliers de Malte

Nous allons maintenant ressortir et retraverser la cour pour nous retrouver dans la rue. Une fois revenu sur la place Sant Alessio, continuez votre promenade en partant vers la droite. Après une cinquantaine de mètres à nouveau, nous arriverons alors sur une curieuse place entourée de murs : la place des chevaliers de Malte. Nous voici sur la place des Chevaliers de Malte. La place est entièrement entourée de murs, ornés de trophées, dans lesquels on distingue régulièrement une croix à huit branches : la croix de Malte, dont chacune des pointes représente une des Béatitudes. Les Béatitudes sont les promesses de bonheur faites par le Christ à la foule lors du discours sur la montagne, évoqué dans les évangiles.

L’église Saint Alexis

Nous voici à nouveau sur la place. Derrière nous se trouve l’église, et face à nous passe la Via Santa Sabina. Nous vous invitons à la prendre vers la droite, afin de mieux découvrir les charmes de l’Aventin. Après une centaine de mètres, vous arriverez sur une autre petite place, la Piazza Sant Alessio. Là sur la droite, au numéro 23, s’ouvre le portail de la cour de l’église Santa Alessio. Vous entrerez dans cette cour, où nous vous attendrons. Nous voici dans la cour, ou atrium, de l’église Sant Alessio, ou Saint-Alexis. L’origine de l’église est aussi paléochrétienne, puisqu’elle remonterait au 4ème siècle. Mais l’édifice que nous voyons ici fut reconstruit au 13ème siècle, et surtout entièrement remanié au

Le cloître du couvent

Repassons maintenant la porte pour nous retrouver dans le hall. Au bout de ce hall, à notre gauche quand nous sortons de la nef, se trouve la porte de sortie vers la place. Mais avant de quitter l’édifice par là, prenons plutôt d’abord la porte qui se trouve à notre droite. Elle nous mènera dans le cloître du couvent, au style roman très épuré. Ce cloître fut sans doute édifié sur l’ordre de saint Dominique lui-même, au début du 13ème siècle. Il est d’une extrême simplicité. C’est un petit havre de paix, dont nous profiterons un instant avant de continuer notre promenade. Comme nous l’avons dit au début de la promenade, l’Aventin est un lieu de calme, peuplé de couvents

La sainte Catherine de Sienne

Maintenant, faisons face à l’abside et rendons-nous dans la nef latérale de gauche. Là, un grand arc de marbre brun orangé ouvre sur une chapelle secondaire, dédiée à sainte Catherine de Sienne. Nous vous y attendons. Catherine de Sienne, religieuse dominicaine, vécut au 14ème siècle. Célèbre par ses extases mystiques, ses révélations et ses écrits, elle est considérée comme une figure majeure de l’Eglise. De nombreux souverains et papes lui demandaient ses judicieux conseils, qui permirent souvent de régler des situations parfois difficiles. Catherine de Sienne est enterrée à l’église Santa Maria sopra Minerva, dans le quartier de Champs de Mars, à découvrir au cours d’une autre promenade. La chapelle que nous voyons ici fut décorée en 1671, et son

La basilique de Sainte Sabine

Pénétrons maintenant dans la nef elle-même. Celle-ci s’étend devant nous dans toute sa majesté, bordée des deux côtés par une rangée de colonnes en marbre de Paros, aux proportions magnifiques. Ces colonnes proviennent d’un temple antique qui s’élevait à proximité, et sont un exemple parfait de l’équilibre classique recherché dans l’architecture romaine. Regardez les chapiteaux au sommet de ces colonnes : ils sont décorés de petites feuilles frisées. Ce sont donc des chapiteaux corinthiens. Regardons à leur sommet toujours, les colonnes sont reliées entre elles par des arcs semi-circulaires en maçonnerie. Ces arcs sont recouverts de parures de marbre représentant un faux mur de pierres et des motifs géométriques. Entre les arcades, nous voyons des motifs stylisés en pierres colorées,

Les différentes portes

Quittons maintenant le parc en le retraversant par où nous sommes venus, repassons la grille d’entrée, et traversons la place Pietro d’Illiria. Nous gagnons alors le porche de l’église, qui se trouve à l’autre bout. Ce portique, par lequel nous pénétrons dans l’édifice, ne remonte qu’au 15ème siècle. Il donne accès à un large hall dont les murs sont ornés de multiples morceaux de marbre et inscriptions antiques, païennes et chrétiennes. Elles ont été récupérées lors de fouilles ou de trouvailles accidentelles dans les alentours. Nous y voyons aussi des fragments de sculptures antiques. Lorsque nous avançons dans ce hall, le mur qui se trouve à notre droite est celui de la façade de l’église. Les portes qui s’y ouvrent

L’histoire des dominicains

Contre l’église, à l’emplacement du parc où nous nous trouvons, s’élevait au Moyen Age une forteresse. Au 10ème siècle, ce château appartenait à la famille noble des Savelli. En 1222, le pape Honoré 3, de la famille Savelli, reçut ici saint Dominique et ses frères, qui lui présentèrent la règle de leur nouvel ordre : l’ordre des dominicains. La règle fut acceptée par le pape, et les dominicains reçurent en cadeau la basilique Sainte-Sabine, qui deviendra, jusqu’à ce jour, leur procure. La procure, c’est le lieu où se trouve leur supérieur général, le procureur. Le vieux château servira de couvent aux religieux, avant que de nouveaux bâtiments ne soient édifiés. De nombreuses célébrités de l’ordre de saint Dominique séjourneront ici,

L’histoire de l’Aventin et la Basilique Sainte Sabine

Tenons-nous sur la place Pietro d’Illiria, dos à la via Santa Sabina. Nous regardons donc vers l’église. A notre droite s’ouvre la grille d’accès au parc Savello. C’est là que nous nous rendrons d’abord. Après avoir franchi la grille, gagnons le fond de ce petit jardin où nous vous attendons. Là s’ouvre la vue sur Rome, avec ses collines et les nombreuses tours et coupoles de ses églises. A nos pieds coule le Tibre, et juste face à nous, de l’autre côté du fleuve, s’étend le très populaire quartier de Trastévère. Le nom de ce quartier vient du latin « trans- tevere », « au-delà du Tibre». Il fera l’objet d’une autre visite. En tournant le dos à la vue,

Aventin et Basilique Sainte Sabine : introduction

La colline de l’Aventin est peu fréquentée par les touristes. Elle est peuplée de couvents, de jardins paisibles, et d’habitations privées, dans un calme quasi rural. Il en émane un charme purement romain. Ici, le bruit et les embarras de la vie urbaine s’éloignent pour un moment. Au sommet de la colline, le parc Savello, nous offrira l’un des plus beaux panoramas qui soient sur la ville. Et, à coté, nous découvrirons la charmante basilique Sainte-Sabine, l’une des plus vieilles de Rome. Son architecture simple, lumineuse et harmonieuse abrite une des plus anciennes représentations de la crucifixion ainsi que des portes en bois sculpté du 5ème siècle. La basilique occupe tout un côté de la petite Piazza Pietro d’Illiria. Et

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