Rome

La belle icône de la Vierge à fond d’or

Au milieu du grand retable de l’autel, c’est-à-dire la partie de mur décorée au dessus de l’autel, une belle icône de la Vierge à fond d’or. Comme sur toutes les icônes, la Vierge y est représentée de face, tenant l’enfant Jésus dans ses bras. La légende l’attribue directement à saint Luc, censé avoir fait le portrait de la Vierge. C’est la raison pour laquelle le saint est, depuis des siècles, le patron des artistes. Alors pourquoi cette légende ? Des quatre évangélistes, Saint Luc est celui qui parle le plus de la naissance du Christ donc de la vie de la Vierge. La tradition a fait de lui le biographe de la Vierge. De là à en faire son portraitiste,[…]

La Chapelle Pauline

Sortons de la Chapelle Sixtine et traversons l’église en largeur pour nous rendre en face dans la chapelle Pauline. Elle appartenait à la grande famille des Borghèse, dont le pape Paul 5 était issu. C’est bien sur, vous l’aurez deviné, de Paul 5 que vient le nom de « chapelle Pauline », et non pas d’une célèbre Pauline également enterrée dans la crypte de cette chapelle. C’est en effet ici que se trouve la tombe de Pauline Bonaparte. La sœur de l’empereur Napoléon premier, avait de fait épousé en seconde noce le prince Camillo Borghèse, d’où sa présence ici. Son souvenir est très présent dans le musée de la villa Borghèse, notamment grâce à la très célèbre statue qui la

Les deux grandes Chapelles Sixtine et Pauline

Intéressons-nous à présent aux deux grandes Chapelles Sixtine et Pauline, mentionnées plus tôt. Commençons par nous rendre dans la Sixtine qui, lorsque nous regardons vers l’abside, se trouve à notre gauche. Nous voici au cœur de cette chapelle Sixtine conçue en 1587 par Domenico Fontana, le grand architecte urbaniste de Sixte Quint. Son plan a la forme d’un carré, flanqué de quatre bras de taille égale. C’est ce qu’on appelle un plan en croix grecque. Elle est couverte d’une coupole. Et comme vous le voyez, le tambour, c’est-à-dire la partie cylindrique de la coupole, est percé de fenêtres. Ceci permet un éclairage direct de la chapelle par le centre. Les murs sont recouverts de marbres de différentes couleurs. Ces morceaux

La voûte de l’abside

Il nous reste à observer la voûte de l’abside, en grande partie cachée par l’immense baldaquin. Pour cela, avançons nous jusqu’à l’entrée de l’abside, en nous plaçant un peu sur le côté, pour avoir la meilleure vue possible. Sachez que ce type de voûte en quart de sphère est nommé « cul-de-four». Elle est décorée d’une splendide mosaïque de la fin du 13ème siècle, représentant le couronnement de Marie par le Christ. Elle fut réalisée par le mosaïste Jacopo Torriti, qui s’inspira peut-être d’une mosaïque plus ancienne aujourd’hui disparue. Regardez bien cette œuvre, qui peut être considérée comme une des œuvres figuratives les plus Puissantes du 13ème siècle romain. La Vierge occupe le centre de la composition, couronnée par le

Les mosaïques de l’arc triomphal

Regagnons le devant de l’abside pour observer les mosaïques de l’arc triomphal, qui surmonte le grand baldaquin du maître autel. Nous sommes à nouveau devant la balustrade fermant l’abside. Regardez au sommet de l’abside, juste au centre de l’arc triomphal : Vous y voyez le trône de Dieu, marqué d’une croix, et riche de magnifiques détails parfaitement conservés. On y voit des pierres précieuses, ainsi qu’un rouleau du Livre de l’Apocalypse, qui évoque la fin du monde et le jugement de Dieu. Le trône de Dieu est vide, Dieu était souvent considéré comme irreprésentable. Ce trône est entouré à droite et à gauche par deux hommes debout, vêtus de blanc. C’est saint Pierre et saint Paul, initiateurs de l’Eglise de

Le cycle de Moïse

Allons voir maintenant le cycle de Moïse. Il se trouve sur notre gauche quand nous regardons vers les portes d’entrée. Une scène très animée, à la 4ème travée depuis l’abside, présente le passage de la mer rouge par le peuple juif. Observons. A gauche, Moïse et le peuple juifs ont déjà franchi la mer. Au premier plan, Moïse, vêtu d’une toge à la romaine et armé du bâton qu’on lui associe traditionnellement, fait un geste pour refermer les eaux. Derrière lui sont étagés les visages des hommes et femmes du peuple juif. Sur la droite du tableau, dans un grand hérissement de lances, l’armée du pharaon se lance à la poursuite des Juifs. Au milieu, la mer s’est déjà refermée.

La Nef centrale

Revenons maintenant dans la nef centrale, puis avançons jusqu’à l’entrée de l’abside. Arrêtons-nous à la balustrade courbe qui en ferme l’accès. Tout en avançant, nous observerons déjà à droite et à gauche, au-dessus des arcades de la nef centrale, les magnifiques mosaïques du 5e siècle. Nous voici donc face au maître autel et à son grand baldaquin de porphyre rouge. Regardons à présent devant l’abside, une chapelle est creusée dans le sol de la nef. C’est la Chapelle dite de la Confession, réalisée en 1864 sous le Pontificat de Pie 9. Nous y voyons sa statue en marbre blanc, assez froide il faut l’avouer. Pie 9 est sans doute le pape le plus important du 19ème siècle, ne serait-ce que

Le Baptistère

Avant d’avancer, nous vous invitons à vous rendre dans la nef latérale qui se trouve à droite. Là s’ouvre une première chapelle, le baptistère, organisée autour d’une grande cuve en porphyre rouge. Nous sommes dans le baptistère. La grande vasque en porphyre pour les fonts baptismaux ne date que de 1825. On la doit à Guiseppe Valadier, architecte urbaniste très important à Rome au début du 19e siècle. Au fond de la chapelle, un grand relief en marbre représente l’Assomption de la Vierge. De composition assez classique, il est l’œuvre de Pietro Bernini, le père du fameux Gian Lorenzo Bernini, mieux connu sous le nom du Bernin. Rien de comparable certainement avec l’œuvre grandiose de son génial fils, mais ce

Le sol et le plafond

Voilà, nous avons ainsi, dans un premier regard, saisi la structure de l’édifice. Attachons-nous maintenant à sa décoration. Deux choses frappent lorsqu’on y pénètre : le sol et le plafond. Le sol est recouvert d’un beau pavement du 12ème siècle. Il est caractéristique de la région de Rome à l’époque romane, formés de motifs géométriques généralement centrés autour de motifs circulaires. Ce type de décor est dit « cosmatesque », du nom de la famille Cosmati, l’une des grandes familles de marbriers romains à l’origine de ce type de décor. Levons maintenant les yeux vers le plafond. Il date de la fin du 15e siècle et est décoré de caissons carrés. La tradition veut que l’or en ait été donné

La structure de l’église

Juste après être entrés, arrêtons-nous, dos à la porte, et contemplons. L’espace est immense: plus de 86 mètres de long et plus de 18 mètres de haut ! Le décor a été très souvent retravaillé au fil des siècles. Les restaurations les plus radicales ont été réalisées à la demande du pape Benoît 14. Celui-ci, officiellement du moins, semblait peu satisfait des travaux, puisqu’il comparait l’église à une salle de danse. Mais, cette restauration fut en réalité un compromis savant entre les formes originelles de l’église et les différents ajouts qui y ont été faits au cours du temps. De l’origine sont surtout visibles le plan de l’église, et les magnifiques mosaïques au-dessous des fenêtres latérales. Le plan de cette

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