Rome

Histoire des Jubilés

Montons maintenant l’escalier et pénétrons dans le porche par la porte centrale. Ici, les vantaux, c’est à dire les battants, de la porte centrale furent placés lors du jubilé de 1950 et sont l’œuvre de Ludovico Pogliaghi, un grand sculpteur italien du 20ème siècle. Dans le porche, à droite, vous voyez la grande statue de bronze du roi d’Espagne Philippe 4, grand bienfaiteur de la basilique. Face à nous, une série de portes. Celle qui se trouve tout à fait à gauche est la « Porte Sainte », présente dans toutes les grandes basiliques romaines. Elle n’est ouverte que tous les 25 ans, pour les « Années saintes » ou Jubilés. Qu’est-ce qu’un Jubilé ? Le mot « jubilé »[…]

Les mosaïques de la façade médiévales

Approchons-nous et, entre les arches situées au 1er étage, essayons de voir les mosaïques de la façade médiévales. Pour les voir de plus près, il est nécessaire de prendre rendez-vous. Les rendez-vous sont pris dans la salle, à l’intérieur de l’église, où sont vendues les cartes postales et autres souvenirs. Cette œuvre fut exécutée au 12ème siècle. Elle est partagée horizontalement en deux parties. D’où nous sommes, nous ne pourrons apercevoir que la partie supérieure. Au dessus de la fenêtre centrale, la partie supérieure présente le Christ trônant, un livre à la main, sur le fond bleu étoilé du firmament. Sous le marchepied de son trône, les mots latins « Philipp. Resuti fecit hoc opus », ce qui signifie «Filippo

Sainte-Marie Majeure et son ensemble

Nous pouvons maintenant commencer la visite du bâtiment. Levons-nous, et faisons face à la façade de la basilique. De là où nous sommes, l’ensemble de la construction nous apparaît bien équilibré, avec sa façade à arcades encadrée par deux bâtiments très sobres et sa tour médiévale, sur la droite. Ce clocher, ou campanile, remonte au 14ème siècle. Il fut construit sur les bases d’un campanile roman. Sur ses briques rouges se détachent ça et là des motifs de faïence colorée, typiques des campaniles romains depuis l’époque romane. La façade de la basilique, bien coincée entre ses deux palais latéraux, ne date que du 18ème siècle. Elle recouvre en réalité la façade médiévale. Elle est particulièrement majestueuse, et est dominée par

Définition de la basilique

Le Pape Sixte 3 fit ériger l’église entre 432 et 440, c’est-à-dire au lendemain du concile d’Ephèse ! Au point le plus élevé de la ville ! Sainte-Marie Majeure est bel et bien pensée et construite pour consacrer le culte de la Vierge et annoncer la victoire de Rome sur Nestor. Les empereurs romains construisaient des arcs de triomphe après une campagne victorieuse. Et pour les papes, c’était des églises. C’est aussi pourquoi Sainte-Marie Majeure porte le titre honorifique de «basilique». Alors qu’est ce que c’est qu’une basilique ? A l’origine, le mot « basilique » vient du mot grec « basilikos », qui signifie « royal». Dans la Rome païenne de l’Antiquité, une « basilica » n’avait donc rien

Ephèse

Pour comprendre l’importance essentielle de cette église dans l’histoire, faisons un petit détour par l’Orient, et plus particulièrement par la ville d’Ephèse, aujourd’hui en Turquie. A Ephèse eut lieu, en 431, un célèbres concile, ou assemblée de l’église. Le Concile d’Éphèse vit s’affronter deux thèses sur la vierge Marie. Disons qu’il y avait d’une part, ceux qui pensaient que dans le Christ, il y avait deux personnes bien distinctes : un homme et Dieu. A la tête des tenants de cette position on trouvait Nestor, le patriarche de Constantinople. Pour lui, Marie n’était que la mère de l’homme en Jésus et nom celle de Dieu. En revanche, pour l’autre camp, mené par le pape, le Christ était à la fois

Les origines de l’église

Revenons maintenant à l’église. Et entrons de plain-pied dans la légende, telle qu’elle est racontée depuis le 13ème siècle : Par une chaude nuit d’été, le 4 août de l’an 358, la Vierge apparut au pape Libère. Au même moment, elle apparaissait aussi à un riche chevalier romain du nom de Giovanni, ainsi qu’à son épouse. Ce couple qui ne pouvait avoir d’enfants avait l’intention de céder ses terres à l’Eglise. La vierge demanda à chacun d’édifier une église qui lui serait consacrée à l’endroit exact où elle ferait tomber la neige. Au matin, malgré l’été, le sommet du Cispio était tout blanc. Le pape et Giovanni s’y rendirent. Le chevalier donna le terrain dont il était propriétaire et le

À propos du quartier de la basilique

Avant de pénétrer dans la basilique, faisons un point sur le quartier où nous nous trouvons et sur son histoire. Pour cela, prenons le temps de nous asseoir un instant, peut-être sur les marches de la fontaine au pied de la colonne de la Vierge ? Ici, nous sommes sur le Cispio, qui est le sommet le plus élevé de la colline de l’Esquilin, l’une des sept collines de la Rome antique. A l’époque de la construction de Sainte-Marie Majeure, le quartier était assez déserté, ce qui permettait à l’église de dominer la ville. C’était bien sûr volontaire, la construction de l’église était une affirmation du culte de la Vierge. Nous y reviendrons plus tard. Dans l’Antiquité, tout ce quartier,

Sainte-Marie Majeure : introduction

La basilique Sainte-Marie Majeure se trouve sur la Piazza Santa Maria Maggiore. C’est l’un des monuments les plus importants dans l’histoire de l’Eglise. En effet, elle est la première église de l’histoire consacrée à la Vierge. Elle fut construite dès le 4ème siècle. En outre, Sainte-Marie Majeure est célèbre par les mosaïques qui en décorent l’intérieur, considérées comme des témoignages parmi les plus précieux de l’art paléochrétien, c’est-à-dire des origines du christianisme. Le terme « Paléochrétien », qui littéralement veut dire « chrétien archaïque », désigne tout ce qui concerne les premiers siècles de l’histoire de l’église. Tenons-nous sur la place, au pied de la grande colonne isolée sur son socle, qui fait face à l’église. Et bien déjà là,

Fin de la promenade Aventine

Nous allons maintenant terminer notre promenade aventine et vous proposons de redescendre vers le Tibre. Pour cela, étant dos à l’église, prenons sur notre droite la Via di Santa Prisca, jusqu’à une petite place triangulaire, qui se trouve 100 mètres plus loin. Elle porte le nom de Largo Arrigo Sette. Nous sommes sur le Largo Arrigo Sette. Là, nous prendrons à gauche la Via Eufemiana, puis tout de suite à droite, la Via di Sant Alberto Magno. Nous déboucherons ensuite sur la Via Santa Sabina. Nous voici à nouveau Via Santa Sabina. Sur notre gauche, nous voyons l’église Sainte-Sabine. Mais pour redescendre vers les rives du Tibre, nous allons reprendre la Via Santa Sabina vers la droite, puis tout de

Les rues de l’Aventin

Lorsque vous quitterez l’abbaye, nous nous retrouverons à la sortie de son parc, dans la rue. Nous vous proposons de continuer à flâner dans les rues de l’Aventin et d’aller jusqu’à l’église Santa Prisca, un des plus vieux lieux chrétiens de l’Aventin. Nous y verrons en outre des fonts baptismaux supposés avoir été utilisés par saint Pierre. C’est une promenade d’une vingtaine de minutes. Pour cela, à la sortie du couvent, prenons directement à droite, et descendons la rue jusqu’à la Piazza Sant Anselmo. Là, nous prendrons la via di San Domenico qui se trouve à gauche lorsqu’on arrive sur la place Sant Anselmo. Nous la prendrons jusqu’au bout. C’est une Rome plus intime que nous allons traverser, que l’écrivain

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